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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 19/11/2008
 
   
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En 2050, la France métropolitaine compterait entre 61 et 79 millions d’habitants
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Par Isabelle Robert-Bobée, Insee

En 2050, la France métropolitaine compterait entre 61 et 79 millions d’habitants selon les hypothèses de fécondité, de mortalité et de migrations retenues.

D’après le scénario central, qui suppose la poursuite des tendances démographiques récentes, la France métropolitaine compterait 70 millions d’habitants en 2050, soit 9,3 millions de plus qu’en 2005. La population augmenterait sur toute la période projetée, mais à un rythme de moins en moins rapide. La population vieillissant, le nombre de décès augmente fortement et dépasserait vers 2045 le nombre des naissances. Le solde migratoire de 100 000 entrées nettes par an introduit en projection compenserait ce déficit naturel, permettant ainsi la croissance démographique. En 2050, près d’un habitant sur trois aurait plus de 60 ans, contre un sur cinq en 2005.

Les proportions de jeunes et de personnes d’âges actifs diminueraient. Au 1er janvier 2050, la France compterait alors sept habitants âgés de 60 ans ou plus pour dix habitants de 20 à 59 ans. Ce ratio aurait presque doublé en 45 ans.

Ces résultats sont sensibles aux hypothèses retenues, mais aucun scénario ne remet en cause le vieillissement de la population métropolitaine d’ici 2050. Il resterait toutefois moins marqué que celui de la plupart des pays européens.

Les projections de la population de la France métropolitaine établies en 2006 par l’Insee simulent chaque année, selon la méthode dite des composantes (cf. encadré 1), le nombre d’hommes et de femmes de chaque âge sur la base d’hypothèses relatives à l’évolution des trois composantes des variations de population que sont la fécondité, la mortalité et les
migrations : d’une année à l’autre, la population évolue en fonction des décès, des naissances et des mouvements migratoires (entrées et sorties du territoire). Les projections couvrent la période du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2050.

Pour chaque composante du mouvement de la population, trois hypothèses ont été retenues : une hypothèse centrale, qui prolonge les tendances passées, une hypothèse haute et une hypothèse basse.

Trois hypothèses de fécondité : 1,7 ; 1,9 ou 2,1 enfants par femme

Le nombre de naissances est projeté chaque année en appliquant à la population féminine en âge de procréer (c’est-à-dire dont l’âge atteint dans l’année est compris entre 15 à 50 ans) des taux annuels de fécondité par âge (1). Les hypothèses sont formulées sur ces taux ou plus précisément sur l’indice conjoncturel de fécondité (ICF). Cet indicateur est la somme des taux
de fécondité par âge pour une année donnée. Il représente le nombre moyen d’enfants par femme qu’aurait une génération fi ctive de femmes ayant pendant toute leur période féconde les conditions de fécondité par âge observée cette année-là. L’âge moyen à la maternité calculé à partir des taux de fécondité par âge une année donnée représente l’âge moyen auquel cette
génération fi ctive de femmes donne naissance à ses enfants, tous rangs de naissance confondus.

’hypothèse centrale (cf. encadré 2) retient un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,9 enfant par femme pendant toute la période projetée (cf. graphique I). C’est le niveau moyen observé entre les années 2000 et 2005. L’âge moyen à la maternité est supposé croître au même rythme que par le passé (tendance 1999-2005), pour atteindre un maximum de 30 ans en 2010. Les taux projetés demeurent constants ensuite.

L’hypothèse centrale de fécondité suppose un maintien de l’indicateur conjoncturel de fécondité à 1,9 enfant par femme et un plafonnement (rapidement atteint) de l’âge à la maternité : l’hypothèse centrale revient donc à supposer que la descendance fi nale des1femmes (nombre moyen d’enfants mis au monde par les femmes nées une année donnée) diminue progressivement
jusqu’à 1,9 enfant par femme (niveau projeté pour les femmes nées après 1990). Mais pour ces générations, les résultats sont incertains, puisqu’une grande partie de leur vie féconde (voire la totalité) est projetée. Actuellement, la descendance fi nale des femmes qui ont presque achevé leur vie féconde (générations 1964-1965) est de 2,05 enfants par femme.

L’hypothèse de fécondité haute suppose une hausse régulière de la fécondité (cf. graphique I). L’indice conjoncturel passerait alors à 2,1 enfants par femme en 2010 et se maintien drait à ce niveau ensuite. Ce niveau global de fécondité correspond à peu de chose près au seuil de remplacement des générations (actuellement de 2,07 enfants par femme). L’âge moyen à la maternité évolue de la même façon que sous l’hypothèse centrale. Les différences entre variantes de fécondité et hypothèse centrale
s’interprètent alors aisément : l’hypothèse haute de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances plus élevé et donc à une population plus nombreuse et plus jeune.

’hypothèse de fécondité basse suppose à l’inverse une baisse régulière de la fécondité (cf. graphique I). L’indice conjoncturel passerait alors à 1,7 enfant par femme en 2010 et se maintiendrait à ce niveau ensuite. Ce serait le niveau le plus bas observé en France depuis 1930 (1,66 enfant par femme en 1993 et 1994) mais aussi le symétrique du niveau retenu pour l’hypothèse haute (les variantes de fécondité fl uctuent de plus ou moins 0,2 enfant par femme par rapport à l’hypothèse centrale). L’âge moyen à la maternité évolue de la même façon que sous l’hypothèse centrale. L’hypothèse basse de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances plus bas et donc à une population moins nombreuse et plus âgée que l’hypothèse centrale.

Lire le document de l'insee, cliquez-ici

 

Projections démographiques pour la France et ses régions : vieillissement de la population et stabilisation de la population active
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Après chaque campagne de recensement, l’Insee réalise de nouvelles projections de population et produit des projections dérivées : projections de population à l’échelle des régions, projection de population active, projection du nombre de ménages. Ce dossier d’Économie et Statistique contient trois articles présentant les principaux résultats de ces nouvelles projections, fondées sur les deux premières vagues des enquêtes annuelles de recensement de 2004 et 2005.

Le dossier publié dans Économie et Statistique en 2002, à la suite du recensement de 1999, était titré « Perspectives démographiques et marché du travail : une nouvelle donne » (Blanchet et Lerais, 2002). Le principal résultat de ces projections portait sur le retournement progressif de la population active : le scénario démographique central conduisait à une diminution de la population âgée de moins de 60 ans, ce qui impliquait une diminution de la population active dans la plupart des scénarios. Six ans plus tard, les projections de population pour 2050 ont été fortement revues à la hausse. Dans le scénario central, la population de la France métropolitaine augmente continûment d’ici 2050 et atteint 70 millions de personnes. Dans les précédentes projections, publiées en 2001, l’hypothèse centrale aboutissait à 64 millions, soit 6 millions de moins, et la population diminuait à partir de 2040. Le résultat principal des projections précédentes est cependant confi rmé : le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans va considérablement augmenter. Les nouvelles projections de population active tiennent compte de ce changement et tablent maintenant sur une population active stable entre 2015 et 2050. De même, les projections régionales sont revues à la hausse : d’après le nouveau scénario central, la population en 2030 est plus importante que dans les projections précédentes pour 19 régions sur 22, la hausse dépassant 9 % dans 8 régions qui cumulent hausse de la fécondité et augmentation du solde migratoire.

