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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 4/07/2009
 
   
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Le prix du vieillissement démographique de l'Europe
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Selon le rapport 2009 sur le vieillissement de la population, l'Europe s'attaque à ce problème, mais la récession menace de lui infliger un sérieux contretemps.

Ces derniers mois, les pays de l'Union européenne ont injecté des milliards d'euros dans leur économie afin de stabiliser le système financier et de stimuler la croissance. Les gouvernements reconnaissent que ces dépenses sont nécessaires pour faire face à une récession d'une rare ampleur, mais elles ont alimenté les déficits budgétaires, au moment où certains pays commençaient seulement à sortir du rouge. Or, comment gérer les incidences du vieillissement de la population sans moyens budgétaires?

Régler le problème du vieillissement pendant la récession ne sera pas une tâche facile, convient Joaquín Almunia, commissaire européen chargé des affaires économiques. Mais il estime que l'on peut y arriver en élaborant des politiques bien pensées, visant à renforcer l'efficacité des dépenses sociales, à accroître la productivité, à améliorer l'éducation et à relever le taux d'emploi.

Plus important encore, les gouvernements européens devront s'appliquer à réduire leurs déficits budgétaires dès que l'économie sera rétablie, comme le souligne la Commission dans son analyse du rapport sur le vieillissement.

Dans cinquante ans, la population sera beaucoup plus âgée, alors qu'elle sera à peine plus nombreuse. L'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Les revenus diminueront à mesure que la population active deviendra moins nombreuse, tandis que le coût des pensions, des soins de santé et des traitements de longue durée ne cessera d'augmenter.

Ces dépenses pèseront de plus en plus lourdement sur les finances publiques si l'Union européenne ne change pas de cap. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.

Ces chiffres portent sur la moyenne européenne, mais les tendances démographiques varient considérablement d'un État à l'autre: certains pays connaîtront une augmentation nettement supérieure de leurs dépenses liées à la vieillesse, surtout en ce qui concerne les pensions. Les années à venir, qui seront les dernières avant que les «baby-boomers» prennent leur retraite en masse, seront cruciales. Le rapport conclut qu'il n'est pas trop tard pour agir.

Des réformes sont encore nécessaires en matière de retraites et d'autres systèmes de soutien aux personnes âgées. Il faudrait également essayer de maintenir les seniors plus longtemps sur le marché du travail: le rapport note en effet qu'à peine la moitié de la population travaille encore à l'âge de 60 ans.

 

Paulin Llech Age d'Or Services
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Paulin Llech, Directeur général de la société pionnière du marché du service à la personne, Age d'Or services, nous explique sa démarche et son fonctionnement actuel. Les stratégies évoluent, les marchés et les besoins également, ainsi Mr Llech nous parle du nouveau partenariat créé avec PC 30, société de dépannage et formation à l'informatique, qui intéresse de plus en plus les seniors. Interview audio...

 

 

En 2050, la France métropolitaine compterait entre 61 et 79 millions d’habitants
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Par Isabelle Robert-Bobée, Insee

En 2050, la France métropolitaine compterait entre 61 et 79 millions d’habitants selon les hypothèses de fécondité, de mortalité et de migrations retenues.

D’après le scénario central, qui suppose la poursuite des tendances démographiques récentes, la France métropolitaine compterait 70 millions d’habitants en 2050, soit 9,3 millions de plus qu’en 2005. La population augmenterait sur toute la période projetée, mais à un rythme de moins en moins rapide. La population vieillissant, le nombre de décès augmente fortement et dépasserait vers 2045 le nombre des naissances. Le solde migratoire de 100 000 entrées nettes par an introduit en projection compenserait ce déficit naturel, permettant ainsi la croissance démographique. En 2050, près d’un habitant sur trois aurait plus de 60 ans, contre un sur cinq en 2005.

Les proportions de jeunes et de personnes d’âges actifs diminueraient. Au 1er janvier 2050, la France compterait alors sept habitants âgés de 60 ans ou plus pour dix habitants de 20 à 59 ans. Ce ratio aurait presque doublé en 45 ans.

Ces résultats sont sensibles aux hypothèses retenues, mais aucun scénario ne remet en cause le vieillissement de la population métropolitaine d’ici 2050. Il resterait toutefois moins marqué que celui de la plupart des pays européens.

Les projections de la population de la France métropolitaine établies en 2006 par l’Insee simulent chaque année, selon la méthode dite des composantes (cf. encadré 1), le nombre d’hommes et de femmes de chaque âge sur la base d’hypothèses relatives à l’évolution des trois composantes des variations de population que sont la fécondité, la mortalité et les
migrations : d’une année à l’autre, la population évolue en fonction des décès, des naissances et des mouvements migratoires (entrées et sorties du territoire). Les projections couvrent la période du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2050.

Pour chaque composante du mouvement de la population, trois hypothèses ont été retenues : une hypothèse centrale, qui prolonge les tendances passées, une hypothèse haute et une hypothèse basse.

Trois hypothèses de fécondité : 1,7 ; 1,9 ou 2,1 enfants par femme

Le nombre de naissances est projeté chaque année en appliquant à la population féminine en âge de procréer (c’est-à-dire dont l’âge atteint dans l’année est compris entre 15 à 50 ans) des taux annuels de fécondité par âge (1). Les hypothèses sont formulées sur ces taux ou plus précisément sur l’indice conjoncturel de fécondité (ICF). Cet indicateur est la somme des taux
de fécondité par âge pour une année donnée. Il représente le nombre moyen d’enfants par femme qu’aurait une génération fi ctive de femmes ayant pendant toute leur période féconde les conditions de fécondité par âge observée cette année-là. L’âge moyen à la maternité calculé à partir des taux de fécondité par âge une année donnée représente l’âge moyen auquel cette
génération fi ctive de femmes donne naissance à ses enfants, tous rangs de naissance confondus.

’hypothèse centrale (cf. encadré 2) retient un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,9 enfant par femme pendant toute la période projetée (cf. graphique I). C’est le niveau moyen observé entre les années 2000 et 2005. L’âge moyen à la maternité est supposé croître au même rythme que par le passé (tendance 1999-2005), pour atteindre un maximum de 30 ans en 2010. Les taux projetés demeurent constants ensuite.

L’hypothèse centrale de fécondité suppose un maintien de l’indicateur conjoncturel de fécondité à 1,9 enfant par femme et un plafonnement (rapidement atteint) de l’âge à la maternité : l’hypothèse centrale revient donc à supposer que la descendance fi nale des1femmes (nombre moyen d’enfants mis au monde par les femmes nées une année donnée) diminue progressivement
jusqu’à 1,9 enfant par femme (niveau projeté pour les femmes nées après 1990). Mais pour ces générations, les résultats sont incertains, puisqu’une grande partie de leur vie féconde (voire la totalité) est projetée. Actuellement, la descendance fi nale des femmes qui ont presque achevé leur vie féconde (générations 1964-1965) est de 2,05 enfants par femme.

L’hypothèse de fécondité haute suppose une hausse régulière de la fécondité (cf. graphique I). L’indice conjoncturel passerait alors à 2,1 enfants par femme en 2010 et se maintien drait à ce niveau ensuite. Ce niveau global de fécondité correspond à peu de chose près au seuil de remplacement des générations (actuellement de 2,07 enfants par femme). L’âge moyen à la maternité évolue de la même façon que sous l’hypothèse centrale. Les différences entre variantes de fécondité et hypothèse centrale
s’interprètent alors aisément : l’hypothèse haute de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances plus élevé et donc à une population plus nombreuse et plus jeune.

’hypothèse de fécondité basse suppose à l’inverse une baisse régulière de la fécondité (cf. graphique I). L’indice conjoncturel passerait alors à 1,7 enfant par femme en 2010 et se maintiendrait à ce niveau ensuite. Ce serait le niveau le plus bas observé en France depuis 1930 (1,66 enfant par femme en 1993 et 1994) mais aussi le symétrique du niveau retenu pour l’hypothèse haute (les variantes de fécondité fl uctuent de plus ou moins 0,2 enfant par femme par rapport à l’hypothèse centrale). L’âge moyen à la maternité évolue de la même façon que sous l’hypothèse centrale. L’hypothèse basse de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances plus bas et donc à une population moins nombreuse et plus âgée que l’hypothèse centrale.

Lire le document de l'insee, cliquez-ici

 

Projections démographiques pour la France et ses régions : vieillissement de la population et stabilisation de la population active
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Après chaque campagne de recensement, l’Insee réalise de nouvelles projections de population et produit des projections dérivées : projections de population à l’échelle des régions, projection de population active, projection du nombre de ménages. Ce dossier d’Économie et Statistique contient trois articles présentant les principaux résultats de ces nouvelles projections, fondées sur les deux premières vagues des enquêtes annuelles de recensement de 2004 et 2005.

Le dossier publié dans Économie et Statistique en 2002, à la suite du recensement de 1999, était titré « Perspectives démographiques et marché du travail : une nouvelle donne » (Blanchet et Lerais, 2002). Le principal résultat de ces projections portait sur le retournement progressif de la population active : le scénario démographique central conduisait à une diminution de la population âgée de moins de 60 ans, ce qui impliquait une diminution de la population active dans la plupart des scénarios. Six ans plus tard, les projections de population pour 2050 ont été fortement revues à la hausse. Dans le scénario central, la population de la France métropolitaine augmente continûment d’ici 2050 et atteint 70 millions de personnes. Dans les précédentes projections, publiées en 2001, l’hypothèse centrale aboutissait à 64 millions, soit 6 millions de moins, et la population diminuait à partir de 2040. Le résultat principal des projections précédentes est cependant confi rmé : le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans va considérablement augmenter. Les nouvelles projections de population active tiennent compte de ce changement et tablent maintenant sur une population active stable entre 2015 et 2050. De même, les projections régionales sont revues à la hausse : d’après le nouveau scénario central, la population en 2030 est plus importante que dans les projections précédentes pour 19 régions sur 22, la hausse dépassant 9 % dans 8 régions qui cumulent hausse de la fécondité et augmentation du solde migratoire.

Avant de décrire plus précisément ces nouvelles projections, la présentation de ce dossier est l’occasion de revenir brièvement sur le principe des projections, leurs objectifs et les hypothèses qui les fondent.

À quoi servent les projections ?

Les projections ne servent pas à prévoir l’avenir, mais à s’y projeter. Elles sont fondées sur des hypothèses concernant les comportements futurs, dont on décrit les conséquences en termes de population. Elles ne deviennent des prévisions que si l’on attribue une vraisemblance aux hypothèses faites sur les comportements et leur évolution. À partir d’un consensus minimum sur les hypothèses, les résultats des projections servent de cadre général au débat social. C’est particulièrement le cas en France où le vieillissement de la population apparaît comme un phénomène inéluctable dans les prochaines décennies, dont on cherche à mesurer – pour les anticiper – les conséquences en termes de population active, d’équilibres des systèmes de retraite, de gestion des systèmes d’aides aux personnes âgées, de répartition spatiale de la population, etc. Les projections peuvent conduire à modifi er les comportements futurs, devenant ainsi des prévisions « autodestructrices » si on cherche à échapper aux conséquences qu’elles annoncent. Des prévisions peuvent, à l’inverse, être autoréalisatrices, si elles entraînent un effet de suivi, comme dans les phénomènes de prévision boursière. On trouvera une introduction à ces questions, ainsi qu’une discussion des notions de projection, de prévision scientifique et de manipulation dans This (1996).

