Oticon fait partie du groupe William Demant, holding basée
à Copenhague au Danemark. Cette Holding possède également
d’autres marques du marché auditif, notamment en BtoB.
Notre groupe a réalisé en 2007, un CA de 740 millions d’€
dans le monde, nous sommes leader mondial dans le domaine de l’audition.
Le groupe consacre 9% de son CA en Recherche et Développement,
ce qui représente certainement le plus gros budget de R&D dans le
domaine de l’industrie. Nous sommes convaincus qu’il y a encore
beaucoup à faire pour améliorer la satisfaction des utilisateurs
d’appareils auditifs.
Pouvez vous nous présenter la nouvelle gamme
d’aides auditives Epoq ?
Epoq est la nouvelle génération d’aides auditives sans-fil
qui va révolutionner l’univers sonore des malentendants. Système
auditif stéréophonique, Epoq est doté de technologies uniques
permettant une meilleure localisation des sons et la tenue d’une conversation
normale dans un environnement bruyant. Des études cliniques montrent
ainsi que la technologie utilisée par Epoq permet une amélioration
de la compréhension de 15 à 25% dans les milieux bruyants.
Bien plus, les aides auditives Epoq sont en harmonie avec les technologies du
21ème siècle. Effectivement, celles-ci permettent une connexion
sans-fil à une télévision, un téléphone portable
ou un lecteur MP3 via Bluetooth.
Petite et discrète, Epoq reste à ce jour l’aide
auditive la plus performante en termes d’intelligibilité et de
compréhension dans le bruit.
Avez-vous noté une différence de comportement
d’achat chez les baby-boomers ?
A travers nos statistiques ou analyses, nous n’avons pas constaté
un meilleur taux de pénétration de ce segment, malgré les
efforts de design des produits, sur le marché mondial.
Pour le comprendre, je pense qu’il faut d’abord réaliser
que l’appareil auditif est un produit non désiré. C’est
un produit associé au vieillissement.
Le génération des baby boomers est une génération
qui lutte contre le vieillissement, ne veulent pas vieillir. Il y a donc encore
plus de refus d’appareillage.
Je pense qu’il a donc des erreurs commises en terme de communication sur
: il s’agit de communiquer dans ce sens et mettre en avant que l’appareil
auditif est là pour aider l’utilisateur à rester plus jeune
plus longtemps. La surdité est un manque de stimulation cognitive, ce
qui engendre des répercutions sur la mémoire par exemple.
Je pense donc que par rapport à cette génération
des baby boomers, il faut modifier l’argumentaire.
Connaissez vous l’âge moyen de vos clients ?
Il n’existe pas de statistiques vraiment fiables, mais nous avons vu des
chiffres qui parlaient d’un âge moyen aux alentours de 70 ans. Ces
dernières années nous avons même vu aux USA une petite augmentation
de cet âge moyen.
Cela dit nous faisons beaucoup d’efforts au sein d’Oticon, pour
créer des produits qui soient mieux adaptés à cette génération :
plus de design, des produits qui permettent de mieux exprimer sa personnalité
et des produits qui, technologiquement, sont plus la hauteur des exigences de
ce type de personnes.
Il se trouve que les boomers se trouvent plus confrontés à des
pertes auditives légères qui demandent une excellente qualité
sonore de l’appareil, car l’audition est encore suffisamment bonne
pour entendre les défauts liés à l’appareillage.
Savez vous si les boomers préfèrent un
produit en particulier au sein de votre gamme ?
Le produit Delta est conçu pour le premier appareillage, pour les boomers.
C’est un produit qui a été conçu pour ne pas ressentir
l’appareil auditif, pour qu’il soit plus facilement accepté
par le consommateur.
C’est un produit très design qui est aussi proposé en plusieurs
couleurs et qui connaît un fort succès. Nous en avons d’ailleurs
beaucoup vendu en France.
C’est étonnant car l’appareil n’est
pas discret en terme de couleurs (Léopard, Rose fluo, etc…), n’est
ce pas paradoxal avec la recherche de discrétion de l’appareil ?
Effectivement c’est très paradoxal. Mais il faut bien comprendre
que lorsque l’on juge le produit, on le choisi en le regardant dans sa
main. Lorsque l’on voit ce produit, le client se rend compte tout de suite
qu’il ne ressemble pas du tout à un appareil auditif.
Ce produit a vraiment créé une rupture avec le reste des gammes
existantes sur le marché : il permet de dédramatiser l’évènement,
le passage à l’appareillage, même si 9 fois sur 10, le client
choisi au final la couleur « Champagne Beige ». Le nom
de cette couleur n’est pas non plus anodin…
D’autre part, lorsque l’appareil est positionné sur l’oreille,
la couleur ne se voit presque plus, il est positionné derrière
l’oreille.
Comment êtes vous distribués en France ?
Nous travaillons beaucoup avec les audioprothésistes indépendants
et quelques franchisés. Nous sommes bien implantés en France et
nous trouvons nos produits presque partout.