Avant de décrire plus précisément ces nouvelles projections, la présentation de ce dossier est l’occasion de revenir brièvement sur le principe des projections, leurs objectifs et les hypothèses qui les fondent.

À quoi servent les projections ?

Les projections ne servent pas à prévoir l’avenir, mais à s’y projeter. Elles sont fondées sur des hypothèses concernant les comportements futurs, dont on décrit les conséquences en termes de population. Elles ne deviennent des prévisions que si l’on attribue une vraisemblance aux hypothèses faites sur les comportements et leur évolution. À partir d’un consensus minimum sur les hypothèses, les résultats des projections servent de cadre général au débat social. C’est particulièrement le cas en France où le vieillissement de la population apparaît comme un phénomène inéluctable dans les prochaines décennies, dont on cherche à mesurer – pour les anticiper – les conséquences en termes de population active, d’équilibres des systèmes de retraite, de gestion des systèmes d’aides aux personnes âgées, de répartition spatiale de la population, etc. Les projections peuvent conduire à modifi er les comportements futurs, devenant ainsi des prévisions « autodestructrices » si on cherche à échapper aux conséquences qu’elles annoncent. Des prévisions peuvent, à l’inverse, être autoréalisatrices, si elles entraînent un effet de suivi, comme dans les phénomènes de prévision boursière. On trouvera une introduction à ces questions, ainsi qu’une discussion des notions de projection, de prévision scientifique et de manipulation dans This (1996).

Pour lire le document complet de l'Insee, cliquez-ici

 

Déficit démographique en Europe : l’immigration est-elle la solution ?
Document sans titre Pendant plus de deux siècles, le continent européen a été une terre d’émigration. Mais depuis une soixantaine d’années, la situation s’est inversée : les pays européens se font terre d’accueil pour les migrants internationaux et les demandeurs d’asile. La prospérité du continent et son fonctionnement démocratique continueront d’en faire une destination de choix. Est-ce la solution à une population démographique qui décline? De plus en plus d’hommes politiques et universitaires en sont persuadés.

En 2005, l’Union Européenne a atteint un pic migratoire de 2 millions de personnes, qui ont eu pour principales destinations l’Italie et l’Espagne.

Ces deux pays, tout comme le Royaume-Uni, figuraient au siècle dernier parmi les principaux pays d'émigration : ils sont désormais parmi les pays qui ont le solde migratoire (immigration-émigration) le plus élevé au monde.

L’immigration, un élément positif pour la population européenne

Les statistiques varient bien sûr d’un pays à l’autre : certains nouveaux pays membres de l’UE comme la Pologne ou l'Estonie connaissent un solde migratoire négatif, leur population émigrant davantage que l’immigration qu’ils enregistrent.

Au niveau européen, on estime que la population immigrée représente en moyenne 8,6% de la population totale de l'UE. Ces chiffres entretiennent beaucoup de craintes. Pour la française Françoise Castex (Parti Socialiste Européen), auteur d’un rapport sur l’avenir démographique de l’Europe, il faut pourtant considérer l’immigration comme un élément positif pour la population du continent.

Car avec une population vieillissante et un taux de fécondité faible, on estime que d’ici 2050, près de 56 millions de travailleurs immigrés seront nécessaires en Europe pour pallier aux besoins de l’économie (source : Etude de la Commission européenne d’octobre 2007). L’immigration serait donc une des solutions au vieillissement de la population européenne.

Des réticences liées au défi de l’intégration

Pourtant, selon un sondage Eurobaromètre, seuls 4 européens sur 10 estiment que les immigrés contribuent positivement à leur pays. L’intégration jugée insuffisante des migrants dans leur société d’accueil jette ainsi une ombre sur le phénomène d’immigration.

Pour contrer les opinions xénophobes, le rapport de Françoise Castex plaide pour une approche claire et raisonnée de l’immigration. Les immigrés doivent obtenir une sécurité légale et sociale, tandis qu’il faut particulièrement surveiller et pénaliser les trafiquants humains et employeurs peu regardants sur les papiers de leurs travailleurs.

Une « carte bleue » pour les immigrants hautement qualifiés


Pour attirer les personnes qualifiées et encourager leur immigration, l’Union Européenne envisage de créer un permis de travail spécial, sous forme de « carte bleue ». Le Parlement européen a déjà fortement soutenu ce projet dans le rapport de la députée Lilli Gruber, adopté en septembre dernier. Car les députés estiment que le marché européen du travail est bien demandeur d’une immigration légale bien gérée.

L’expérience de l’Espagne et de l’Irlande est à ce titre parlant : leur croissance économique des années 1999-2005, supérieure à la moyenne européenne, est étroitement liée à l’afflux massif de travailleurs étrangers.

Immigration légale vs. immigration clandestine


Le problème de l’immigration clandestine semble pourtant occulter les bénéfices évidents d’une immigration bien gérée. Si les chiffres sur l’immigration illégale au sein de l’UE sont controversés, on peut néanmoins avancer une estimation entre 4.5 et 8 millions d’illégaux sur le sol européen.

Pour le député espagnol Javier Moreno Sanchez, auteur d’un rapport à ce sujet, il importe de ne pas traiter les immigrés illégaux venus de pays tiers comme des criminels : beaucoup d’entre eux ont risqué leur vie pour venir chercher en Europe leur liberté ou leurs moyens de subsistance.

Entre contenir l’arrivée massive de clandestins sur le sol européen et encourager l’immigration légale (notamment des personnes qualifiées), l’Union Européenne, quant à elle, se cherche une politique de l’immigration cohérente.

Source : Parlement européen

 

Belgique : Quasi 20 000 seniors en plus chaque année
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• La Belgique compte presque 2,4 millions de personnes de plus de 60 ans : quasi 20 000 en plus chaque année
• Le nombre de personnes très âgées (80 ans et plus) connaît une augmentation rapide : 8 000 en plus chaque année
• Deux personnes très âgées sur trois sont des femmes
• Un senior sur deux n’a pas dépassé l’enseignement primaire
• Les seniors sont plus heureux que les jeunes
• On divorce de plus en plus souvent à un âge avancé
• Le groupe des seniors divorcés a doublé en 15 ans
• Les seniors masculins ont davantage de loisirs que les seniors féminins
• Un senior sur sept part en vacances cinq fois ou plus par an
• Sept seniors sur dix possèdent un gsm
• Un senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un

La Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie a rassemblé un certain nombre de faits et de chiffres pertinents au sujet des seniors.

Début 2007, la Belgique abritait 2,36 millions de personnes de plus de soixante ans contre 2,06 millions en 1991 ce qui représente une croissance moyenne de 18 900 unités par an. La part des personnes très âgées (personnes de 80 ans et plus)
dans le groupe des seniors est à la hausse. Au 1er janvier 2007, elles étaient 484 000 contre 353 000 à la même date en 1991, soit une augmentation de plus d’un tiers (plus 37%).

Les seniors se marient aussi, et même plus qu’avant. Bien que l’espérance de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes, les hommes âgés continuent de choisir des femmes (parfois nettement) plus jeunes.

