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En 2007, le taux
d’emploi des 55-64 ans en France dépassait à peine 38%,
là où la moyenne européenne équivalait à
45% (UE des 27), et où dans des pays comme l’Angleterre et les
Etats-Unis ces taux avoisinaient 60%, voire 70% pour le Japon et la Suède.
Ceci contraste avec le taux
d’emploi des 25-54 ans qui en France demeure comparable à celui
d’économies comme les Etats-Unis.
Ce constat reflète
la forte progression des taux de sortie de l’emploi pour les plus de 55
ans en France à partir du début des années 1980, progression
qui s’est inversée, mais pas suffisamment, depuis une dizaine d’années.
Ce constat renvoie bien entendu à la diminution de l’âge
moyen de sortie d’activité, qui a chuté de deux ans environ
ces vingt dernières années, pour tomber en deçà
de 59 ans, ce qui impacte directement, et indirectement via des effets d’anticipations,
l’emploi des seniors.
La France a fait l’expérience
d’une politique spécifique en matière de protection d’emplois
des seniors, avec tout d’abord l’instauration dès 1987 du
dispositif Delalande, qui consiste dans sa mouture initiale à surtaxer
les licenciements de personnes de plus de 55 ans1. Les gouvernements ont ensuite
tergiversé en proposant différentes modifications de ce dispositif.
Sa disparition pure et simple est définitivement programmée à
l’horizon 2010. Les effets pervers de ce système sont en effet
bien connus : baisse des embauches et incitations à anticiper certains
licenciements. Le CDD senior censé lui succéder, mis en place
en août 2006, vise pour sa part à stimuler les embauches de seniors
; il n’a pas lui non plus rencontré
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