Pour lire le document complet de l'Insee, cliquez-ici

 

Déficit démographique en Europe : l’immigration est-elle la solution ?
Document sans titre Pendant plus de deux siècles, le continent européen a été une terre d’émigration. Mais depuis une soixantaine d’années, la situation s’est inversée : les pays européens se font terre d’accueil pour les migrants internationaux et les demandeurs d’asile. La prospérité du continent et son fonctionnement démocratique continueront d’en faire une destination de choix. Est-ce la solution à une population démographique qui décline? De plus en plus d’hommes politiques et universitaires en sont persuadés.

En 2005, l’Union Européenne a atteint un pic migratoire de 2 millions de personnes, qui ont eu pour principales destinations l’Italie et l’Espagne.

Ces deux pays, tout comme le Royaume-Uni, figuraient au siècle dernier parmi les principaux pays d'émigration : ils sont désormais parmi les pays qui ont le solde migratoire (immigration-émigration) le plus élevé au monde.

L’immigration, un élément positif pour la population européenne

Les statistiques varient bien sûr d’un pays à l’autre : certains nouveaux pays membres de l’UE comme la Pologne ou l'Estonie connaissent un solde migratoire négatif, leur population émigrant davantage que l’immigration qu’ils enregistrent.

Au niveau européen, on estime que la population immigrée représente en moyenne 8,6% de la population totale de l'UE. Ces chiffres entretiennent beaucoup de craintes. Pour la française Françoise Castex (Parti Socialiste Européen), auteur d’un rapport sur l’avenir démographique de l’Europe, il faut pourtant considérer l’immigration comme un élément positif pour la population du continent.

Car avec une population vieillissante et un taux de fécondité faible, on estime que d’ici 2050, près de 56 millions de travailleurs immigrés seront nécessaires en Europe pour pallier aux besoins de l’économie (source : Etude de la Commission européenne d’octobre 2007). L’immigration serait donc une des solutions au vieillissement de la population européenne.

Des réticences liées au défi de l’intégration

Pourtant, selon un sondage Eurobaromètre, seuls 4 européens sur 10 estiment que les immigrés contribuent positivement à leur pays. L’intégration jugée insuffisante des migrants dans leur société d’accueil jette ainsi une ombre sur le phénomène d’immigration.

Pour contrer les opinions xénophobes, le rapport de Françoise Castex plaide pour une approche claire et raisonnée de l’immigration. Les immigrés doivent obtenir une sécurité légale et sociale, tandis qu’il faut particulièrement surveiller et pénaliser les trafiquants humains et employeurs peu regardants sur les papiers de leurs travailleurs.

Une « carte bleue » pour les immigrants hautement qualifiés


Pour attirer les personnes qualifiées et encourager leur immigration, l’Union Européenne envisage de créer un permis de travail spécial, sous forme de « carte bleue ». Le Parlement européen a déjà fortement soutenu ce projet dans le rapport de la députée Lilli Gruber, adopté en septembre dernier. Car les députés estiment que le marché européen du travail est bien demandeur d’une immigration légale bien gérée.

L’expérience de l’Espagne et de l’Irlande est à ce titre parlant : leur croissance économique des années 1999-2005, supérieure à la moyenne européenne, est étroitement liée à l’afflux massif de travailleurs étrangers.

Immigration légale vs. immigration clandestine


Le problème de l’immigration clandestine semble pourtant occulter les bénéfices évidents d’une immigration bien gérée. Si les chiffres sur l’immigration illégale au sein de l’UE sont controversés, on peut néanmoins avancer une estimation entre 4.5 et 8 millions d’illégaux sur le sol européen.

Pour le député espagnol Javier Moreno Sanchez, auteur d’un rapport à ce sujet, il importe de ne pas traiter les immigrés illégaux venus de pays tiers comme des criminels : beaucoup d’entre eux ont risqué leur vie pour venir chercher en Europe leur liberté ou leurs moyens de subsistance.

Entre contenir l’arrivée massive de clandestins sur le sol européen et encourager l’immigration légale (notamment des personnes qualifiées), l’Union Européenne, quant à elle, se cherche une politique de l’immigration cohérente.

Source : Parlement européen

 

Belgique : Quasi 20 000 seniors en plus chaque année
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• La Belgique compte presque 2,4 millions de personnes de plus de 60 ans : quasi 20 000 en plus chaque année
• Le nombre de personnes très âgées (80 ans et plus) connaît une augmentation rapide : 8 000 en plus chaque année
• Deux personnes très âgées sur trois sont des femmes
• Un senior sur deux n’a pas dépassé l’enseignement primaire
• Les seniors sont plus heureux que les jeunes
• On divorce de plus en plus souvent à un âge avancé
• Le groupe des seniors divorcés a doublé en 15 ans
• Les seniors masculins ont davantage de loisirs que les seniors féminins
• Un senior sur sept part en vacances cinq fois ou plus par an
• Sept seniors sur dix possèdent un gsm
• Un senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un

La Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie a rassemblé un certain nombre de faits et de chiffres pertinents au sujet des seniors.

Début 2007, la Belgique abritait 2,36 millions de personnes de plus de soixante ans contre 2,06 millions en 1991 ce qui représente une croissance moyenne de 18 900 unités par an. La part des personnes très âgées (personnes de 80 ans et plus)
dans le groupe des seniors est à la hausse. Au 1er janvier 2007, elles étaient 484 000 contre 353 000 à la même date en 1991, soit une augmentation de plus d’un tiers (plus 37%).

Les seniors se marient aussi, et même plus qu’avant. Bien que l’espérance de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes, les hommes âgés continuent de choisir des femmes (parfois nettement) plus jeunes.

Si le mariage à un âge avancé devient plus fréquent, le divorce aussi. Dans la tranche d’âge des soixante ans et plus, on dénombre d’ailleurs plus de divorces que de mariages.

Le niveau d’instruction des personnes âgées est plus bas que celui du reste de la population. Une personne de plus de 65 ans sur deux a obtenu au maximum un diplôme de l’enseignement primaire.

En chiffres absolus, il y a davantage de seniors actifs que vingt ans auparavant mais en pourcentage, la tendance est à la baisse. Les seniors sont deux fois plus nombreux à travailler que leurs homologues féminines. Plus de trois actifs âgés sur quatre ont le statut d’indépendant, alors que les indépendants ne représentent même pas un sixième de la population occupée totale.

Le vieillissement va devenir une question importante dans les prochaines décennies. Au début des années nonante, pour une personne de 65 ans ou plus, la population comptait quatre personnes âgées de 20 à 65 ans. Cette proportion passera à une personne sur trois en 2020 et même à une sur deux en 2040. La Région flamande sera davantage confrontée au vieillissement que les deux autres ; des trois, la Région de Bruxelles-Capitale sera celle qui le subira le moins. Trois seniors sur quatre sont propriétaires de leur logement. Les seniors possèdent plus souvent que le reste de la population une ligne téléphonique fixe,
un téléviseur, une machine à coudre ou un mobil home et sont plus fréquemment propriétaires d’une seconde résidence. Par contre, ils sont moins nombreux à avoir une voiture, un pc, une connexion Internet, un four à micro-ondes ou un gsm.

Toutefois, sept seniors sur dix possèdent déjà un gsm. Les plus de 60 ans ont dépensé en moyenne € 19.087 en 2005. Les seniors dépensent surtout moins en tabac, vêtements, chaussures, meubles, véhicules et pour la culture, la détente et l’enseignement. Par contre, ils consacrent plus d’argent à l’alimentation, aux boissons, au logement, au chauffage, à l’éclairage et
à l’eau, aux gros appareils ménagers et à la santé.

Les seniors masculins boivent un peu moins de bière que la moyenne masculine. Les personnes âgées boivent peu d’eau minérale et la consommation de boissons rafraîchissantes, qui est fortement liée à l’âge, est nettement plus faible chez les
plus de soixante ans.

Un senior de 65 à 74 ans sur six et un senior de 75 ans et plus sur dix fume. C’est largement en dessous de la moyenne générale qui s’élève à plus d’une personne sur quatre. Pourtant, parmi les 65-74 ans, près d’une personne sur deux et d’une personne sur trois chez les 75 ans et plus ont déjà fumé. Nombreux sont donc ceux qui ont arrêté.

Plus leur niveau d’instruction est faible, plus les personnes ont des problèmes de santé. Bronchites chroniques, infarctus et autres maladies cardiaques graves surviennent plutôt chez les hommes tandis qu’une tension élevée, l’usure des articulations et l’ostéoporose frappent davantage les femmes. La bronchite chronique, le diabète, les infarctus et les autres maladies cardiaques graves augmentent jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans, pour stagner ensuite. Bonne nouvelle : près de la moitié des plus de soixante-cinq ans ne signale aucune déficience physique.

Ces dernières années, le nombre de personnes atteintes de démence a crû au rythme de deux mille unités par an. De manière générale, cette maladie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Seule une personne de plus 60 ans sur trois part en vacances, contre deux personnes sur trois dans le reste de la population. Par contre, les seniors qui partent en vacances le font généralement plus souvent que les autres Belges.

Les hommes âgés ont une bonne heure de loisirs en plus que les femmes. Chez les seniors, les femmes consacrent beaucoup plus de temps aux tâches ménagères que les hommes.

Les seniors masculins consacrent plus de temps aux déplacements que les femmes. Les hommes utilisent proportionnellement plus souvent la voiture, le vélo, le vélomoteur, la moto ou le scooter. Les femmes, quant à elles, optent plus souvent pour les transports en commun et les déplacements à pied. Les seniors sont plus heureux que les jeunes. Les différences sont statistiquement significatives, et plus marquées chez les hommes que chez les femmes. Les plus heureux apparaissent être les personnes dans la catégorie d’âge de 66 à 75 ans. Ensuite, le sentiment de bonheur tend à s’effriter quelque peu.

Les seniors sont un peu moins satisfaits de leurs contacts sociaux que le reste de la population. Un senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un. Résider en institution ou en ville réduit le nombre de contacts sociaux.

Source : FOD Economie, KMO, Middenstand en Energie

 

Guillaume Fernandez : "Sociologue formateur à l’UBO"

Par Guillaume fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique de l'UBO.

Les enjeux démographiques et sociologiques du vieillissement

Notre époque s’interroge beaucoup sur les « personnes âgées » et réfléchit sur leur place dans la société, sur le « problème » que constitue la vieillesse, et sur les bonnes manières de le prendre en charge. Cette réflexion touche à des domaines très divers qui sont à la fois d’ordres démographiques, sociaux, économiques, politiques, juridiques, culturels, etc.

Pourquoi ces interrogations aujourd’hui et cette réflexion sur cet âge de la vie ?

Plusieurs raisons peuvent être avancées à cela. Bien sûr le désormais célèbre problème des retraites vient à l’esprit de chacun quand on aborde la question de la vieillesse aujourd’hui, et il est vrai que le vieillissement de la population pose un certain nombre de difficultés à nos systèmes sociaux. Mais je plaiderais que ce n’est peut-être pas le problème le plus fondamental et pas la cause principale de notre intérêt actuel pour le vieillissement. Ce n’est en tout cas pas sous cet angle que nous aborderons la question ici.