Si le mariage à un âge avancé devient plus fréquent, le divorce aussi. Dans la tranche d’âge des soixante ans et plus, on dénombre d’ailleurs plus de divorces que de mariages.

Le niveau d’instruction des personnes âgées est plus bas que celui du reste de la population. Une personne de plus de 65 ans sur deux a obtenu au maximum un diplôme de l’enseignement primaire.

En chiffres absolus, il y a davantage de seniors actifs que vingt ans auparavant mais en pourcentage, la tendance est à la baisse. Les seniors sont deux fois plus nombreux à travailler que leurs homologues féminines. Plus de trois actifs âgés sur quatre ont le statut d’indépendant, alors que les indépendants ne représentent même pas un sixième de la population occupée totale.

Le vieillissement va devenir une question importante dans les prochaines décennies. Au début des années nonante, pour une personne de 65 ans ou plus, la population comptait quatre personnes âgées de 20 à 65 ans. Cette proportion passera à une personne sur trois en 2020 et même à une sur deux en 2040. La Région flamande sera davantage confrontée au vieillissement que les deux autres ; des trois, la Région de Bruxelles-Capitale sera celle qui le subira le moins. Trois seniors sur quatre sont propriétaires de leur logement. Les seniors possèdent plus souvent que le reste de la population une ligne téléphonique fixe,
un téléviseur, une machine à coudre ou un mobil home et sont plus fréquemment propriétaires d’une seconde résidence. Par contre, ils sont moins nombreux à avoir une voiture, un pc, une connexion Internet, un four à micro-ondes ou un gsm.

Toutefois, sept seniors sur dix possèdent déjà un gsm. Les plus de 60 ans ont dépensé en moyenne € 19.087 en 2005. Les seniors dépensent surtout moins en tabac, vêtements, chaussures, meubles, véhicules et pour la culture, la détente et l’enseignement. Par contre, ils consacrent plus d’argent à l’alimentation, aux boissons, au logement, au chauffage, à l’éclairage et
à l’eau, aux gros appareils ménagers et à la santé.

Les seniors masculins boivent un peu moins de bière que la moyenne masculine. Les personnes âgées boivent peu d’eau minérale et la consommation de boissons rafraîchissantes, qui est fortement liée à l’âge, est nettement plus faible chez les
plus de soixante ans.

Un senior de 65 à 74 ans sur six et un senior de 75 ans et plus sur dix fume. C’est largement en dessous de la moyenne générale qui s’élève à plus d’une personne sur quatre. Pourtant, parmi les 65-74 ans, près d’une personne sur deux et d’une personne sur trois chez les 75 ans et plus ont déjà fumé. Nombreux sont donc ceux qui ont arrêté.

Plus leur niveau d’instruction est faible, plus les personnes ont des problèmes de santé. Bronchites chroniques, infarctus et autres maladies cardiaques graves surviennent plutôt chez les hommes tandis qu’une tension élevée, l’usure des articulations et l’ostéoporose frappent davantage les femmes. La bronchite chronique, le diabète, les infarctus et les autres maladies cardiaques graves augmentent jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans, pour stagner ensuite. Bonne nouvelle : près de la moitié des plus de soixante-cinq ans ne signale aucune déficience physique.

Ces dernières années, le nombre de personnes atteintes de démence a crû au rythme de deux mille unités par an. De manière générale, cette maladie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Seule une personne de plus 60 ans sur trois part en vacances, contre deux personnes sur trois dans le reste de la population. Par contre, les seniors qui partent en vacances le font généralement plus souvent que les autres Belges.

Les hommes âgés ont une bonne heure de loisirs en plus que les femmes. Chez les seniors, les femmes consacrent beaucoup plus de temps aux tâches ménagères que les hommes.

Les seniors masculins consacrent plus de temps aux déplacements que les femmes. Les hommes utilisent proportionnellement plus souvent la voiture, le vélo, le vélomoteur, la moto ou le scooter. Les femmes, quant à elles, optent plus souvent pour les transports en commun et les déplacements à pied. Les seniors sont plus heureux que les jeunes. Les différences sont statistiquement significatives, et plus marquées chez les hommes que chez les femmes. Les plus heureux apparaissent être les personnes dans la catégorie d’âge de 66 à 75 ans. Ensuite, le sentiment de bonheur tend à s’effriter quelque peu.

Les seniors sont un peu moins satisfaits de leurs contacts sociaux que le reste de la population. Un senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un. Résider en institution ou en ville réduit le nombre de contacts sociaux.

Source : FOD Economie, KMO, Middenstand en Energie

 

Guillaume Fernandez : "Sociologue formateur à l’UBO"

Par Guillaume fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique de l'UBO.

Les enjeux démographiques et sociologiques du vieillissement

Notre époque s’interroge beaucoup sur les « personnes âgées » et réfléchit sur leur place dans la société, sur le « problème » que constitue la vieillesse, et sur les bonnes manières de le prendre en charge. Cette réflexion touche à des domaines très divers qui sont à la fois d’ordres démographiques, sociaux, économiques, politiques, juridiques, culturels, etc.

Pourquoi ces interrogations aujourd’hui et cette réflexion sur cet âge de la vie ?

Plusieurs raisons peuvent être avancées à cela. Bien sûr le désormais célèbre problème des retraites vient à l’esprit de chacun quand on aborde la question de la vieillesse aujourd’hui, et il est vrai que le vieillissement de la population pose un certain nombre de difficultés à nos systèmes sociaux. Mais je plaiderais que ce n’est peut-être pas le problème le plus fondamental et pas la cause principale de notre intérêt actuel pour le vieillissement. Ce n’est en tout cas pas sous cet angle que nous aborderons la question ici.

De façon plus globale, nous partirons de l’idée que si la société se préoccupe tellement du vieillissement, c’est parce qu’elle ne sait pas très bien comment réagir devant ce phénomène. La vision que nous avons collectivement de cet âge de la vie, après une période de très grands changements, a perdu de sa précision et de sa simplicité et nous n’avons plus les clés sociales et culturelles pour l’appréhender. Il est facile de noter que les différents discours qui circulent sur la question oscillent aujourd’hui entre une vision positive qui se félicite des gains d’espérance de vie, vus comme une sorte de « victoire de la longévité » et une vision plus négative qui, tout de suite après le cri de victoire, s’empresse d’imaginer tous les problèmes que va poser immanquablement la présence de tant de personnes âgées.

La vieillesse est donc prise dans ce paradoxe où, de plus en plus présente socialement avec une augmentation forte du nombre de personnes vivant aux âges les plus élevés, elle est aussi de plus en plus difficile à appréhender. Autrement dit, bien qu’ayant parmi nous et autour de nous de plus en plus de personnes âgées, nous les connaissons peut-être de moins en moins bien et nous ne savons pas très bien comment nous situer par rapport à elles. Il semble d’ailleurs qu’elles-mêmes ne savent pas très bien définir leur place.

Les enquêtes montrent régulièrement que les vieilles personnes ressentent aussi l’ambivalence de leur situation, prises entre la revendication du droit à profiter pleinement d’une retraite méritée après une longue vie de travail, et le regret parfois de n’être pas plus utile après le départ à la retraite. Elles en montrent aussi la fragilité et combien le bien-être d’une personne âgée tient parfois à peu de choses et peut se détériorer très vite quand son entourage proche se transforme.

