Ce que je peux déjà souligner, c’est que
les Baby Boomers et les seniors sont des populations avec lesquelles nous sommes
obligés de travailler car elles représentent un potentiel de plus
en plus important.
Mais nous les travaillons différemment sur Internet ou à la Télévision,
pour des raisons simples : à la TV, une partie importante de nos clients
ont plus de 50 ans. Nous leur expliquons comment le produit fonctionne. Dans
le Téléachat, les présentateurs remplacent le vendeur et
ils expliquent très clairement quels sont les avantages du produit et
pourquoi il faut l’acheter. Il est clair que les Baby Boomers sont, dans
ce cas, une cible privilégiée.
Quels sont vos canaux de distribution ?
Nous avons donc l’émission de téléachat sur M6, la
chaîne M6 boutique 24h/24 qui présente 8h de direct par jours,
les catalogues, le téléphone, Internet et enfin et depuis peu,
les boutiques.
Qu’est ce qui vous a amené à créer des boutiques,
qui sont contraires à le stratégie de la vente à distance ?
D’abord la proximité avec nos clients. C’était une
demande.
Les clients qui regardent la TV, descendent dans la rue et voient des boutiques
M6. S’il n’ont pas franchis le pas de l’achat par téléachat,
la boutique est là pour renforcer le lien avec le client et séduit
la population novice de la vente à distance.
Pensez-vous que c’est parce que certains ont besoin
de voir et de toucher le produit avant d’acheter ?
Pour certains oui bien sur, ça les rassure. La clientèle est la
même en boutiques qu’à la TV.
Pouvez vous nous décrire votre clientèle ?
C’est une cible assez étendue de 30 à 80 ans, dont une grande
partie de plus de 50 ans, en majorité des femmes au foyer ou retraitées.
Nos produits sont donc des produits qui intéressent beaucoup ces populations
là puisque nous proposons surtout des produits de l’univers de
la beauté, de la santé et de la forme.
Pour nous c’est très important de pouvoir séduire cette
cible, en leur expliquant comment fonctionne le produit : nous nous adressons
à une clientèle qui a une certaine maturité et qui n’acceptent
plus la vente « publicitaire », mais sont plutôt
à la recherche d’informations. Cette génération ne
veut pas acheter du mystère.
Notre entrée se situe par le besoin : nous allons
essayons de proposer des produits qui correspondent à leurs besoins.
Entre les Baby Boomers et les seniors il n’y a pas une
grande différence sur le téléachat en terme de comportement
de consommation, parce que la limite c’est le produit.
Avez-vous remarqué que cette population aime
comparer avant d’acheter ?
Dans notre activité, pas forcément. Ce sont plutôt les populations
jeunes qui cherchent à comparer sur Internet pour accéder au meilleur
prix.
Pour les plus de 50 ans sur le téléachat, ils vont plus chercher
à trouver le produit qui va correspondre à leur besoin. Nous établissons
une relation de confiance avec le client. Nous avons d’ailleurs un très
fort taux de fidélisation.
Sur Internet c’est différent. Les populations sont
plus segmentées.
Pensez vous que ce sont des achats d’impulsions
ou des achats réfléchis ?
Je pense qu’il y a les deux…
Nous vendons des produits qui touchent de l’univers de la beauté,
la santé, la forme et il y a beaucoup d’impulsion dans ces secteurs.
La force de conviction que nous donnerons au message peut court-circuiter la
réflexion. Après ce qu’il faut c’est ne pas décevoir,
ça c’est très important.
Vos télé- conseillés rencontrent-ils
des difficultés à dialoguer avec votre clientèle ?
Non car c’est une population avec laquelle nous avons acquis une certaine
expérience, nous avons l’habitude de travailler avec eux et les
gens achètent un produit qui leur été expliqué donc
il n’y a plus beaucoup de questions. La vente se fait ensuite assez rapidement
et sans problème.
Au niveau des outils de communication adoptez vous différents
discours selon les cibles ?
Ce sont tous les même. La technique est claire, nous utilisons des messages,
simples de manière à s’adresser à tous. Les messages
simples parlent à tout le monde. Ensuite ce sont les produits qui segmentent.
Nous nous adressons à des personnes qui ont un certain pouvoir d’achat,
globalement la cible de communication est générale, sans segmentation
par l’âge.
Avez-vous développé des services ?
Pour le téléachat, les services ne sont pas vraiment nécessaires.
Pour Internet c’est différent, sur MisterGoodDeal, vous pouvez
chercher tout ce dont vous avez besoin pour la maison, nous nous adressons à
une clientèle plus générale en terme de générations.
Pour séduire tout le monde, il faut avoir : un prix,
si nous n’avons pas un bon prix nous ne vendons pas, et il faut avoir
un service. Le service sur Internet est très important pour les Baby
Boomers et les Seniors : par exemple nous avons remarqué que les
seniors vont voir le produit sur le site Internet mais vont téléphoner
pour passer commande. Ils vont aussi poser quelques questions sur la SAV et
nous devons répondre à leurs attentes. Nous proposons notamment
des garanties additionnelles, qui sont demandées par cette clientèle.
Avez-vous des difficultés à recruter de
nouveaux clients ?
Sur Internet, il y a peu de temps que cette génération représente
une part importante de notre clientèle. Il y a encore peu de temps, les
50 + étaient peu nombreux. Par contre, nous ne changerons pas notre discours
pour eux : nous devons rester clairs, parler simplement, proposer du service,
de la qualité, et avoir de bonnes appréciations dans les forums.