De façon plus globale, nous partirons de l’idée que si la société se préoccupe tellement du vieillissement, c’est parce qu’elle ne sait pas très bien comment réagir devant ce phénomène. La vision que nous avons collectivement de cet âge de la vie, après une période de très grands changements, a perdu de sa précision et de sa simplicité et nous n’avons plus les clés sociales et culturelles pour l’appréhender. Il est facile de noter que les différents discours qui circulent sur la question oscillent aujourd’hui entre une vision positive qui se félicite des gains d’espérance de vie, vus comme une sorte de « victoire de la longévité » et une vision plus négative qui, tout de suite après le cri de victoire, s’empresse d’imaginer tous les problèmes que va poser immanquablement la présence de tant de personnes âgées.

La vieillesse est donc prise dans ce paradoxe où, de plus en plus présente socialement avec une augmentation forte du nombre de personnes vivant aux âges les plus élevés, elle est aussi de plus en plus difficile à appréhender. Autrement dit, bien qu’ayant parmi nous et autour de nous de plus en plus de personnes âgées, nous les connaissons peut-être de moins en moins bien et nous ne savons pas très bien comment nous situer par rapport à elles. Il semble d’ailleurs qu’elles-mêmes ne savent pas très bien définir leur place.

Les enquêtes montrent régulièrement que les vieilles personnes ressentent aussi l’ambivalence de leur situation, prises entre la revendication du droit à profiter pleinement d’une retraite méritée après une longue vie de travail, et le regret parfois de n’être pas plus utile après le départ à la retraite. Elles en montrent aussi la fragilité et combien le bien-être d’une personne âgée tient parfois à peu de choses et peut se détériorer très vite quand son entourage proche se transforme.

C’est à ces différents points que nous proposons de réfléchir ensemble en traitant de la transformation de la vieillesse et en faisant un point sur les modes de vie des personnes âgées aujourd’hui dans leur nouvelle complexité.

Par Guillaume fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique de l'UBO.

Il est formateur chargé d'enseignement au service de formation continue de l'université de Bretagne Occidentale il intervient beaucoup auprès de professionnels du travail social et de la santé qui se forment aux questions spécifiques du vieillissement et du handicap.

 

 

 

Le déficit démographique européen : une société qui s'étiole ?
Document sans titre L'Europe, par bien des aspects, est forte. Les récents élargissements et la croissance économique de l'Union européenne maintiennent sa position sur la scène mondiale et l'Union vit en paix et en prospérité. Le spectre du déficit démocratique s'en est allé, vient celui du déficit démographique. Les nouveaux défis du vieillissement de la population sont au cœur des réflexions du Parlement européen. Voici un premier état des lieux démographiques d'une Europe vieillissante…

En 1950, nous étions 2,5 milliards de terriens. Nous sommes 6,6 milliards aujourd'hui et notre planète bleue devrait compter un peu plus de neuf milliards d'habitants en 2050. Il y a un siècle, l'Europe représentait 15% de la population mondiale : soit trois fois plus que sa part espérée pour 2050. Le contraste est d'autant plus frappant que les pays en développement connaissent une forte croissance démographique : ils fournissent 95% de l'augmentation de la population mondiale.

Bye-bye baby boom ! Bonjour papy boom

C'est mathématique : pour assurer le renouvellement des générations, le taux de fertilité doit être de 2,1 enfants par femme. Or, la moyenne européenne est de 1,52. La conséquence immédiate en est un déficit démographique: le nombre de décès dépasse celui des naissances.

Cette chute de la fertilité se produit après les décennies très fertiles de l'après-Seconde guerre mondiale, la fameuse période du "baby-boom". Maintenant que ces "baby-boomers" atteignent peu à peu l'âge de la retraite, la proportion des personnes âgées devant être soutenues par les classes d'âges laborieuses va croître de manière significative.

Comme l'expliquait le Commissaire européen Vladimir Špidla en octobre 2006, « il y a, aujourd'hui, dans l'UE, quatre personnes en âge de travailler pour chaque personne de plus de 65 ans. En 2050, ce ratio passera à deux actifs pour chaque retraité".

L'UE en 2050: une maison de retraite à ciel ouvert ?


L'âge moyen d'un citoyen de l'Union européenne est de 39 ans. Il devrait être de 49 ans en 2050, avec 11,4% d'octogénaires. En effet, l'espérance de vie, et c'est une bonne chose, s'allongerait de six ans pour les hommes et de cinq ans pour les femmes, en raison des progrès significatifs en matière sociale, économique et médicale. On vieillit bien, dans l'Union européenne, si l'on compare au reste du monde.

Mais les populations âgées requièrent davantage de soins, donc de dépenses de santé, ce qui a des conséquences sur le financement des mécanismes de solidarité nationale ainsi que sur celui des retraites. De plus, les changements démographiques qui structurent une société influencent le dynamisme économique, l'innovation et la créativité. Entre 2031 et 2050, la croissance du PIB de l'UE perdrait 1,2%par le simple fait de l'évolution de l'âge du capitaine (et de celui de l'ensemble de l'équipage, d'ailleurs).

Les différences en matière de compétitivité seront encore plus flagrantes, dans les années à venir, lorsqu'elles seront comparées avec les performances économiques des régions du monde connaissant une croissance démographique.

Quels remèdes avec quelles conséquences ?

Il existe trois pistes pour atténuer le déficit démographique de l'Union européenne. La première consiste à recourir à l'immigration. Toutefois, les immigrants vieillissent aussi et il seront en droit de bénéficier de la solidarité sociale après avoir travaillé pour l'économie européenne. Sans oublier que les questions liées à l'immigration sont diversement accueillies par l'opinion publique et suscitent parfois des tensions.

Une deuxième possibilité consisterait à augmenter la productivité des actifs, en allongeant l'âge du départ en retraite. Ce n'est pas toujours une solution bien accueillie par une population qui souhaiterait, au contraire, davantage de loisirs et de temps libre.

Enfin, de nouvelles politiques natalistes sont envisageables, à la condition qu'elles ne remettent pas en cause les progrès accomplis (et ceux restants à accomplir) en matière d'égalité des genres. En d'autres termes, il s'agirait d'inciter les femmes à donner naissance à davantage de bébés, sans les renvoyer à la maison.

L'action du Parlement européen

Même s'ils n'ont pas (encore ?) trouvé la formule de l'élixir de jouvence, les députés européens ne restent pas inactifs sur ce thème, comme le révèlent les très nombreux rapports qui traitent des conséquences du vieillissement de nos concitoyens et des possibles mesures à prendre.

La commission parlementaire de l'Emploi et des Affaires sociales prépare une réponse à la communication de la Commission européenne sur les défis et opportunités des changements démographiques (Rapport de la française Françoise Castex, groupe socialiste). Cette même commission a adopté, en février 2006, un rapport sur la solidarité entre les générations dans le contexte des défis démographiques (rapport du britannique Philip Bushill-Matthews, groupe PPE-DE).

Celle de l'industrie réfléchit sur l'amélioration de la qualité de vie des personnes âgées via le recours aux nouvelles technologies de l'information. Le rapport correspondant de Mme Neena Gill, députée européenne du Royaume-Uni (groupe socialiste), devrait être voté en commission le 19 décembre 2007.

A propos de l'immigration, la commission parlementaire des libertés civiles a adopté, en septembre dernier, le rapport de la députée européenne italienne Lilli Gruber (groupe socialiste) sur la migration légale. L'une des dispositions envisage la création d'une "Carte bleue" européenne, équivalente à la Green card américaine, qui serait délivrée aux immigrants possédant des qualifications professionnelles pour leur permettre de vivre et de travailler au sein de l'UE.

Dans les semaines à venir, nous vous proposerons une série d'articles sur la manière dont le Parlement européen tente d'encourager des actions positives pour tirer le meilleur parti de la situation démographique de l'Union européenne. A suivre !

Par le Parlement Européen http://www.europarl.europa.eu

 

Dominique Lemieux : "2030 : portrait d’un papy-boom"
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Par Dominique Lemieux publié dans "Quartier Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal", est reproduit via le site de l'Agence de presse étudiante mondiale

La société québécoise se métamorphose. Les cheveux grisonnent, les rides s’additionnent et les lunettes, appareils auditifs, marchettes et autres béquilles diverses se multiplient. Les enfants du boom des années 1940 et 1950 ont vieilli. Place au papy-boom ! Incursion dans le Québec de demain.

Le 1er octobre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié une série de recommandations pour que les villes soient plus conviviales et sécuritaires pour les aînés. Il en est ressorti le Guide des villes amies des aînés, dont Sherbrooke fait partie. Selon Marie Beaulieu, du Centre de recherche sur le vieillissement de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, « si le processus est bien amorcé, beaucoup reste à faire ».

Si l’on en croit le guide et les spécialistes, d’ici 2030, les villes devraient s’être adaptées aux nouvelles réalités. Des passages pour piétons où le laps de temps pour traverser sera plus long côtoieront les passerelles et les passages souterrains. Des toilettes publiques et davantage de bancs joncheront les artères des villes. Ce sera le paradis des escaliers mécaniques, des ascenseurs et des surfaces antidérapantes. Les portes des maisons et les couloirs s’élargiront, les seuils surélevés disparaîtront. Barres d’appui, bancs de douche et toilettes surélevées deviendront choses communes dans les salles de bain.

Plusieurs villes font déjà des efforts dans ce sens. Pour Anne-Marie Drolet, directrice montréalaise de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec, la métropole a été longtemps en retard mais elle note « l’ouverture des autorités en place ». Elle donne l’exemple du travail fait par la Société de transport de Montréal (STM) pour développer des services de navette entre des secteurs où la population est plus âgée et les points d’intérêt comme les commerces, les centres culturels… Des stratégies du genre devraient se multiplier dans les années à venir.

Le vieux Québec

Le Québec connaît un vieillissement de la population parmi les plus rapides de la planète. Dans moins de 30 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans aura doublé. Si les aînés représentent aujourd’hui 14 % de la population, ils seront 27 % en 2030, estime Hervé Gauthier, démographe à l’Institut de la statistique du Québec. L’âge médian passera ainsi de 39 ans aujourd’hui à 47 ans en 2030. « Les groupes d’âge appartenant aux générations du baby-boom demeurent les plus nombreux dans l’ensemble de la population et, selon l’évolution prévisible, ils vont le demeurer jusqu’à un âge avancé », explique-t-il. Bientôt, il y aura « une personne âgée pour un jeune », ajoute M. Gauthier. Il souligne aussi que les aînés vivront encore plus vieux : la population des 85 ans et plus pourrait être multipliée par six au cours des 50 prochaines années. Le démographe affirme que « les préoccupations et les besoins des aînés vont donc accaparer l’attention de la société. »

« Le vieillissement de la population aura quelques conséquences désagréables », selon Jacques Henripin, fondateur du Département de démographie de l’Université de Montréal. Les aînés deviendront « un poids financier » pour les 18-65 ans. Les pensions publiques et la santé seront deux secteurs à réformer, car « le système actuel sera non viable », explique-t-il. Des solutions ? M. Henripin parle entre autres d’une révision de l’âge de la retraite et d’une présence accrue du privé. D’après lui, « peu importe les options, les autorités devront agir ».

Autre inquiétude : les aînés ont l’habitude de moins dépenser que les jeunes. Crise économique en perspective ? « Non », répond Sylvie Jean de l’Institut de la statistique du Québec, « les personnes âgées de demain souhaiteront continuer de consommer et ne voudront pas modifier leur mode de vie de baby-boomers ».