C’est à ces différents points que nous proposons de réfléchir ensemble en traitant de la transformation de la vieillesse et en faisant un point sur les modes de vie des personnes âgées aujourd’hui dans leur nouvelle complexité.

Par Guillaume fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique de l'UBO.

Il est formateur chargé d'enseignement au service de formation continue de l'université de Bretagne Occidentale il intervient beaucoup auprès de professionnels du travail social et de la santé qui se forment aux questions spécifiques du vieillissement et du handicap.

 

 

 

Le déficit démographique européen : une société qui s'étiole ?
Document sans titre L'Europe, par bien des aspects, est forte. Les récents élargissements et la croissance économique de l'Union européenne maintiennent sa position sur la scène mondiale et l'Union vit en paix et en prospérité. Le spectre du déficit démocratique s'en est allé, vient celui du déficit démographique. Les nouveaux défis du vieillissement de la population sont au cœur des réflexions du Parlement européen. Voici un premier état des lieux démographiques d'une Europe vieillissante…

En 1950, nous étions 2,5 milliards de terriens. Nous sommes 6,6 milliards aujourd'hui et notre planète bleue devrait compter un peu plus de neuf milliards d'habitants en 2050. Il y a un siècle, l'Europe représentait 15% de la population mondiale : soit trois fois plus que sa part espérée pour 2050. Le contraste est d'autant plus frappant que les pays en développement connaissent une forte croissance démographique : ils fournissent 95% de l'augmentation de la population mondiale.

Bye-bye baby boom ! Bonjour papy boom

C'est mathématique : pour assurer le renouvellement des générations, le taux de fertilité doit être de 2,1 enfants par femme. Or, la moyenne européenne est de 1,52. La conséquence immédiate en est un déficit démographique: le nombre de décès dépasse celui des naissances.

Cette chute de la fertilité se produit après les décennies très fertiles de l'après-Seconde guerre mondiale, la fameuse période du "baby-boom". Maintenant que ces "baby-boomers" atteignent peu à peu l'âge de la retraite, la proportion des personnes âgées devant être soutenues par les classes d'âges laborieuses va croître de manière significative.

Comme l'expliquait le Commissaire européen Vladimir Špidla en octobre 2006, « il y a, aujourd'hui, dans l'UE, quatre personnes en âge de travailler pour chaque personne de plus de 65 ans. En 2050, ce ratio passera à deux actifs pour chaque retraité".

L'UE en 2050: une maison de retraite à ciel ouvert ?


L'âge moyen d'un citoyen de l'Union européenne est de 39 ans. Il devrait être de 49 ans en 2050, avec 11,4% d'octogénaires. En effet, l'espérance de vie, et c'est une bonne chose, s'allongerait de six ans pour les hommes et de cinq ans pour les femmes, en raison des progrès significatifs en matière sociale, économique et médicale. On vieillit bien, dans l'Union européenne, si l'on compare au reste du monde.

Mais les populations âgées requièrent davantage de soins, donc de dépenses de santé, ce qui a des conséquences sur le financement des mécanismes de solidarité nationale ainsi que sur celui des retraites. De plus, les changements démographiques qui structurent une société influencent le dynamisme économique, l'innovation et la créativité. Entre 2031 et 2050, la croissance du PIB de l'UE perdrait 1,2%par le simple fait de l'évolution de l'âge du capitaine (et de celui de l'ensemble de l'équipage, d'ailleurs).

Les différences en matière de compétitivité seront encore plus flagrantes, dans les années à venir, lorsqu'elles seront comparées avec les performances économiques des régions du monde connaissant une croissance démographique.

Quels remèdes avec quelles conséquences ?

Il existe trois pistes pour atténuer le déficit démographique de l'Union européenne. La première consiste à recourir à l'immigration. Toutefois, les immigrants vieillissent aussi et il seront en droit de bénéficier de la solidarité sociale après avoir travaillé pour l'économie européenne. Sans oublier que les questions liées à l'immigration sont diversement accueillies par l'opinion publique et suscitent parfois des tensions.

Une deuxième possibilité consisterait à augmenter la productivité des actifs, en allongeant l'âge du départ en retraite. Ce n'est pas toujours une solution bien accueillie par une population qui souhaiterait, au contraire, davantage de loisirs et de temps libre.

Enfin, de nouvelles politiques natalistes sont envisageables, à la condition qu'elles ne remettent pas en cause les progrès accomplis (et ceux restants à accomplir) en matière d'égalité des genres. En d'autres termes, il s'agirait d'inciter les femmes à donner naissance à davantage de bébés, sans les renvoyer à la maison.

L'action du Parlement européen

Même s'ils n'ont pas (encore ?) trouvé la formule de l'élixir de jouvence, les députés européens ne restent pas inactifs sur ce thème, comme le révèlent les très nombreux rapports qui traitent des conséquences du vieillissement de nos concitoyens et des possibles mesures à prendre.

La commission parlementaire de l'Emploi et des Affaires sociales prépare une réponse à la communication de la Commission européenne sur les défis et opportunités des changements démographiques (Rapport de la française Françoise Castex, groupe socialiste). Cette même commission a adopté, en février 2006, un rapport sur la solidarité entre les générations dans le contexte des défis démographiques (rapport du britannique Philip Bushill-Matthews, groupe PPE-DE).

Celle de l'industrie réfléchit sur l'amélioration de la qualité de vie des personnes âgées via le recours aux nouvelles technologies de l'information. Le rapport correspondant de Mme Neena Gill, députée européenne du Royaume-Uni (groupe socialiste), devrait être voté en commission le 19 décembre 2007.

A propos de l'immigration, la commission parlementaire des libertés civiles a adopté, en septembre dernier, le rapport de la députée européenne italienne Lilli Gruber (groupe socialiste) sur la migration légale. L'une des dispositions envisage la création d'une "Carte bleue" européenne, équivalente à la Green card américaine, qui serait délivrée aux immigrants possédant des qualifications professionnelles pour leur permettre de vivre et de travailler au sein de l'UE.

Dans les semaines à venir, nous vous proposerons une série d'articles sur la manière dont le Parlement européen tente d'encourager des actions positives pour tirer le meilleur parti de la situation démographique de l'Union européenne. A suivre !

Par le Parlement Européen http://www.europarl.europa.eu

 

Dominique Lemieux : "2030 : portrait d’un papy-boom"
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Par Dominique Lemieux publié dans "Quartier Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal", est reproduit via le site de l'Agence de presse étudiante mondiale

La société québécoise se métamorphose. Les cheveux grisonnent, les rides s’additionnent et les lunettes, appareils auditifs, marchettes et autres béquilles diverses se multiplient. Les enfants du boom des années 1940 et 1950 ont vieilli. Place au papy-boom ! Incursion dans le Québec de demain.

Le 1er octobre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié une série de recommandations pour que les villes soient plus conviviales et sécuritaires pour les aînés. Il en est ressorti le Guide des villes amies des aînés, dont Sherbrooke fait partie. Selon Marie Beaulieu, du Centre de recherche sur le vieillissement de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, « si le processus est bien amorcé, beaucoup reste à faire ».

