Selon un rapport élaboré par Alain Vasselle (UMP)
et Bernard Cazeau (PS), le système suédois constitue "la
plus ambitieuse et la plus originale des réformes de l'assurance vieillesse
menée en Europe depuis les années 1980" et fait l'objet en
Suède "d'un consensus national entre toutes les grandes forces politiques
et sociales".
"Cette réforme, qui préserve les grands principes
de la répartition et vise à garantir durablement un haut niveau
de prestations, est fondée sur une meilleure prise en compte de l'effort
contributif des assurés sociaux", indique le communiqué.
Elle comporte en outre des "mécanismes automatiques d'équilibrage
incitant prioritairement au recul de l'âge de départ à la
retraite et agissant, dans une moindre mesure sur le taux de progression des
pensions". Il en résulte que "la charge des ajustements financiers
nécessaires cesse d'être systématiquement reportée
sur les générations futures".
Les principaux points du dispositif suédois
A) Chaque assuré social suédois bénéficie désormais
d'un compte individuel. Aux cotisations acquittées pendant toute sa carrière
professionnelle correspond un capital, revalorisé chaque année,
qui sera converti en rente viagère, lors de la liquidation de la pension.
Le niveau de la retraite d'un assuré social dépendra in fine de
trois paramètres : le montant de ce capital, la génération
à laquelle il appartient et l'âge auquel il choisit de liquider
sa pension. L'enregistrement des flux de cotisations ne donne pas lieu à
la constitution d'un véritable capital financier. Le régime de
retraite public continue ainsi à fonctionner suivant les règles
de la répartition : les cotisations encaissées sont utilisées
chaque mois pour financer les pensions des retraités.
B) L'âge légal de départ à la retraite
est laissé à l'appréciation de chaque assuré social
à l'intérieur d'une fourchette comprise entre soixante et un et
soixante-sept ans. Comme en France, une pension garantie, financée par
le budget de l'Etat, assure un niveau minimum de ressources aux assurés
sociaux qui n'ont eu que de très faibles revenus professionnels, voire
aucun.
C) Dans l'hypothèse où les ressources du régime
s'avéreraient insuffisantes pour couvrir le montant des retraites futures,
un mécanisme correcteur, ajouté en 2001, s'enclencherait automatiquement.
L'indice de revalorisation des pensions des retraités, d'une part, et
du capital notionnel accumulé par les cotisants, d'autre part, serait
alors infléchi jusqu'à la restauration des grands équilibres.
Ce régime présente quatre avantages majeurs :
il garantit un équilibre financier pérenne sur la base de taux
de cotisations élevés mais stables, il préserve l'équité
entre les générations, il assure une meilleure transparence de
l'effort contributif des assurés sociaux suédois et il accorde
une pension minimum aux personnes âgées les plus modestes.
Ecrit par YM www.Agevillage.com