Mamy-boom

Il sera nécessaire de prendre soin de cette nouvelle génération d’aînés. C’est du moins ce que pense Louis Plamondon, responsable du certificat de gérontologie de l’Université de Montréal. Il s’inquiète principalement de la condition des femmes. « Elles sont plus nombreuses, davantage fragilisées économiquement, plus isolées et ont une longévité plus grande. » D’ailleurs, on devrait plutôt mentionner le phénomène du mamy-boom, puisqu’il y aura plus de femmes aînées que d’hommes – en 2001, il y avait 142 femmes pour 100 hommes au Québec, selon les données fournies par l’Institut de la statistique du Québec.

Que se passera-t-il après 2030 ? Les données de l’Institut de la statistique du Québec prévoient une décroissance de la population québécoise. En effet, les taux d’immigration et de natalité ne seront pas suffisants pour stabiliser la population. Le boom de natalité des années 1950 aura donc laissé des traces dans la société québécoise. Du début… à la fin.

Par Dominique Lemieux publié dans "Quartier Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal", est reproduit via le site de l'Agence de presse étudiante mondiale

 

DEMOGRAPHIE - Des chiffres alarmants

Le pays n’en finit pas de se préoccuper de son taux de natalité, et il y a de quoi. Selon les estimations des démographes, la situation pourrait devenir catastrophique d’ici 50-60 ans. Mais ce n’est pas tant la baisse du nombre d’habitants qui inquiète, mais bien une population active restreinte qui dans le futur devra subvenir aux besoins de la majorité : les retraités

“Si l’on veut maintenir le nombre actuel d’habitants dans le pays (21,7 millions, ndlr), chaque femme devrait avoir au moins deux enfants, dans le cas contraire la Roumanie aura 16,7 millions d’habitants en 2050, 11,9 millions en 2075 et seulement 8,5 millions en 2100. Il faut donc encourager les naissances par une politique adaptée”,a déclaré mardi le président Traian Basescu lors de la conférence internationale “Où va la population de la Roumanie”, organisée par l’université Lucian Blaga de Sibiu. Un constat alarmant dû à plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, l’émigration des plus jeunes, un système de santé médiocre. Sans parler de la mortalité infantile. A ce sujet, Traian Basescu n’a pas hésité à réitérer que la Roumanie enregistrait “le taux de mortalité infantile le plus élevé de l’Union européenne.”

Par ailleurs, une étude rendue publique en début de semaine par le Fonds de l’Onu pour la population et la Commission nationale pour la population et le développement pointe du doigt un monde du travail qui ne prend pas suffisamment en compte les difficultés des Roumaines désireuses de faire un enfant. Peu de crèches, un partage du congé parental qui n’est pas pratiqué, très peu d’aides : rien n’encourage les femmes à faire un enfant, d’autant qu’elles ne sont pas sûres de retrouver leur travail après leur congé maternité. Une situation déjà dénoncée il y a un an dans Lepetitjournal par Minedora Cliveti, présidente de la Comission parlementaire pour l’égalité des chances (voir article du 30 octobre 2006).

La nécessité d’une politique de la démographie

Au-delà des chiffres, c’est une véritable crise socio-économique qui attend le pays. Car qui va payer les retraites de ceux qui ont aujourd’hui 40 ans, nés suite à la politique nataliste radicale décrétée par Nicolae Ceausescu en 1966, obligeant les femmes à avoir au moins quatre enfants ? En 2050, les prévisions estiment que plus de la moitié de la population sera formée de retraités. “Le problème est réel et le sera davantage dans 20, 25 ans, il faut une politique de la démographie, insiste le sociologue Mircea Kivu, car c’est la structure de la population qui est problématique (…) D’autre part, il est bien connu que l’amélioration du niveau de vie ne garantit pas une hausse de la fécondité, au contraire. C’est d’ailleurs la Moldavie, la région la plus pauvre du pays, qui enregsitre le taux de natalité le plus élevé."

Peut-être que l’obligation pour les 16-35 ans de souscrire à un fonds de retraite privé depuis ce lundi est un pas vers la résolution du probléme. Mais cela ne sera sans doute pas suffisant. A Sibiu, le président roumain a conclu en soutenant que “la chute de la natalité est un sujet très grave en Roumanie qui nous concerne tous : politiciens, l’Eglise, citoyens d’aujourd’hui et de demain”.

Par F.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 20 septembre 2007

 

La Russie en forte dépopulation
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Article isssu de la revue Population & Avenir http://www.population-demographie.org

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Disposant du pays le plus vaste du monde et de ressources considérables, la Russie voudrait bien voir utiliser à son propos le terme de « grand » dont bénéficiait feu l’URSS. Mais sa population diminue fortement et son poids démographique relatif dans le monde baisse encore plus1.

La Russie a atteint un maximum de population en 1992 avec 148,3 millions d’habitants. Depuis, chaque année enregistre une population moindre par rapport à l’année précédente et la dernière évaluation (2006) donne moins de 143 millions d’habitants, soit une perte de plus de 5 millions en quatorze ans. Quelles sont les causes d’un tel dépeuplement ? Elles ne tiennent pas à une hémorragie migratoire puisque le solde migratoire de la Russie est positif depuis 1974. Notons néanmoins que cet apport migratoire est limité, 107 432 en 2005 et 128 316 en 20062, ce qui signifie un taux d’accroissement migratoire beaucoup plus faible que celui de l’Union européenne ou des États-Unis.

1.Les naissances et les décès en Russie

La perte de population de la Russie provient donc du solde naturel, d’un excédent très élevé des décès sur les naissances depuis 1992, souvent supérieur de plusieurs centaines de milliers par an. Examinons seulement la dernière année connue, 2006 : elle compte 146 cercueils pour 100 berceaux. Quelles peuvent être les raisons de ce déficit naturel considérable, jamais vu en période de paix ?

D’une part, la fécondité de la Russie est basse, inférieure à 1,5 enfant par femme depuis 1992 et les effectifs des générations en âge de procréer ne sont pas très élevés en raison de l’histoire démographique de la Russie.

D’autre part, la Russie connaît une forte surmortalité, le taux de mortalité le plus élevé de l’ensemble de l’Europe, double de celui de la France ou des Pays-Bas. Cette surmortalité concerne tous les âges de la vie, avec déjà un taux de mortalité infantile plus du double de celui de l’Europe occidentale ou de l’Europe septentrionale.

Cette surmortalité1 est encore plus marquée pour le sexe masculin, puisque son espérance de vie à la naissance est de seulement 59 ans (76 ans au Royaume-Uni, 77 ans en France) et celui des femmes de 72 ans (81 ans au Royaume-Uni, 83 ans en France).

Il importe enfin de noter que la dépopulation de la Russie ne semble pas devoir s’enrayer si l’on considère les projections puisque même celles réalisées selon des hypothèse hautes annoncent un recul à 131 millions en 2040 et, selon les hypothèses basses, à 102 millions.

1.La population de la Russie

Même si la Russie reste membre permanent du conseil de Sécurité de l’ONU, comment sa chute démographique pourrait-elle lui permettre de redevenir un des deux « grands », alors que son poids démographique dans le monde diminue et que ce pays va en outre souffrir d’un manque accru de main-d’œuvre, à tous les niveaux de compétence, l’obligeant à des accords internationaux ?

Source La revue Population & Avenir http://www.population-demographie.org

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Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux

En 2050, un Européen sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches, sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes, des sociologues et des médecins présentent ici des éléments objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête – ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.

Augmentation de l’espérance de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.

Ont contribué à cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg, Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican, Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.

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Sommaire


Avant-propos

Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance en Europe

 

Les personnes en couple vivent plus longtemps
Par Rachid Bouhia, division Enquêtes et études démographiques, Insee

À âge donné, les personnes qui vivent en couple risquent moins de décéder que les personnes qui vivent seules. Une fois arrivées aux grands âges, celles qui n’ont jamais vécu en couple font exception. En revanche, à tout âge, une séparation ou le décès du conjoint s’accompagne d’une surmortalité, à laquelle les femmes semblent mieux résister. Situation conjugale et risques de mortalité partagent des origines communes. La précocité des décès de ceux qui n’ont jamais vécu en couple résulte ainsi souvent d’une conjonction de facteurs de santé, sociaux et professionnels défavorables qui recoupe leur difficulté à fonder un foyer. Les hommes et les femmes qui ont eu deux enfants ont un moindre risque de mortalité.

Les hommes vivent plus longtemps en couple

80 % des hommes et 65 % des femmes âgés de 40 à 90 ans vivent en couple. Les situations conjugales des femmes sont plus diversifiées que celles des hommes, en particulier aux âges élevés. En cas de rupture d’union ou de décès du conjoint, les hommes ont davantage tendance à former un nouveau couple, en général avec des femmes plus jeunes. Les femmes, dont l’espérance de vie est plus élevée, restent de leur côté plus souvent veuves. Ainsi, au-delà de 70 ans, la majorité des femmes n’est plus en couple, contrairement aux hommes. Entre 70 et 80 ans, seule une femme sur deux est encore en couple. Après 80 ans, 56 % d’entre elles ont perdu leur conjoint. Aux mêmes âges, la part des hommes qui vivent en couple est toujours supérieure à 70 %.

Parmi les 40-90 ans, 8,1 % des hommes et 8,0 % des femmes n’ont jamais vécu en couple (source). Parmi les plus de 70 ans, la proportion est respectivement de 7,1 % et 9,4 %. N’avoir jamais vécu en couple est plus fréquent en bas de la hiérarchie sociale pour les hommes et en haut pour les femmes.

À âge donné, les personnes seules sont plus nombreuses à décéder

Les personnes qui ne vivent pas en couple ont une plus grande mortalité quel que soit l’âge. Entre 40 et 50 ans, leur taux de mortalité est deux à trois fois plus élevé. L’écart se réduit ensuite au fur et à mesure de l’avancée en âge.

Pour les hommes, cette surmortalité est plus marquée et persiste après 80 ans. Les hommes seuls de 80 à 90 ans ont ainsi une probabilité annuelle moyenne de décès de 100 ‰, contre 88 ‰ pour ceux qui vivent en couple. Chez les femmes, la surmortalité touche surtout celles très âgées qui sont séparées : entre 80 et 90 ans, leur taux de décès dans l’année s’élève à 54 ‰ contre 50 ‰ pour celles qui sont toujours en couple.

Le célibat continu coïncide avec une plus faible mortalité aux très grands âges...

Ne pas être en couple à un âge donné peut résulter d’un célibat continu, du décès du conjoint ou d’une séparation. Les personnes qui n’ont jamais vécu en couple se distinguent des autres. Si les personnes seules meurent davantage que celles qui vivent en couple, celles qui n’ont jamais vécu en couple font exception à partir d’un certain âge, surtout les hommes : le risque de décéder dans l’année des hommes de plus de 80 ans qui n’ont jamais vécu en couple est de 77 ‰ au lieu de 88 ‰ pour les hommes en couple. Pour les femmes, il est de 47 ‰ au lieu de 50 ‰.

De plus, alors que la surmortalité baisse régulièrement avec l’âge pour les personnes n’ayant jamais vécu en couple, il n’en est pas de même pour les veufs et pour les personnes séparées, notamment pour les femmes. Pour eux, la surmortalité par rapport aux personnes en couple, mesurée par le rapport des probabilités annuelles moyennes de décès, n’évolue pas de façon homogène. Elle baisse moins rapidement. Pour les femmes, elle augmente même légèrement pour les 70-80 ans.