Si l’on en croit le guide et les spécialistes, d’ici 2030, les villes devraient s’être adaptées aux nouvelles réalités. Des passages pour piétons où le laps de temps pour traverser sera plus long côtoieront les passerelles et les passages souterrains. Des toilettes publiques et davantage de bancs joncheront les artères des villes. Ce sera le paradis des escaliers mécaniques, des ascenseurs et des surfaces antidérapantes. Les portes des maisons et les couloirs s’élargiront, les seuils surélevés disparaîtront. Barres d’appui, bancs de douche et toilettes surélevées deviendront choses communes dans les salles de bain.

Plusieurs villes font déjà des efforts dans ce sens. Pour Anne-Marie Drolet, directrice montréalaise de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec, la métropole a été longtemps en retard mais elle note « l’ouverture des autorités en place ». Elle donne l’exemple du travail fait par la Société de transport de Montréal (STM) pour développer des services de navette entre des secteurs où la population est plus âgée et les points d’intérêt comme les commerces, les centres culturels… Des stratégies du genre devraient se multiplier dans les années à venir.

Le vieux Québec

Le Québec connaît un vieillissement de la population parmi les plus rapides de la planète. Dans moins de 30 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans aura doublé. Si les aînés représentent aujourd’hui 14 % de la population, ils seront 27 % en 2030, estime Hervé Gauthier, démographe à l’Institut de la statistique du Québec. L’âge médian passera ainsi de 39 ans aujourd’hui à 47 ans en 2030. « Les groupes d’âge appartenant aux générations du baby-boom demeurent les plus nombreux dans l’ensemble de la population et, selon l’évolution prévisible, ils vont le demeurer jusqu’à un âge avancé », explique-t-il. Bientôt, il y aura « une personne âgée pour un jeune », ajoute M. Gauthier. Il souligne aussi que les aînés vivront encore plus vieux : la population des 85 ans et plus pourrait être multipliée par six au cours des 50 prochaines années. Le démographe affirme que « les préoccupations et les besoins des aînés vont donc accaparer l’attention de la société. »

« Le vieillissement de la population aura quelques conséquences désagréables », selon Jacques Henripin, fondateur du Département de démographie de l’Université de Montréal. Les aînés deviendront « un poids financier » pour les 18-65 ans. Les pensions publiques et la santé seront deux secteurs à réformer, car « le système actuel sera non viable », explique-t-il. Des solutions ? M. Henripin parle entre autres d’une révision de l’âge de la retraite et d’une présence accrue du privé. D’après lui, « peu importe les options, les autorités devront agir ».

Autre inquiétude : les aînés ont l’habitude de moins dépenser que les jeunes. Crise économique en perspective ? « Non », répond Sylvie Jean de l’Institut de la statistique du Québec, « les personnes âgées de demain souhaiteront continuer de consommer et ne voudront pas modifier leur mode de vie de baby-boomers ».

Mamy-boom

Il sera nécessaire de prendre soin de cette nouvelle génération d’aînés. C’est du moins ce que pense Louis Plamondon, responsable du certificat de gérontologie de l’Université de Montréal. Il s’inquiète principalement de la condition des femmes. « Elles sont plus nombreuses, davantage fragilisées économiquement, plus isolées et ont une longévité plus grande. » D’ailleurs, on devrait plutôt mentionner le phénomène du mamy-boom, puisqu’il y aura plus de femmes aînées que d’hommes – en 2001, il y avait 142 femmes pour 100 hommes au Québec, selon les données fournies par l’Institut de la statistique du Québec.

Que se passera-t-il après 2030 ? Les données de l’Institut de la statistique du Québec prévoient une décroissance de la population québécoise. En effet, les taux d’immigration et de natalité ne seront pas suffisants pour stabiliser la population. Le boom de natalité des années 1950 aura donc laissé des traces dans la société québécoise. Du début… à la fin.

Par Dominique Lemieux publié dans "Quartier Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal", est reproduit via le site de l'Agence de presse étudiante mondiale

 

DEMOGRAPHIE - Des chiffres alarmants

Le pays n’en finit pas de se préoccuper de son taux de natalité, et il y a de quoi. Selon les estimations des démographes, la situation pourrait devenir catastrophique d’ici 50-60 ans. Mais ce n’est pas tant la baisse du nombre d’habitants qui inquiète, mais bien une population active restreinte qui dans le futur devra subvenir aux besoins de la majorité : les retraités

“Si l’on veut maintenir le nombre actuel d’habitants dans le pays (21,7 millions, ndlr), chaque femme devrait avoir au moins deux enfants, dans le cas contraire la Roumanie aura 16,7 millions d’habitants en 2050, 11,9 millions en 2075 et seulement 8,5 millions en 2100. Il faut donc encourager les naissances par une politique adaptée”,a déclaré mardi le président Traian Basescu lors de la conférence internationale “Où va la population de la Roumanie”, organisée par l’université Lucian Blaga de Sibiu. Un constat alarmant dû à plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, l’émigration des plus jeunes, un système de santé médiocre. Sans parler de la mortalité infantile. A ce sujet, Traian Basescu n’a pas hésité à réitérer que la Roumanie enregistrait “le taux de mortalité infantile le plus élevé de l’Union européenne.”

Par ailleurs, une étude rendue publique en début de semaine par le Fonds de l’Onu pour la population et la Commission nationale pour la population et le développement pointe du doigt un monde du travail qui ne prend pas suffisamment en compte les difficultés des Roumaines désireuses de faire un enfant. Peu de crèches, un partage du congé parental qui n’est pas pratiqué, très peu d’aides : rien n’encourage les femmes à faire un enfant, d’autant qu’elles ne sont pas sûres de retrouver leur travail après leur congé maternité. Une situation déjà dénoncée il y a un an dans Lepetitjournal par Minedora Cliveti, présidente de la Comission parlementaire pour l’égalité des chances (voir article du 30 octobre 2006).

La nécessité d’une politique de la démographie

Au-delà des chiffres, c’est une véritable crise socio-économique qui attend le pays. Car qui va payer les retraites de ceux qui ont aujourd’hui 40 ans, nés suite à la politique nataliste radicale décrétée par Nicolae Ceausescu en 1966, obligeant les femmes à avoir au moins quatre enfants ? En 2050, les prévisions estiment que plus de la moitié de la population sera formée de retraités. “Le problème est réel et le sera davantage dans 20, 25 ans, il faut une politique de la démographie, insiste le sociologue Mircea Kivu, car c’est la structure de la population qui est problématique (…) D’autre part, il est bien connu que l’amélioration du niveau de vie ne garantit pas une hausse de la fécondité, au contraire. C’est d’ailleurs la Moldavie, la région la plus pauvre du pays, qui enregsitre le taux de natalité le plus élevé."

Peut-être que l’obligation pour les 16-35 ans de souscrire à un fonds de retraite privé depuis ce lundi est un pas vers la résolution du probléme. Mais cela ne sera sans doute pas suffisant. A Sibiu, le président roumain a conclu en soutenant que “la chute de la natalité est un sujet très grave en Roumanie qui nous concerne tous : politiciens, l’Eglise, citoyens d’aujourd’hui et de demain”.

