En vieillissant, il n’est pas rare de voir apparaître toutes sortes de conditions médicales. De la faiblesse musculaire à la perte progressive de mémoire, nombreuses sont les pathologies rencontrées.

Et parmi celles-ci, l’incontinence urinaire n’est peut-être pas la plus grave, mais peut-être l’une des plus gênantes.

Ainsi, il est important de s’informer à ce propos et de connaître à la fois les causes, les conséquences, mais aussi les traitements possibles de cette condition. Faisons donc le tour de la question ensemble.

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire, et qui touche-t-elle ?

L’incontinence urinaire se définit par la perte involontaire d’urine, due à un relâchement du périnée. Il en existe différents types, mais les plus courants sont ceux d’effort et d’impériosité.

L’incontinence d’effort apparaît lors d’une pression trop forte sur l’abdomen, bien que minime, comme lors de la pratique d’un sport, lorsque l’on rit, que l’on saute ou lors du transport d’objets un peu plus lourds, par exemple. Elle peut survenir suite à une grossesse, à la ménopause ou à la suite d’un traumatisme chirurgical.

La deuxième forme d’incontinence la plus répandue est l’incontinence par impériosité, qui réside dans le besoin soudain d’aller uriner avec généralement un grand volume de perte d’urine.

Elle peut être causée par une grossesse, un accouchement ou par des maladies neurologiques, comme la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson.

Contrairement aux croyances habituelles, cette pathologie touche les femmes comme les hommes, et les jeunes comme les seniors, bien qu’ils soient les plus touchés. En France, plus de 3 millions de personnes souffrent des troubles occasionnés par la pathologie.

Chez les seniors, en moyenne 1/3 des femmes entre 70 et 75 ans et près de 7 % des hommes de plus de 65 ans en seraient affectées.

Les chiffres restent néanmoins difficiles à analyser puisque la majorité des personnes touchées décide de ne pas consulter.

Quelles sont les conséquences de l’incontinence urinaire ?

Pour les seniors, l’incontinence urinaire peut avoir un impact social négatif avec de graves conséquences sur leur quotidien. Ils les perçoivent souvent comme un tabou, et préfèrent rester chez eux plutôt que de subir une situation gênante dans un lieu public.

L’impression de ne plus pouvoir maîtriser une fonction vitale peut donner le sentiment de dépérir et de ne plus être indépendant, un cap parfois difficile à accepter pour ces personnes âgées.

Dans certains cas, l’incontinence peut mener à la dépression, qui touche aujourd’hui entre 15 et 20% des personnes âgées touchées. Tristesse, fatigue, trouble du sommeil et de l’appétit, ainsi que perte d’intérêt pour le présent, ce sont autant de symptômes récurrents dans ces situations.

Ils ne peuvent pas être pris à la légère et doivent permettre d’alerter les proches pour qu’ils trouvent des solutions et ouvrent le dialogue sur une pathologie encore trop souvent perçue comme taboue.

Prévention de l’incontinence urinaire

Il est nécessaire d’avoir une bonne hygiène de vie pour prévenir des troubles urinaires. Cela commence par la prise de bonnes habitudes au quotidien, et cela dès le plus jeune âge.

L’alimentation est la première clé, puisqu’une alimentation saine pourra éviter un surpoids et des constipations, qui sont souvent liés au développement des incontinences.

Il est également vivement recommandé de réduire la consommation de boissons qui donnent envie d’uriner, comme l’alcool, le café ou le thé.

Enfin, la pratique d’une activité sportive régulière est primordiale pour muscler son périnée, en évitant ou limitant les sports qui provoquent des coups, comme l’équitation ou la course à pied, par exemple.

Pour aller plus loin sur les options de prévention, notamment la réeducation périnéale, consultez le site handicapincontinence.fr.

Traitement de l’incontinence

Il existe cependant plusieurs traitements, qu’ils soient naturels, médicaux ou chirurgicaux, pour limiter les incontinences urinaires.

L’une des solutions les plus efficaces reste la rééducation physique avec l’exercice du plancher pelvien.

Il permet de renforcer le périnée et de réduire, voire stopper les incontinences urinaires de type effort. Un entraînement quotidien de 30 minutes peut avoir des résultats très positifs, voir même stopper les troubles urinaires.

Si cette méthode ne s’avère pas efficace, le patient peut avoir recours à des solutions médicamenteuses pour réduire ses inconforts.

Ces derniers sont généralement prescrits pour les cas d’incontinence urinaire mixte, c’est-à-dire pour les personnes ayant des incontinences à la fois d’impériosité, mais aussi d’efforts.

Le traitement est basé sur la prescription d’antispasmodiques qui permettent de contrôler la tonicité de la vessie. Il reste à noter que cette solution médicale peut parfois avoir des effets secondaires gênants pour le patient comme la constipation, les vertiges ou une sécheresse particulière de la bouche.

La dernière solution est le traitement chirurgical, après l’avis d’un gynéco-obstétricien ou d’un urologue. Il existe différentes possibilités selon les gênes rencontrées.

Il peut s’agir de mettre en place des implants de renfort pour supporter l’urètre pendant les efforts physiques ou encore des ballons ajustables pour comprimer celle-ci à sa sortie de la vessie.

Chaque situation est différente et le patient doit avant tout se rendre chez un professionnel de santé pour avoir un avis médical dès que possible.