La combinaison de deux effets explique cette différence. Un « effet de sélection » joue pour tous, ceux qui n’ont jamais vécu en couple, les veufs, les séparés : les personnes les plus fragiles meurent plus tôt que les autres si bien que seules survivent aux grands âges les personnes les moins fragiles. Cet effet tend à atténuer la surmortalité au cours du temps. Pour les veufs et les personnes séparées s’y ajoute un « effet de choc » : le passage de la vie en couple à une situation de vie seule expose à des risques de décès plus élevés. Pour ceux ayant perdu leur conjoint, la surmortalité peut également résulter d’un mauvais état de santé en lien avec celui du défunt (maladies communes, etc.) ou du partage d’un mode de vie présentant un niveau élevé de risques. Cependant, la remise en couple, que ce soit après un décès ou une rupture, replace l’individu dans un cas aussi favorable que ceux qui n’ont connu qu’une seule union.

... mais recoupe des caractéristiques qui augmentent le risque de décès plus jeune

Différents facteurs expliquent à la fois les différences de mortalité et de situation matrimoniale au cours de la vie : la catégorie sociale, le niveau d’éducation, l’état de santé physique et psychique, etc. De ce fait, les différences de taux de mortalité à âge donné selon la situation conjugale ne reflètent pas uniquement l’effet de cette situation conjugale.

Toutefois, à caractéristiques comparables, les hommes n’ayant jamais vécu en couple ont, entre 40 et 60 ans, une mortalité supérieure à celle des hommes en couple. Pour les quadragénaires en célibat continu, le rapport des risques de décès est de 1,8 : leur risque de décéder dans l’année est donc presque double de celui d’une personne de mêmes caractéristiques mais vivant en couple. Entre 50 et 60 ans, ce rapport des risques diminue jusqu’à 1,4 pour les hommes et 1,7 pour les femmes. Il est ensuite proche de 1. Vers 80 ans, les hommes qui n’ont pas vécu en couple peuvent même espérer vivre plus longtemps.

La prise en compte de la catégorie sociale, du niveau d’éducation, du nombre d’enfants et du fait d’être propriétaire ou locataire ne modifie donc pas les disparités observées en comparant directement les taux de mortalité, mais elle réduit le risque de surmortalité imputé au fait de ne pas être en couple, en particulier pour les personnes qui n’ont jamais vécu en couple.

Cette atténuation rappelle que la surmortalité au sein de la catégorie des individus en célibat continu est ainsi amplifiée par la présence de personnes qui cumulent les difficultés. Un état de santé dégradé, l’exclusion du marché du travail ou des conditions de vie précaires interagissent et s’imbriquent avec la difficulté de se mettre en union.

Chez les femmes, la prise en compte d’autres caractéristiques réduit moins les rapports des risques entre celles en couple et celles qui ne l’ont jamais été. Les femmes qui n’ont jamais été en couple appartiennent en effet plus souvent à des milieux sociaux plus favorisés (cadres et professions intellectuelles supérieures), qui ont un effet protecteur. Toutefois, leur surmortalité s’estompe plus tardivement, vers 70 ans, et les survivantes aux grands âges ne semblent pas bénéficier de bienfaits particuliers par rapport aux femmes qui sont dans d’autres situations conjugales.

La surmortalité après une rupture d’union est plus élevée chez les hommes

La surmortalité liée au choc suivant une séparation ou le décès du conjoint est légèrement plus élevée pour les hommes que pour les femmes, surtout aux âges les plus jeunes (entre 40 et 70 ans). Cet écart demeure lorsque les différences de caractéristiques entre les personnes concernées sont prises en compte.

Puisque les hommes fondent un nouveau ménage plus souvent que les femmes après un veuvage ou une séparation, il est possible que ceux qui restent seuls soient les individus les moins résistants, donc avec une mortalité plus forte. La répartition des tâches dans le ménage rend par ailleurs les hommes moins autonomes pour vivre seul, notamment aux âges avancés, et accentue pour eux le choc d’une séparation ou du décès de la conjointe.

La séparation va de pair avec des risques de mortalité accrus dans les milieux sociaux défavorisés

La prise en compte des caractéristiques sociales réduit également la surmortalité des personnes séparées par rapport à celles qui vivent en couple. L’inverse n’aurait pas été surprenant : pour les plus de cinquante ans, les ruptures d’union sont plus fréquentes dans le haut de la hiérarchie sociale, donc pour ceux qui sont moins exposés au risque de décéder. La baisse du risque de surmortalité des personnes séparées, lorsqu’on le corrige des caractéristiques individuelles, traduit en fait une plus grande fragilité des catégories sociales les moins favorisées. Chez les hommes, les employés et les ouvriers non diplômés ont un risque de décéder 2,1 fois plus élevé que les cadres et les professions intellectuelles supérieures s’ils sont séparés. Ce rapport des risques n’est plus que de 1,6 pour les hommes en couple. Chez les femmes, les écarts de mortalité selon la catégorie socioprofessionnelle sont de moindre ampleur que pour les hommes. Toutefois, en cas de rupture d’union, les employées et les ouvrières non diplômées ont un risque de décéder supérieur à celui des femmes cadres (1,7 fois plus) alors qu’il n’y a pratiquement pas de différence pour les femmes en couple.

Les personnes qui vivent seules après avoir perdu leur dernier conjoint ont un risque de décès accru. Mais, contrairement au cas de la séparation, cette surmortalité varie peu entre catégories socioprofessionnelles, à âge, nombre d’enfants et statut d’occupation du logement comparables.

Les risques de décès sont les plus faibles avec deux enfants

À âge donné, le risque de décéder des femmes n’est pas le même selon le nombre d’enfants qu’elles ont eus. La courbe de la mortalité féminine en fonction du nombre d’enfants a la forme d’une courbe en « U », avec un risque minimum pour les femmes ayant eu deux enfants. Ce résultat persiste lorsque l’on tient compte d’autres caractéristiques qui engendrent des différences de mortalité, comme la catégorie socioprofessionnelle.

Des explications biologiques et médicales sont souvent avancées : les femmes qui ont des problèmes de santé particuliers n’ont pas d’enfant ou peu ; à l’inverse, la multiplication des grossesses fragiliserait l’état de santé des mères de famille nombreuse. En réalité, ces explications sont sans doute partielles. Par nature, elles ne valent pas pour les hommes, qui connaissent pourtant la même courbe en « U ». Celle-ci s’avère même plus prononcée que pour les femmes. Les hommes sont d’autant plus pénalisés qu’ils s’éloignent de la norme des deux enfants. À milieu social donné, l’effet du nombre d’enfants sur le risque de décéder pourrait refléter l’équilibre trouvé entre les coûts d’une descendance en termes d’efforts humains et financiers et ses bénéfices sur l’espérance de vie liés à des conduites moins risquées et à une meilleure intégration sociale.

Pour les personnes dont le conjoint est décédé, la taille de la progéniture ne dit rien du risque de décéder : ni chez les hommes, ni chez les femmes, il n’y a de différence significative du niveau de mortalité selon le nombre d’enfants. Par contre, les effets d’une séparation sont très atténués chez les hommes mais plus marqués chez les femmes. Cette sensibilité plus élevée de la mortalité féminine au nombre d’enfants pour les mères séparées pourrait résulter de leur plus grande proximité avec les enfants par rapport aux pères. En effet, en cas de séparation des parents, les relations des enfants sont plus fortes avec celui avec qui ils ont ensuite vécu, la mère huit fois sur dix.

Source INSEE http://www.insee.fr

 

Japon : la chute démographique se poursuit pour la seconde année
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Par YM www.agevillage.com

La population nippone a baissé pour la seconde année consécutive, ont annoncé jeudi les autorités, tirant la sonnette d'alarme sur les conséquences de cette chute démographique, combinée à un taux de natalité très bas, sur la croissance à long terme du pays et sa capacité à maintenir à flot le système des retraites.

La population japonaise s'est établie à 127,05 millions d'habitants au 31 mars, en diminution de plus d'un millier et demi sur les 12 mois précédents, prolongeant une tendance à la baisse enregistrée en 2006 pour la première fois depuis le début des compilations statistiques démographiques.

La proportion de Japonais âgés de 65 ans et plus atteint désormais un taux record de 21%, ce qui le conforte dans sa première place mondiale. Le taux de natalité du Japon se situe à 1,32%, soit bien en deçà des 2,07% qu'il lui faudrait atteindre pour compenser le veillissement de sa population.

Par YM www.agevillage.com

 

Eté 2007 : la Fondation de France se mobilise pour combattre l’isolement des plus âgés
Document sans titre

La Fondation de France soutient, partout en France, tout au long de l’année, des associations, des centres sociaux et des établissements qui apportent des réponses alternatives à l’isolement des personnes âgées.


250 projets de lutte contre l’isolement soutenus depuis 2001 « Vieillir dans son quartier, dans son village » : c’est à partir de ce souhait largement exprimé par les Français que la Fondation de France soutient chaque année 35 initiatives originales qui répondent à quatre critères essentiels : renouer des liens de voisinage, rompre l’isolement, favoriser l’autonomie et valoriser les personnes. Ces projets s’articulent essentiellement autour de 3 grandes thématiques :


1. la mobilité : 14% des initiatives soutenues préviennent le vieillissement en favorisant le déplacement
des personnes âgées en milieu urbain et périurbain.
2. la vie sociale et la lutte contre l’isolement : ces deux problématiques représentent 35 % des
projets, une part en constante progression.
3. l’habitat : élément clé de la socialisation des personnes, le logement regroupe 24% des projets
soutenus. À titre d’exemples :

  • A Paris, Délidémo propose un service de bibliothèque à domicile
    Rassembler les générations autour du livre, c’est l’objectif de l’association Délidémo dans le 12ème arrdt. Avec l’aide de bénévoles, elle propose un service de portage de livres à domicile. Un bénévole rend visite chaque semaine aux
    personnes âgées pour leur proposer un large choix d’ouvrages. Ce moment est l’occasion d’un échange et la création d’un véritable lien. Chaque lecture est l’occasion d’une critique faisant l’objet d’un article dans « La Gazette » de l’association.
  • Les « veilleurs de la vieillesse » brisent l’isolement des plus âgés à
    Voisins le Bretonneux (78) Pendant tout l’été, la coordination gérontologique de Plaisir, met en place au
    sein de la commune de Voisins le Bretonneux, un réseau de solidarité en faveur des personnes âgées isolées de plus de 75 ans. Une dizaine de bénévoles, des mères de familles et des jeunes retraités soutenus par une quinzaine d’étudiants, se relaient à leur domicile. Les visites donnent lieu à des discussions ou des sorties permettant de briser l’isolement important dans cette ville des Yvelines.
  • Une association parisienne rassemble sous le même toit, personnes âgées et étudiants L’association PariSolidaire met en relation un senior (dit accueillant) qui propose une chambre à son domicile et un étudiant (dit accueilli) qui offre des
    services ou une participation financière en échange de cet accueil. L’association réalise une démarche de sélection et d’accompagnement de ces « binômes » basée sur les notions d’engagement, de solidarité et de citoyenneté. Une charte
    a été créée pour formaliser la démarche. Cette initiative remporte un vrai succès. À ce jour, les 160 binômes constitués répondent efficacement à deux problèmes : l’isolement des personnes âgées et la pénurie de logements pour les étudiants.
  • A Paris, jeunes et anciens se retrouvent à « La Maison Ouverte » pour partager ateliers créatifs et activités corporelles
    « Vieillir c’est s’épanouir, découvrir et faire grandir ses talents ». C’est le credo de Gisèle Bessac, directrice de la Maison Ouverte, lieu de ressources pour les personnes âgées du 14ème arrdt. La Maison ouverte offre à la fois un accueil,
    une écoute, des activités corporelles, artistiques et culturelles (groupes de discussion et consultation avec un psychologue, danse et mouvement, couleur et image, chant, yoga…). Du 16 juillet au 31 août 2007, ce sont des ateliers de toutes natures qui sont proposés : confiture, tai chi, peinture et photo…l’occasion pour toutes les générations de se retrouver autour de passions communes.
  • Photo de famille à Fournels
    Concilier dans un canton rural action culturelle, logement social et lien intergénérationnel, c’est le défi relevé par le maire de Fournels, en Lozère. Du 14 juillet au 15 août, des ateliers photos sont mis en place à l’intention de 15
    résidents de la maison de retraite de la commune, âgés de 82 à 90 ans.
    L’objectif : créer un livre retraçant l’histoire de chacun à travers prises de vues et recueil de témoignages.