Par F.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 20 septembre 2007

 

La Russie en forte dépopulation
Document sans titre

 

Article isssu de la revue Population & Avenir http://www.population-demographie.org

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Disposant du pays le plus vaste du monde et de ressources considérables, la Russie voudrait bien voir utiliser à son propos le terme de « grand » dont bénéficiait feu l’URSS. Mais sa population diminue fortement et son poids démographique relatif dans le monde baisse encore plus1.

La Russie a atteint un maximum de population en 1992 avec 148,3 millions d’habitants. Depuis, chaque année enregistre une population moindre par rapport à l’année précédente et la dernière évaluation (2006) donne moins de 143 millions d’habitants, soit une perte de plus de 5 millions en quatorze ans. Quelles sont les causes d’un tel dépeuplement ? Elles ne tiennent pas à une hémorragie migratoire puisque le solde migratoire de la Russie est positif depuis 1974. Notons néanmoins que cet apport migratoire est limité, 107 432 en 2005 et 128 316 en 20062, ce qui signifie un taux d’accroissement migratoire beaucoup plus faible que celui de l’Union européenne ou des États-Unis.

1.Les naissances et les décès en Russie

La perte de population de la Russie provient donc du solde naturel, d’un excédent très élevé des décès sur les naissances depuis 1992, souvent supérieur de plusieurs centaines de milliers par an. Examinons seulement la dernière année connue, 2006 : elle compte 146 cercueils pour 100 berceaux. Quelles peuvent être les raisons de ce déficit naturel considérable, jamais vu en période de paix ?

D’une part, la fécondité de la Russie est basse, inférieure à 1,5 enfant par femme depuis 1992 et les effectifs des générations en âge de procréer ne sont pas très élevés en raison de l’histoire démographique de la Russie.

D’autre part, la Russie connaît une forte surmortalité, le taux de mortalité le plus élevé de l’ensemble de l’Europe, double de celui de la France ou des Pays-Bas. Cette surmortalité concerne tous les âges de la vie, avec déjà un taux de mortalité infantile plus du double de celui de l’Europe occidentale ou de l’Europe septentrionale.

Cette surmortalité1 est encore plus marquée pour le sexe masculin, puisque son espérance de vie à la naissance est de seulement 59 ans (76 ans au Royaume-Uni, 77 ans en France) et celui des femmes de 72 ans (81 ans au Royaume-Uni, 83 ans en France).

Il importe enfin de noter que la dépopulation de la Russie ne semble pas devoir s’enrayer si l’on considère les projections puisque même celles réalisées selon des hypothèse hautes annoncent un recul à 131 millions en 2040 et, selon les hypothèses basses, à 102 millions.

1.La population de la Russie

Même si la Russie reste membre permanent du conseil de Sécurité de l’ONU, comment sa chute démographique pourrait-elle lui permettre de redevenir un des deux « grands », alors que son poids démographique dans le monde diminue et que ce pays va en outre souffrir d’un manque accru de main-d’œuvre, à tous les niveaux de compétence, l’obligeant à des accords internationaux ?

Source La revue Population & Avenir http://www.population-demographie.org

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Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux

En 2050, un Européen sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches, sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes, des sociologues et des médecins présentent ici des éléments objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête – ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.

Augmentation de l’espérance de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.

Ont contribué à cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg, Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican, Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.

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Sommaire


Avant-propos

Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance en Europe

 

Les personnes en couple vivent plus longtemps
Par Rachid Bouhia, division Enquêtes et études démographiques, Insee

À âge donné, les personnes qui vivent en couple risquent moins de décéder que les personnes qui vivent seules. Une fois arrivées aux grands âges, celles qui n’ont jamais vécu en couple font exception. En revanche, à tout âge, une séparation ou le décès du conjoint s’accompagne d’une surmortalité, à laquelle les femmes semblent mieux résister. Situation conjugale et risques de mortalité partagent des origines communes. La précocité des décès de ceux qui n’ont jamais vécu en couple résulte ainsi souvent d’une conjonction de facteurs de santé, sociaux et professionnels défavorables qui recoupe leur difficulté à fonder un foyer. Les hommes et les femmes qui ont eu deux enfants ont un moindre risque de mortalité.

Les hommes vivent plus longtemps en couple

80 % des hommes et 65 % des femmes âgés de 40 à 90 ans vivent en couple. Les situations conjugales des femmes sont plus diversifiées que celles des hommes, en particulier aux âges élevés. En cas de rupture d’union ou de décès du conjoint, les hommes ont davantage tendance à former un nouveau couple, en général avec des femmes plus jeunes. Les femmes, dont l’espérance de vie est plus élevée, restent de leur côté plus souvent veuves. Ainsi, au-delà de 70 ans, la majorité des femmes n’est plus en couple, contrairement aux hommes. Entre 70 et 80 ans, seule une femme sur deux est encore en couple. Après 80 ans, 56 % d’entre elles ont perdu leur conjoint. Aux mêmes âges, la part des hommes qui vivent en couple est toujours supérieure à 70 %.

Parmi les 40-90 ans, 8,1 % des hommes et 8,0 % des femmes n’ont jamais vécu en couple (source). Parmi les plus de 70 ans, la proportion est respectivement de 7,1 % et 9,4 %. N’avoir jamais vécu en couple est plus fréquent en bas de la hiérarchie sociale pour les hommes et en haut pour les femmes.

À âge donné, les personnes seules sont plus nombreuses à décéder

Les personnes qui ne vivent pas en couple ont une plus grande mortalité quel que soit l’âge. Entre 40 et 50 ans, leur taux de mortalité est deux à trois fois plus élevé. L’écart se réduit ensuite au fur et à mesure de l’avancée en âge.

Pour les hommes, cette surmortalité est plus marquée et persiste après 80 ans. Les hommes seuls de 80 à 90 ans ont ainsi une probabilité annuelle moyenne de décès de 100 ‰, contre 88 ‰ pour ceux qui vivent en couple. Chez les femmes, la surmortalité touche surtout celles très âgées qui sont séparées : entre 80 et 90 ans, leur taux de décès dans l’année s’élève à 54 ‰ contre 50 ‰ pour celles qui sont toujours en couple.

Le célibat continu coïncide avec une plus faible mortalité aux très grands âges...

Ne pas être en couple à un âge donné peut résulter d’un célibat continu, du décès du conjoint ou d’une séparation. Les personnes qui n’ont jamais vécu en couple se distinguent des autres. Si les personnes seules meurent davantage que celles qui vivent en couple, celles qui n’ont jamais vécu en couple font exception à partir d’un certain âge, surtout les hommes : le risque de décéder dans l’année des hommes de plus de 80 ans qui n’ont jamais vécu en couple est de 77 ‰ au lieu de 88 ‰ pour les hommes en couple. Pour les femmes, il est de 47 ‰ au lieu de 50 ‰.

