L’échec
scolaire devient de plus en plus préoccupant,
surtout dans un pays où les sans
diplôme sont fortement touchés
par le chômage et les exigences en
qualifications sont de plus en plus importantes.
Tous les spécialistes de la pédagogie
sont d’accord : on apprend tous différemment.
La difficulté est ensuite de savoir
comment un élève apprend.
Eh bien, malheureusement, l’école
ne peut pas s’adapter à tout
le monde.
• Encore
beaucoup de jeunes en difficulté
et en échec scolaire
L’échec
et la difficulté scolaire sont des
fléaux que l’éducation
nationale a bien du mal à combattre.
Et pour preuve : durant la journée
d’appel de la Défense en 2000-2001,
soit plus de 650.000 jeunes de 17 ans concernés,
3,9% des filles étaient encore en
difficulté grave de lecture nécessaire
à la vie quotidienne, contre 8,5%
pour les garçons. 9,4% des filles
avaient des difficultés de lecture
contre 15,5% pour les garçons. Il
est aussi intéressant de noter qu’en
France, 44% des jeunes nés en 1984
avaient, à 15 ans, une année
de retard (même si le taux de redoublement
n’est pas le meilleur indicateur pour
apprécier les difficultés
scolaires des jeunes).
• Encore
beaucoup de jeunes démotivés
Outre
la pure capacité intellectuelle,
quels sont les éléments qui
conditionnent un bon niveau scolaire ?
L’OCDE montre un lien étroit
entre la motivation à apprendre et
la réussite scolaire. Par exemple,
il existerait un fort lien entre le plaisir
de la lecture et la capacité à
lire. Ce lien est encore plus fort si le
jeune sait adopter une stratégie
d’apprentissage appropriée.
Pourtant,
parmi les garçons de 15 ans, 40%
d’entre eux affirment n’éprouver
aucun plaisir à lire et 47% disent
lire par ce qu’ils y sont obligés.
Concernant l’école elle-même,
38% des garçons de 15 ans annoncent
s’y ennuyer (19% pour les filles)
et 41% d’entre eux considèrent
l’école comme un endroit où
ils n’ont pas envie d’aller
(36% des filles). Ce constat de l’OCDE
est rejoint par l’opinion des enseignants (1) : 46% ressentent un moindre goût
d’apprendre des jeunes. Ce taux passe
à 57% pour les enseignants exerçant
dans un lycée général
ou technique.
• Nous
avons tous des façons bien différentes
d’apprendre
Les
spécialistes de la pédagogie
et les grands psychologues sont unanimes
: nous avons tous des façons bien
différentes d’apprendre et
d’enregistrer l’information
et d’aboutir aux déductions
logiques des exercices, qu’ils soient
de mathématiques, de physique ou
d’économie.
Mais
comment apprend-on ? C’est une question
importante, car la très grande majorité
des écoliers, des étudiants,
et même des enseignants n’en
savent rien. Selon une étude de la
Direction de l'Evaluation et de la Prospective
concernant les classe de CE2, très
peu d’enseignants expliquent aux élèves
comment apprendre. Par exemple 2 sur 3 n’expliquent
pas aux enfants comment s’y prendre
pour mémoriser les leçons.
Pourquoi ? Les enseignants seraient-ils
mauvais ? Certainement pas ! Tout simplement
parce que le processus d’apprentissage
est totalement inconscient pour la plupart
d’entre nous.
Ensuite,
chacun a sa façon d’apprendre.
Il n’y a pas une bonne ou une mauvaise
façon d’enregistrer l’information.
Le danger pour un enseignant est de croire
que, puisque sa méthode d’apprentissage
fonctionne très bien pour lui-même,
elle devrait forcément très
bien fonctionner pour ses élèves.
Enfin,
notre système éducatif (qu’il
soit scolaire ou universitaire) ne peut
pas, malheureusement, prendre en compte
la particularité de chaque élève,
de chaque étudiant : comment, par
exemple, un enseignant, un professeur d’université,
un formateur en entreprise, peut-il s’adapter
aux exigences d’apprentissage de chacun,
lorsque 20, 30 voire 35 élèves
ou étudiants sont dans une salle
de cours?
• Comment
répondre à la diversité
d’apprentissage de chacun? Les profils
d’apprentissage
Face
à cette difficulté de la diversité
dans la manière d’apprendre
pour chacun d’entre nous, comment
faire pour découvrir et prendre en
compte les spécificités d’apprentissage
de chacun ? En d’autres termes, comment
comprendre le cheminement mental nécessaire
pour intégrer un savoir ? Par les
profils d’apprentissage, concept développé
par Jean-François Michel.
Pour en savoir plus, portail internet www.ApprendreaApprendre.com