Quelques chiffres sur l’isolement des personnes âgées en France:
Un Français sur cinq a aujourd’hui 60 ans ou plus, soit 12,7 millions de personnes1. Parmi
elles, 4,3 millions ont plus de 75 ans. En 2050, 22,3 millions de personnes auront plus de 60 ans, soit
le tiers de la population totale.


37%2 des français de plus de 60 ans déclarent « Vivre seuls, sans conjoint ni personne
d’autre ». Leur proportion a triplé depuis 1962. À cet isolement résidentiel, souvent synonyme de
rupture du lien social, s’ajoute un sentiment de solitude qui se fait croissant avec l’âge.


La solitude frappe d’abord les femmes : 1 femme sur 5 de plus de 75 ans vit en couple contre 2
hommes sur 3 aux mêmes tranches d’âge.


Le vieillissement isole. L’âge charnière se situe entre 79 et 83 ans, âge où la perte du conjoint, des
douleurs physiques plus présentes, une perte d’autonomie, renforcent le sentiment de solitude.


Hormis le facteur de l’âge, de multiples variables entrent en jeu :
23% des plus de personnes de plus de 84 ans vivent seules ou à deux. La fréquentation d’un
groupe ou club décroît avec l’âge passant de 66% pour les sexagénaires à 37% pour les plus âgés. Une
personne sur 5 a souffert « d’un état dépressif » à un moment donné 4.


Canada : forte hausse du nombre de centenaires
Document sans titre

On a dénombré 4 635 personnes âgées de 100 ans ou plus lors du Recensement de 2006, une hausse de plus de 22 % comparé à 2001 (3 790 centenaires) et de près de 50 % comparé à 1996 (3 125 centenaires). Selon les plus récentes projections démographiques, le nombre de centenaires pourrait tripler d’ici 2031 et atteindre plus de 14 000 individus.

On observe également une hausse rapide du nombre de centenaires dans de nombreux pays industrialisés. Au Japon, par exemple, on comptait en 2006 près de 29 000 centenaires, soit une proportion de plus de 23 centenaires pour 100 000 habitants, un record mondial. Il y avait environ 14,7 centenaires pour 100 000 habitants au Canada en 2006.

Nombre de centenaires au Canada, 1996, 2001 et 2006

On comptait parmi la population de centenaires en 2006 près de cinq femmes pour un homme (3 825 femmes et 805 hommes), les femmes jouissant d’une espérance de vie plus longue. La répartition géographique des centenaires suivait celle de la population des provinces au sein du Canada, 37 % d’entre eux vivant en Ontario, 22 % au Québec et 13 % en Colombie-Britannique.

Les centenaires d’aujourd’hui ont traversé la quasi-totalité du XXe siècle, dont deux guerres mondiales ainsi que la Crise économique des années 1930. Ils ont également été les témoins privilégiés de profonds changements dans la société canadienne, ainsi que d’importantes avancées scientifiques et technologiques.

Outre la croissance de la population, l’importante hausse de l’espérance de vie au cours du XXe siècle explique en grande partie cette croissance rapide du nombre de centenaires. Plusieurs facteurs sont souvent évoqués pour expliquer la longévité des centenaires : des prédispositions génétiques, certaines familles « produisant » davantage de centenaires que d’autres, de même qu’un mode de vie sain ainsi qu’une attitude positive dans la vie, notamment lorsque surviennent des épreuves difficiles.

Par Laurent Martel et Éric Caron Malenfant, Division de la démographie, Statistique Canada

 

Environ un Canadien sur sept est âgé de 65 ans ou plus, un record
Document sans titre Corollaire de la hausse du nombre de personnes âgées depuis 2001, la proportion qu’elles représentent au sein de la population totale a atteint un niveau record en 2006, soit 13,7 %. Indicateur par excellence du vieillissement de la population canadienne, cette proportion s’est élevée progressivement depuis 1966, alors qu’elle était de 7,7 %.

La proportion que représentent les enfants de moins de 15 ans a, pour sa part, atteint son plus faible niveau de l’histoire, soit 17,7 %. À titre de comparaison, une personne sur trois (34,0 %) était âgée de moins de 15 ans en 1961, au plus fort de la période du baby-boom.

Selon les plus récentes projections démographiques, la proportion de personnes âgées dans la population canadienne pourrait pratiquement doubler au cours des 25 prochaines années, alors que la proportion d’enfants devrait continuer de décroître. Ces évolutions, si elles se confirment, auront des répercussions importantes sur la population active, sur les régimes publics de retraite et de santé ainsi que, de façon générale, sur l’économie et la société canadienne.

Deux phénomènes expliquent principalement le vieillissement progressif de la population. D’une part, la fécondité, à 1,6 enfant par femme en moyenne depuis trois décennies, est trop faible pour permettre le remplacement des générations. D’autre part, l’espérance de vie des Canadiennes et Canadiens s’est considérablement allongée au cours du XXe siècle et atteint désormais 82,5 ans et 77,7 ans respectivement. Cette durée de vie moyenne accrue permet non seulement à plus de Canadiens d’atteindre l’âge de 65 ans, mais aussi de survivre plus longtemps après cet âge. L’âge auquel on retrouve le plus grand nombre de décès était, en 2004, de 84 ans chez les femmes et de 82 ans chez les hommes.

Si l’immigration a un effet important sur la croissance et la diversité de la population canadienne et peut répondre à plusieurs certains besoins du marché du travail, elle n’a qu’un effet mineur sur le vieillissement de la population, les immigrants arrivant en moyenne vers 30 ans et vieillissant ensuite avec le reste de la population. Un apport plus important d’immigrants depuis 2001 a permis au Canada de hausser sa croissance démographique par rapport à la période intercensitaire précédente (voir Portrait de la population canadienne en 2006 : Le portrait national : Une croissance démographique à la hausse). Il n’a cependant pas freiné le vieillissement de la population.

 

 

Un partenariat innovant entre Dexia et le Département du Doubs : personnes âgées
Document sans titre La démarche est novatrice, car elle permet au Département de bénéficier des compétences de Dexia Crédit Local en matière d'analyse financière, mais aussi de ses expertises en lui adossant des études de faisabilité sur chaque projet.

Mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap, évaluation du besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes et faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU) sont autant de volets de ce partenariat. Les études seront réalisées sur la base d'un état des lieux de chaque projet, réalisé à titre gracieux par Dexia Crédit Local.

Selon Gérard Bayol, Administrateur-Directeur Général de Dexia Crédit Local « les lois sur la décentralisation puis sur l'accessibilité des bâtiment publics aux personnes en situation de handicap ont mis les enjeux sociaux au coeur des priorités du secteur public local. En tant que premier acteur financier du secteur public local, Dexia Crédit Local est particulièrement sensibilisé sur ces problématiques, qu'il a intégrées à sa stratégie en proposant une approche globale allant de l'étude de faisabilité au financement de projet. Ce partenariat est le reflet d'une relation de long terme avec le Département du Doubs, que nous sommes heureux d'accompagner dans cette démarche de longue haleine.».
Selon Claude Jeannerot, Président du Conseil général du Doubs, « dans le cadre du projet Doubs 2010, le Département du Doubs s'est engagé dans une profonde modernisation de son action, tant sur le fond que sur la forme. Le Département réalise ainsi depuis 2004 un effort d'investissement sans précédent et développe fortement les services à la population afin de mieux répondre aux enjeux sociaux et économiques d'aujourd'hui et de demain. Cette modernisation de l'action s'est faite aussi sur la forme, avec la mise en oeuvre d'une démarche participative impliquant les citoyens, nos partenaires institutionnels et les acteurs économiques. Ce conventionnement avec Dexia Crédit Local en est l'une des traductions, conscient de la nécessité pour une collectivité telle que le Département de s'appuyer sur les compétences du secteur économique pour développer une politique dynamique et moderne, au service de tous.»

L'état des lieux de chaque projet comprend :

Etude de mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap
Dexia Crédit Local accompagne le Département du Doubs pour l'aider dans la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap et plus particulièrement l'accessibilité aux bâtiments publics. Les travaux à réaliser sont un axe d'intervention prioritaire pour le Département, l'accessibilité aux P.M.R. figurant dans son référentiel Qualité, certifié par l'AFAQ.

Afin de lui permettre de programmer les éventuels travaux d'adaptation et leur financement, Dexia Crédit Local mettra à disposition du Département une étude réalisée par son partenaire Accessmétrie, qui permettra d'apprécier l'accessibilité d'un bâtiment public du Département, à savoir dans un premier temps le bâtiment d'internat sur le site de Fort Griffon. L'étude détaillera les points suivants : analyse fonctionnelle du lieu et de la construction du schéma d'audit, détermination des obstacles critiques, détermination de l'indice d'accessibilité, préconisations pour chaque obstacle critique repéré, tableaux de synthèse et enfin, niveau global d'accessibilité après mise en oeuvre des préconisations.

Etude sur le besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes

Afin d'accompagner le Département du Doubs en matière d'aide sociale dans le cadre des compétences qui lui ont été confiées par les lois de décentralisation, Dexia Crédit Local réalise une étude sur les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes afin d'évaluer les investissements à réaliser pour répondre à la demande à venir. L'étude présentera un panorama de l'évolution démographique, de l'évolution de l'A.P.A. et de l'offre d'hébergement pour personnes âgées sur le territoire, qui servira de base à une prospective sur les besoins en terme d'offre d'hébergement pour personnes âgées en fonction de 2 hypothèses distinctes : création de nouvelles places ou rénovation de l'existant. Cette étude s'inscrit dans le cadre de la révision du schéma gérontologique qui sera présenté à l'Assemblée départementale avant la fin de cette année. Ce partenariat fait par ailleurs écho à l'engagement pris par la collectivité au travers de son programme d'aide à la pierre de consacrer 4 Meuros par an à l'amélioration des conditions d'accueil dans les établissements d'hébergement pour les personnes âgées.

Etude de faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU).