De plus, alors que la surmortalité baisse régulièrement avec l’âge pour les personnes n’ayant jamais vécu en couple, il n’en est pas de même pour les veufs et pour les personnes séparées, notamment pour les femmes. Pour eux, la surmortalité par rapport aux personnes en couple, mesurée par le rapport des probabilités annuelles moyennes de décès, n’évolue pas de façon homogène. Elle baisse moins rapidement. Pour les femmes, elle augmente même légèrement pour les 70-80 ans.

La combinaison de deux effets explique cette différence. Un « effet de sélection » joue pour tous, ceux qui n’ont jamais vécu en couple, les veufs, les séparés : les personnes les plus fragiles meurent plus tôt que les autres si bien que seules survivent aux grands âges les personnes les moins fragiles. Cet effet tend à atténuer la surmortalité au cours du temps. Pour les veufs et les personnes séparées s’y ajoute un « effet de choc » : le passage de la vie en couple à une situation de vie seule expose à des risques de décès plus élevés. Pour ceux ayant perdu leur conjoint, la surmortalité peut également résulter d’un mauvais état de santé en lien avec celui du défunt (maladies communes, etc.) ou du partage d’un mode de vie présentant un niveau élevé de risques. Cependant, la remise en couple, que ce soit après un décès ou une rupture, replace l’individu dans un cas aussi favorable que ceux qui n’ont connu qu’une seule union.

... mais recoupe des caractéristiques qui augmentent le risque de décès plus jeune

Différents facteurs expliquent à la fois les différences de mortalité et de situation matrimoniale au cours de la vie : la catégorie sociale, le niveau d’éducation, l’état de santé physique et psychique, etc. De ce fait, les différences de taux de mortalité à âge donné selon la situation conjugale ne reflètent pas uniquement l’effet de cette situation conjugale.

Toutefois, à caractéristiques comparables, les hommes n’ayant jamais vécu en couple ont, entre 40 et 60 ans, une mortalité supérieure à celle des hommes en couple. Pour les quadragénaires en célibat continu, le rapport des risques de décès est de 1,8 : leur risque de décéder dans l’année est donc presque double de celui d’une personne de mêmes caractéristiques mais vivant en couple. Entre 50 et 60 ans, ce rapport des risques diminue jusqu’à 1,4 pour les hommes et 1,7 pour les femmes. Il est ensuite proche de 1. Vers 80 ans, les hommes qui n’ont pas vécu en couple peuvent même espérer vivre plus longtemps.

La prise en compte de la catégorie sociale, du niveau d’éducation, du nombre d’enfants et du fait d’être propriétaire ou locataire ne modifie donc pas les disparités observées en comparant directement les taux de mortalité, mais elle réduit le risque de surmortalité imputé au fait de ne pas être en couple, en particulier pour les personnes qui n’ont jamais vécu en couple.

Cette atténuation rappelle que la surmortalité au sein de la catégorie des individus en célibat continu est ainsi amplifiée par la présence de personnes qui cumulent les difficultés. Un état de santé dégradé, l’exclusion du marché du travail ou des conditions de vie précaires interagissent et s’imbriquent avec la difficulté de se mettre en union.

Chez les femmes, la prise en compte d’autres caractéristiques réduit moins les rapports des risques entre celles en couple et celles qui ne l’ont jamais été. Les femmes qui n’ont jamais été en couple appartiennent en effet plus souvent à des milieux sociaux plus favorisés (cadres et professions intellectuelles supérieures), qui ont un effet protecteur. Toutefois, leur surmortalité s’estompe plus tardivement, vers 70 ans, et les survivantes aux grands âges ne semblent pas bénéficier de bienfaits particuliers par rapport aux femmes qui sont dans d’autres situations conjugales.

La surmortalité après une rupture d’union est plus élevée chez les hommes

La surmortalité liée au choc suivant une séparation ou le décès du conjoint est légèrement plus élevée pour les hommes que pour les femmes, surtout aux âges les plus jeunes (entre 40 et 70 ans). Cet écart demeure lorsque les différences de caractéristiques entre les personnes concernées sont prises en compte.

Puisque les hommes fondent un nouveau ménage plus souvent que les femmes après un veuvage ou une séparation, il est possible que ceux qui restent seuls soient les individus les moins résistants, donc avec une mortalité plus forte. La répartition des tâches dans le ménage rend par ailleurs les hommes moins autonomes pour vivre seul, notamment aux âges avancés, et accentue pour eux le choc d’une séparation ou du décès de la conjointe.

La séparation va de pair avec des risques de mortalité accrus dans les milieux sociaux défavorisés

La prise en compte des caractéristiques sociales réduit également la surmortalité des personnes séparées par rapport à celles qui vivent en couple. L’inverse n’aurait pas été surprenant : pour les plus de cinquante ans, les ruptures d’union sont plus fréquentes dans le haut de la hiérarchie sociale, donc pour ceux qui sont moins exposés au risque de décéder. La baisse du risque de surmortalité des personnes séparées, lorsqu’on le corrige des caractéristiques individuelles, traduit en fait une plus grande fragilité des catégories sociales les moins favorisées. Chez les hommes, les employés et les ouvriers non diplômés ont un risque de décéder 2,1 fois plus élevé que les cadres et les professions intellectuelles supérieures s’ils sont séparés. Ce rapport des risques n’est plus que de 1,6 pour les hommes en couple. Chez les femmes, les écarts de mortalité selon la catégorie socioprofessionnelle sont de moindre ampleur que pour les hommes. Toutefois, en cas de rupture d’union, les employées et les ouvrières non diplômées ont un risque de décéder supérieur à celui des femmes cadres (1,7 fois plus) alors qu’il n’y a pratiquement pas de différence pour les femmes en couple.

Les personnes qui vivent seules après avoir perdu leur dernier conjoint ont un risque de décès accru. Mais, contrairement au cas de la séparation, cette surmortalité varie peu entre catégories socioprofessionnelles, à âge, nombre d’enfants et statut d’occupation du logement comparables.

Les risques de décès sont les plus faibles avec deux enfants

À âge donné, le risque de décéder des femmes n’est pas le même selon le nombre d’enfants qu’elles ont eus. La courbe de la mortalité féminine en fonction du nombre d’enfants a la forme d’une courbe en « U », avec un risque minimum pour les femmes ayant eu deux enfants. Ce résultat persiste lorsque l’on tient compte d’autres caractéristiques qui engendrent des différences de mortalité, comme la catégorie socioprofessionnelle.

Des explications biologiques et médicales sont souvent avancées : les femmes qui ont des problèmes de santé particuliers n’ont pas d’enfant ou peu ; à l’inverse, la multiplication des grossesses fragiliserait l’état de santé des mères de famille nombreuse. En réalité, ces explications sont sans doute partielles. Par nature, elles ne valent pas pour les hommes, qui connaissent pourtant la même courbe en « U ». Celle-ci s’avère même plus prononcée que pour les femmes. Les hommes sont d’autant plus pénalisés qu’ils s’éloignent de la norme des deux enfants. À milieu social donné, l’effet du nombre d’enfants sur le risque de décéder pourrait refléter l’équilibre trouvé entre les coûts d’une descendance en termes d’efforts humains et financiers et ses bénéfices sur l’espérance de vie liés à des conduites moins risquées et à une meilleure intégration sociale.