Afin d'apporter son aide au Département dans l'optimisation de la gestion de l'Aide Personnalisée d'Autonomie (A.P.A.) et de la Prestation de Compensation du Handicap (P.C.H.), Dexia Crédit Local propose de réaliser une étude de mise en place de Chèque Emploi Service Universel (CESU). Sa filiale Domiserve réalisera une étude destinée à fournir des éléments d'information lui permettant d'apprécier sous sa seule responsabilité les gains futurs liés à la mise en place du CESU. L'étude s'appuiera sur les chiffres de l'A.P.A. du département pour faire ressortir la faisabilité de la solution CESU en terme notamment d'efficience des dépenses, de gestion et de suivi statistique. Elle mettra également en lumière les améliorations possibles dans la relation entre l'administration et les allocataires grâce au Titre Service Universel.

Les personnes âgées : des tendances encourageantes
Document sans titre La contribution des personnes de 65 ans et plus au financement des dépenses
publiques est de plus en plus forte, la hausse de la dépense sociale par
personne est modeste depuis 1991, les conditions de vie des aînés s'améliorent
sous plusieurs aspects, certains groupes demeureront vulnérables et il faut
s'attendre à des changements dans les caractéristiques sociodémographiques de
la population âgée. Ces résultats proviennent de l'étude Vie des générations
et personnes âgées : aujourd'hui et demain, volume 2.

Une contribution de plus en plus forte des personnes âgées au financement
des dépenses publiques

En 2004, les recettes des administrations publiques représentent 42 % du
produit intérieur brut (PIB) du Québec et les personnes âgées en financent
environ 12 %. La contribution moyenne d'une personne de 65 ans et plus au
financement des dépenses publiques, comparativement à celle d'une personne de
20 à 64 ans, est passée de 50 % en 1981 à 61 % en 2004.
Compte tenu du vieillissement démographique, une part de plus en plus
importante des revenus de l'État dépendra du revenu des aînés. Ainsi, à profil
constant selon l'âge, celles-ci assureront plus de 20 % des recettes de l'État
dans environ un quart de siècle. Pour financer l'écart entre l'ensemble des
dépenses et des recettes engendré par l'effet des seuls changements
démographiques au cours des cinq prochaines décennies (hors le régime de
rentes du Québec), une hausse additionnelle de 0,29 % par année des recettes
des administrations publiques est nécessaire (en dollars constants).

Hausse modeste de la dépense sociale par personne depuis 1991

En 2003, chaque grand groupe démographique reçoit une part importante des
dépenses sociales : 29,2 % pour les jeunes, 36,6 % pour les adultes d'âge
actif et 34,2 % pour les personnes âgées. Toutefois, comme l'effectif de
chaque groupe est très différent, leur dépense moyenne varie beaucoup. La
dépense en faveur d'une personne âgée atteint 2,0 fois en moyenne celle qui
revient à un jeune et 4,4 fois celle dont bénéficie l'adulte d'âge actif.
La dépense sociale par personne a augmenté de 9,2 % depuis 1991, par
rapport à 452 % entre 1961 et 1991. Une autre caractéristique de la période
1991-2003 est la variation bien différente entre groupes d'âge : la dépense
moyenne augmente pour une personne âgée (12,6 %) et un peu plus pour un jeune
(16,4 %), mais diminue chez une personne de 20 à 64 ans (- 4,9 %).
Que ce soit pour les familles, les travailleurs, les défavorisés, les
aînés, ce qui est en place aujourd'hui ne ressemble en rien à ce qui existait
au milieu du XXe siècle. Les personnes âgées actuelles ont connu, à diverses
étapes de leur parcours de vie, l'amélioration des programmes sociaux. De leur
côté, les nouvelles générations profitent dès leur naissance d'un système
parvenu à maturité.

Plusieurs tendances socioéconomiques favorables aux conditions de vie des
personnes âgées

Certaines tendances favoriseront l'autonomie résidentielle des aînés de
demain. Ainsi, la proportion de ménages âgés qui sont propriétaires de leur
résidence devrait augmenter. En effet, 68,5 % des ménages ayant un soutien de
55 à 64 ans sont propriétaires en 2001, soit une amélioration de 3 points par
rapport aux générations précédentes au même âge. Deux autres conditions vont
favoriser leur autonomie : de plus en plus d'hommes et de femmes âgés sont
titulaires d'un permis de conduire et possèdent une automobile.
Le patrimoine moyen a presque doublé pour les unités familiales dont le
soutien a de 50 à 59 ans entre 1984 et 1999. La hausse de la proportion de
propriétaires est de nature à augmenter l'avoir non financier des ménages, car
la résidence principale en constitue l'élément le plus important (26 % de
l'avoir total).
Les travailleurs âgés seront mieux formés et comprendront une proportion
de plus en plus grande de femmes. Chez les hommes de 55 à 59 ans, la
probabilité d'être encore au travail à 60-64 ans s'est accrue de 55 % à 61 %
entre les périodes 1992-1997 et 1997-2002. De leur côté, les femmes dans la
cinquantaine ont fortement participé au marché du travail : elles
bénéficieront à leur retraite de plus de revenus de sources autonomes.

Des groupes vulnérables

Une proportion élevée de ménages locataires doivent assumer un fardeau
plutôt lourd de dépenses liées au logement : 42 % de ces ménages ayant un
soutien de 65 à 74 ans y allouent 30 % et plus de leur revenu. La proportion
est la même chez les ménages locataires ayant un soutien de 55 à 64 ans :
cette situation n'est certes pas favorable à la préparation financière du
troisième âge.
L'étude a ciblé plusieurs groupes socioéconomiques vulnérables chez les
premiers boomers (générations 1946-1955) quant à la préparation financière du
troisième âge : par exemple, les immigrants et les personnes faiblement
scolarisées. On estime qu'environ 5 % des premiers boomers, soit environ
60 000 personnes, présentent un risque sérieux d'insécurité financière à la
retraite.
Chez les unités familiales dont le soutien a 65 ans et plus, 37 % n'ont
aucun avoir de retraite privé. La situation est un peu meilleure chez les
unités dont le soutien est âgé de 55 à 64 ans (27 %). Ces unités, qui gagnent
généralement un faible revenu d'emploi, forment un groupe vulnérable quant à
la sécurité financière au troisième âge.

Des caractéristiques sociodémographiques nouvelles

Toutes les régions du Québec connaîtront une augmentation marquée de la
proportion des personnes de 65 ans et plus. Certaines devront composer avec
des populations comptant plus de 30 % d'aînés en 2026, comparativement à 24 %
dans l'ensemble du Québec. Ce vieillissement est largement inscrit dans la
structure par âge actuelle des populations régionales, dominée par les
cohortes nombreuses du baby-boom dont les premières sont maintenant à l'orée
du troisième âge. Selon la région, les mouvements migratoires viendront
amplifier ou atténuer le phénomène.
Il faut s'attendre à des changements chez les immigrants qui auront
65 ans et plus (personnes ayant obtenu le statut d'immigrant canadien à un
moment ou l'autre de leur vie). Concentrés à 68 % dans l'île de Montréal, les
futurs immigrants âgés (ceux qui ont 45-64 ans en 2001) seront d'origines plus
diversifiées, davantage issus des minorités visibles et connaîtront le
français et l'anglais dans une plus forte proportion.
L'analyse par génération permet d'entrevoir, au cours des prochains
lustres, une vie en couple plus fréquente, une moins grande proportion de
personnes sans enfants et un réseau de frères et soeurs encore important. La
situation sera cependant tout autre pour les générations nées dans la seconde
moitié du XXe siècle qui ont connu une chute importante de la fécondité et de
profonds bouleversements de la vie matrimoniale.
L'étude, consultable sur le site Web de l'Institut, contient des «Faits
saillants», ainsi que la «Synthèse et conclusion», qui permettent d'en
connaître l'essentiel.

L'Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique du
Québec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes les
enquêtes d'intérêt général.

La Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer la Ligue nationale contre le cancer et la Mutualité Française signent un accord cadre
Cet accord cadre a pour objectif d’accompagner l’approche globale de la prise en charge du cancer souhaitée par la Mutualité Française dans le cadre de son Parcours de Santé Mutualiste. Cette prise en charge concerne la phase de la prévention et du dépistage, de la maladie, de l’accompagnement et de la réinsertion. Elle se veut spécifique et personnalisée : elle est destinée à la personne et à son entourage.

La FNCLCC, la LNCC et la Mutualité Française ont d’ores et déjà retenu trois actions :

- Informer et éclairer le choix d’orientation des adhérents mutualistes et de leur entourage : l’objectif sera d’offrir aux adhérents mutualistes, à leurs proches et aux professionnels de santé qui les accompagnent, un point d’information unique multimédia, appelé centre de contacts, couvrant un champ d’informations sanitaires, sociales et médico-sociales afin notamment d’orienter leurs choix vers les établissements répondant aux critères de qualité retenus par les autorités sanitaires.

- Accompagner les adhérents mutualistes et leur entourage : la Mutualité Française en lien avec la FNCLCC et la LNCC s’engagent à accompagner les adhérents mutualistes et à soutenir leur entourage pour faire face aux difficultés quotidiennes et familiales, sociales et économiques posées par la maladie.

- Favoriser l’action du médecin traitant : il est primordial pour les 3 organismes signataires de cet accord de mettre le médecin traitant au centre du dispositif du Parcours de Santé Mutualiste. Une réflexion sera menée entre la Mutualité Française, la LNCC et la FNCLCC sur l’implication du médecin traitant dans le Parcours de Santé Mutualiste.

Rappelons qu’en France environ 800 000 personnes vivent actuellement avec un cancer et 2 millions en ont eu un au cours de leur vie. Avec 280 000 nouveaux cas diagnostiqués, soit environ 140 000 adhérents mutualistes, et 150 000 morts par an, le cancer représente la deuxième cause de mortalité et, surtout la première cause de mortalité prématurée.
La lutte contre le cancer fait l’objet d’une mobilisation importante des pouvoirs publics, depuis plusieurs années. Le plan 2003-2007 de mobilisation nationale contre le cancer s’est donné pour ambition de diminuer de 20 % la mortalité par cancer et d’améliorer la prise en charge des malades. Le plan a arrêté 70 mesures pour atteindre 5 objectifs : prévenir, dépister, soigner, accompagner ainsi que comprendre et découvrir, et s’est accompagné de la création de l’Institut National du Cancer.

* La Mutualité Française a décidé lors de son congrès de juin 2006 de s’engager dans une nouvelle stratégie : celle du Parcours de Santé Mutualiste. Le Parcours de Santé Mutualiste est une démarche de l’ensemble des mutuelles pour permettre à tous les adhérents mutualistes d’accéder à la qualité en matière de santé dans tous les domaines : la prévention, le dépistage, les soins, l’accompagnement de la personne malade et de son entourage et la réinsertion.
La lutte contre le cancer figure parmi les quatre thématiques de santé retenues en priorité pour le développement et le déploiement du Parcours de Santé Mutualiste en cohérence avec la dynamique impulsée par les pouvoirs publics. Le cancer n’atteint pas seulement un organe isolé mais touche une personne dans son environnement personnel, familial et social. Au moment où la maladie est diagnostiquée et traitée, c’est souvent toute une famille qui est concernée. Dans ce contexte, l’approche de la Mutualité Française, dans le cadre du Parcours de Santé Mutualiste, se veut générale : elle porte sur l’ensemble de la pathologie « cancer », quels que soient l’organe atteint et le mode de prise en charge en soins. Elle se veut globale : elle concerne la phase de la prévention et du dépistage, de la maladie, de l’accompagnement et de la réinsertion. Elle se veut spécifique et personnalisée : elle est destinée à la personne et à son entourage.
Le Parcours de Santé Mutualiste sera mis en place progressivement dès janvier 2008.