Pour les personnes dont le conjoint est décédé, la taille de la progéniture ne dit rien du risque de décéder : ni chez les hommes, ni chez les femmes, il n’y a de différence significative du niveau de mortalité selon le nombre d’enfants. Par contre, les effets d’une séparation sont très atténués chez les hommes mais plus marqués chez les femmes. Cette sensibilité plus élevée de la mortalité féminine au nombre d’enfants pour les mères séparées pourrait résulter de leur plus grande proximité avec les enfants par rapport aux pères. En effet, en cas de séparation des parents, les relations des enfants sont plus fortes avec celui avec qui ils ont ensuite vécu, la mère huit fois sur dix.

Source INSEE http://www.insee.fr

 

Japon : la chute démographique se poursuit pour la seconde année
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Par YM www.agevillage.com

La population nippone a baissé pour la seconde année consécutive, ont annoncé jeudi les autorités, tirant la sonnette d'alarme sur les conséquences de cette chute démographique, combinée à un taux de natalité très bas, sur la croissance à long terme du pays et sa capacité à maintenir à flot le système des retraites.

La population japonaise s'est établie à 127,05 millions d'habitants au 31 mars, en diminution de plus d'un millier et demi sur les 12 mois précédents, prolongeant une tendance à la baisse enregistrée en 2006 pour la première fois depuis le début des compilations statistiques démographiques.

La proportion de Japonais âgés de 65 ans et plus atteint désormais un taux record de 21%, ce qui le conforte dans sa première place mondiale. Le taux de natalité du Japon se situe à 1,32%, soit bien en deçà des 2,07% qu'il lui faudrait atteindre pour compenser le veillissement de sa population.

Par YM www.agevillage.com

 

Eté 2007 : la Fondation de France se mobilise pour combattre l’isolement des plus âgés
Document sans titre

La Fondation de France soutient, partout en France, tout au long de l’année, des associations, des centres sociaux et des établissements qui apportent des réponses alternatives à l’isolement des personnes âgées.


250 projets de lutte contre l’isolement soutenus depuis 2001 « Vieillir dans son quartier, dans son village » : c’est à partir de ce souhait largement exprimé par les Français que la Fondation de France soutient chaque année 35 initiatives originales qui répondent à quatre critères essentiels : renouer des liens de voisinage, rompre l’isolement, favoriser l’autonomie et valoriser les personnes. Ces projets s’articulent essentiellement autour de 3 grandes thématiques :


1. la mobilité : 14% des initiatives soutenues préviennent le vieillissement en favorisant le déplacement
des personnes âgées en milieu urbain et périurbain.
2. la vie sociale et la lutte contre l’isolement : ces deux problématiques représentent 35 % des
projets, une part en constante progression.
3. l’habitat : élément clé de la socialisation des personnes, le logement regroupe 24% des projets
soutenus. À titre d’exemples :

  • A Paris, Délidémo propose un service de bibliothèque à domicile
    Rassembler les générations autour du livre, c’est l’objectif de l’association Délidémo dans le 12ème arrdt. Avec l’aide de bénévoles, elle propose un service de portage de livres à domicile. Un bénévole rend visite chaque semaine aux
    personnes âgées pour leur proposer un large choix d’ouvrages. Ce moment est l’occasion d’un échange et la création d’un véritable lien. Chaque lecture est l’occasion d’une critique faisant l’objet d’un article dans « La Gazette » de l’association.
  • Les « veilleurs de la vieillesse » brisent l’isolement des plus âgés à
    Voisins le Bretonneux (78) Pendant tout l’été, la coordination gérontologique de Plaisir, met en place au
    sein de la commune de Voisins le Bretonneux, un réseau de solidarité en faveur des personnes âgées isolées de plus de 75 ans. Une dizaine de bénévoles, des mères de familles et des jeunes retraités soutenus par une quinzaine d’étudiants, se relaient à leur domicile. Les visites donnent lieu à des discussions ou des sorties permettant de briser l’isolement important dans cette ville des Yvelines.
  • Une association parisienne rassemble sous le même toit, personnes âgées et étudiants L’association PariSolidaire met en relation un senior (dit accueillant) qui propose une chambre à son domicile et un étudiant (dit accueilli) qui offre des
    services ou une participation financière en échange de cet accueil. L’association réalise une démarche de sélection et d’accompagnement de ces « binômes » basée sur les notions d’engagement, de solidarité et de citoyenneté. Une charte
    a été créée pour formaliser la démarche. Cette initiative remporte un vrai succès. À ce jour, les 160 binômes constitués répondent efficacement à deux problèmes : l’isolement des personnes âgées et la pénurie de logements pour les étudiants.
  • A Paris, jeunes et anciens se retrouvent à « La Maison Ouverte » pour partager ateliers créatifs et activités corporelles
    « Vieillir c’est s’épanouir, découvrir et faire grandir ses talents ». C’est le credo de Gisèle Bessac, directrice de la Maison Ouverte, lieu de ressources pour les personnes âgées du 14ème arrdt. La Maison ouverte offre à la fois un accueil,
    une écoute, des activités corporelles, artistiques et culturelles (groupes de discussion et consultation avec un psychologue, danse et mouvement, couleur et image, chant, yoga…). Du 16 juillet au 31 août 2007, ce sont des ateliers de toutes natures qui sont proposés : confiture, tai chi, peinture et photo…l’occasion pour toutes les générations de se retrouver autour de passions communes.
  • Photo de famille à Fournels
    Concilier dans un canton rural action culturelle, logement social et lien intergénérationnel, c’est le défi relevé par le maire de Fournels, en Lozère. Du 14 juillet au 15 août, des ateliers photos sont mis en place à l’intention de 15
    résidents de la maison de retraite de la commune, âgés de 82 à 90 ans.
    L’objectif : créer un livre retraçant l’histoire de chacun à travers prises de vues et recueil de témoignages.

Quelques chiffres sur l’isolement des personnes âgées en France:
Un Français sur cinq a aujourd’hui 60 ans ou plus, soit 12,7 millions de personnes1. Parmi
elles, 4,3 millions ont plus de 75 ans. En 2050, 22,3 millions de personnes auront plus de 60 ans, soit
le tiers de la population totale.


37%2 des français de plus de 60 ans déclarent « Vivre seuls, sans conjoint ni personne
d’autre ». Leur proportion a triplé depuis 1962. À cet isolement résidentiel, souvent synonyme de
rupture du lien social, s’ajoute un sentiment de solitude qui se fait croissant avec l’âge.


La solitude frappe d’abord les femmes : 1 femme sur 5 de plus de 75 ans vit en couple contre 2
hommes sur 3 aux mêmes tranches d’âge.


Le vieillissement isole. L’âge charnière se situe entre 79 et 83 ans, âge où la perte du conjoint, des
douleurs physiques plus présentes, une perte d’autonomie, renforcent le sentiment de solitude.


Hormis le facteur de l’âge, de multiples variables entrent en jeu :
23% des plus de personnes de plus de 84 ans vivent seules ou à deux. La fréquentation d’un
groupe ou club décroît avec l’âge passant de 66% pour les sexagénaires à 37% pour les plus âgés. Une
personne sur 5 a souffert « d’un état dépressif » à un moment donné 4.


Canada : forte hausse du nombre de centenaires
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