Remise des Grands Prix La Fondation de France met en lumière 12 projets exemplaires dont un pour les personnes âgées
Document sans titre

Une mise à l’honneur de tous ceux qui occupent trop rarement le haut de l’affiche alors qu’ils améliorent chaque jour la vie au quotidien de centaines de personnes fragilisées.


Sélectionnées parmi des milliers de projets utiles et efficaces, les initiatives primées ont la particularité d’être novatrices, locales et exemplaires. Plus encore, les associations lauréates méritent toutes le label «S’unir pour agir» car elles fondent leur action sur un savant équilibre, mêlant la compétence des professionnels, l’engagement des bénévoles et la volonté des bénéficiaires.

Lumière sur : "Un habitat regroupé pour les personnes âgées fragilisées"

Activités générales de l’organisme et contexte du projet:


Le territoire des Entremonts (4 communes et 54 hameaux) doit faire face à un certain nombre de contraintes, qu’elles soient géographiques (vallée perchée et relativement enclavée) ou démographiques (faible densité et vieillissement de la
population) qui suscitent l’expression de solidarités. Dans ce contexte, l’Association d’Animation et de Développement des Entremonts en Chartreuse (AADEC) a pour but et missions de maintenir une vie associative dynamique, de soutenir des projets ou activités permettant le développement économique des Entremonts, d’animer la vie sociale, culturelle et sportive, et d’assurer la communication avec les habitants et institutionnels.


Description du projet
Se maintenir à domicile dans de telles conditions n’est pas toujours évident pour les personnes âgées fragilisées, en particulier durant la période hostile de l’hiver. L’AADEC propose donc la mise en place d’un lieu d’habitat regroupé, structurant une offre de services pour une meilleure qualité de vie. Ce lieu de vie sera prioritairement destiné aux personnes âgées autonomes mais éprouvant certaines difficultés à rester chez elles, mais aussi à un public plus jeune (étudiants, saisonniers, jeunes travailleurs…) permettant ainsi une mixité sociale et intergénérationnelle.

Implication de la Fondation de France
La Fondation de France finance les études juridiques et économiques menées au préalable pour préciser les moyens nécessaires à la réalisation du projet.


Partenaires
Ce projet repose sur l’implication d’un nombre important de partenaires : le Conseil Régional Rhône-Alpes, l’AEP (Association d’Education Populaire) d’Entremont le vieux pour la mise à disposition d’un bâtiment, la commune d’Entremont le vieux, l’OPAC de Savoie, la résidence pour personnes âgées « Béatrice de Savoie », le Conseil Général de la Savoie.

Points Forts
C’est un projet atypique et innovant qui répond sans aucun doute à un besoin identifié et participe au développement économique et social du territoire concerné.


Etat des lieux du projet en 2007
La création de 6 à 8 logements permettant d’accueillir de 8 à 12 personnes est prévue, ainsi qu’un accès simplifié et économique aux services de santé, d’aide et de repas, et le maintien d’activités associatives.

 

Trois questions à Jean-Marie Bruneau, Président du jury des prix « S’unir pour agir »


Jean-Marie Bruneau, chef d’entreprise, crée en 1955 une entreprise de vente par correspondance de mobilier et d'articles de bureau. La réussite est au rendez vous. En 1991, il a envie de rendre à la société ce qu'elle lui a apporté et crée la Fondation JM.Bruneau sous égide de la Fondation de France. Aujourd’hui administrateur, il participe activement au développement de la Fondation de France et accepte de devenir le Président du jury des prix S’unir pour agir en 2007.


Quelles ont été vos motivations pour présider le jury 2007 ?


J’ai accepté avec honneur et plaisir de présider le jury 2007 des prix S’unir pour agir. Depuis 15 ans, je soutiens en priorité des projets retenus par la Fondation de France via ma Fondation JM Bruneau. Ces actions sociales soutenues dans les domaines de l’insertion et de l’emploi, de l’habitat, des personnes handicapées, de l’accompagnement des familles et de la santé des jeunes m’ont donné une bonne connaissance des initiatives les plus innovantes et m’ont permis de me rendre utile en présidant le jury 2007. Il a cependant été très difficile de désigner les meilleurs lauréats et les débats ont été très animés mais les treize experts qui composaient le jury ont choisi de mettre en avant les idées les plus innovantes et les plus utiles à la collectivité.


Quelles sont les associations qui concourent et pourquoi ?


Les 2 000 associations soutenues en 2006 par la Fondation de France à travers des projets novateurs et concrets dans tous les domaines de la vie sociale : l’insertion, l’emploi, l’habitat, les personnes âgées ou handicapées, la lutte contre les dépendances, la santé, l’environnement et la culture.
Ces prix mettent à l’honneur celles et ceux qui occupent rarement le haut de l’affiche, alors qu’ils améliorent la vie quotidienne de nombreuses personnes en difficulté et sont une reconnaissance de leur action.


Comment sont sélectionnés les lauréats ?
Par des jurys d’experts départementaux, régionaux puis nationaux qui sélectionnent les projets de la Fondation de France selon cinq critères : ils sont innovants et exemplaires, encouragent le travail en équipe, visent à améliorer ou à restaurer la qualité de la relation sociale, s’inscrivent dans une démarche durable et dans un environnement local.

Des risques liés au vieillissement démographique en Europe de l'Est et dans les pays de l'ex Union Soviétique
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En 2025, les populations de nombreux pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique compteront parmi les plus âgées au monde, ce qui pourrait mettre en péril la réussite économique récente de la région si des réformes satisfaisantes des régimes de retraite et de santé ne sont pas conduites et si des mesures ne sont pas mises en place pour favoriser la hausse de la productivité.

Partout dans le monde, de graves menaces économiques pèsent sur les sociétés vieillissantes. Néanmoins, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, la région de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique qui, de la Russie à l’Albanie, regroupe 27 pays, est la seule qui soit confrontée au problème cumulé d’un vieillissement rapide, d’une relative pauvreté et d’une transition incomplète à une économie de marché bien développée. Comme l’indique le rapport, intitulé From Red to Gray: The “Third Transition” of Aging Populations in Eastern Europe and the Former Soviet Union, ce problème est d’autant plus grave pour ces pays qu’il leur faut simultanément accélérer leur transition économique et engager d’urgence des réformes de plus long terme pour parer aux conséquences démographiques.

« Les pays plus riches et plus développés comme la France, l’Italie et le Japon, sont bien plus en mesure de relever le défi du vieillissement que les pays vieillissants de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique », explique Arup Banerji, Chef du département Économie du développement humain de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « Aucun pays vieillissant au monde n’est aussi pauvre que la Géorgie. Avec un revenu national brut par habitant à peine supérieur à 1000 dollars, elle va perdre près d’un cinquième de sa population au cours des vingt prochaines années. Qui plus est, le développement institutionnel piétine dans de nombreux pays, même ceux qui ont adhéré à l’Union européenne. C’est l’interaction de ces trois transitions - démographique, économique et politique – qui fait de la région et des défis auxquels elle est confrontée un cas hors du commun ».

La région devrait voir sa population totale diminuer de près de 24 millions de personnes au cours des deux prochaines décennies. La Russie à elle seule devrait perdre 17 millions d’habitants. Ces populations moins nombreuses seront aussi nettement plus âgées. En 2025, entre un cinquième et un quart des habitants de neuf pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique (de l’Azerbaïdjan à la République slovaque) seront âgés de plus de 65 ans. Ce sera alors le cas de plus d’un Bulgare sur cinq. En Slovénie, l’âge moyen sera de 47 ans – l’un des plus élevés au monde.

Les principaux enjeux viennent de ce que les populations vieillissantes risquent d’exercer des pressions nouvelles – et éventuellement ruineuses – sur les dépenses publiques, en termes de retraites et de soins de longue durée pour les personnes âgées notamment. Les craintes sont d’autant plus vives que dans de nombreux pays anciennement communistes, le financement de ces régimes est déjà insuffisant.

« La mise en œuvre de politiques avisées peut modérer l’impact du vieillissement sur les dépenses. Une hausse des dépenses publiques est certes inévitable, mais il est possible d’amortir le choc. Pour cela, les pays de la région doivent adopter des politiques visant à assurer la viabilité financière des régimes de retraite malgré l’augmentation du nombre de retraités, et prendre des mesures anticipatives pour le financement des soins de santé à long terme », observe Mukesh Chawla, économiste principal à la Banque mondiale et co-auteur du rapport.

La poussée des dépenses de retraite va inévitablement s’accentuer avec le vieillissement des populations, mais le rapport constate que dans tous les pays où des projections détaillées ont été établies, des réformes suffiraient en grande part à y parer. La meilleure méthode consisterait à relever l’âge de la retraite, généralement très bas dans la région, mais la modification des formules de calcul des taux de prestation permettrait aussi de réaliser des économies. Le dosage des réformes nécessaires variera selon les pays, depuis la Lituanie et la République slovaque, qui devront combiner ces deux mesures, jusqu’à l’Albanie, la Roumanie, la Serbie et la Turquie, qui devront donner priorité à la réforme de l’âge des retraites.

L’explosion des dépenses liées aux soins de santé à long terme suscite de vives inquiétudes ; en effet, le nombre de personnes âgées dépendantes augmente, et le placement en institution constitue une solution coûteuse et souvent inefficace. Il est indispensable d’établir des services de soins substantiellement moins onéreux que les services hospitaliers. Pour cela, il convient d’accréditer et de soutenir les prestataires de soins informels. Des prestations en espèces et en services pourraient être intégrées à la prise en charge des personnes âgées de manière à maintenir une offre suffisante de prestataires. Les pays de la région ont toutefois été lents à prendre la mesure du problème et à entamer la mise en place des mesures et des institutions nécessaires pour atténuer le choc potentiel des dépenses.

Il est généralement admis que l’évolution démographique actuelle de la région mettra un terme à sa croissance économique. Avec le vieillissement démographique, la population active va s’amenuiser, et les personnes âgées épargneront moins, ces deux phénomènes se traduisant par une baisse de la main d’œuvre et du capital nécessaires aux pays de la région pour maintenir un rythme dynamique de croissance.

« Le rapport fait valoir qu’il est possible de prévenir un ralentissement de la croissance », déclare Gordon Betcherman, économiste principal à la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « Des mesures visant à rehausser la productivité compenseraient nettement les pertes dérivant du rétrécissement de la population active. Les pays vieillissants peuvent aussi doper leur production en augmentant le taux d’activité ; ils doivent pour cela relever l’âge de la retraite et encourager la flexibilité de l’emploi. Par ailleurs, si les conditions politiques le permettent, la migration interrégionale permettra d’atténuer les pénuries de main d’œuvre. »

Selon la Banque mondiale, une productivité soutenue sera absolument indispensable pour que les pays de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique puissent maintenir une croissance dynamique et se rapprocher de l’Union européenne en termes de revenus et de niveau de vie. Il devront pour cela procéder à des réformes afin de diversifier les marchés financiers, ce qui augmentera l’épargne et l’investissement, et d’assouplir les marchés du travail. Enfin, il leur faut améliorer l’éducation et mettre en place des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie et d’innovation pour tirer le meilleur parti de leurs ressources humaines en diminution.

 

 

Avis défavorable du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse
Les délégations se sont prononcées comme suit :

- 11 avis négatifs : CGT (3 voix), FO (3 voix), CFDT (3 voix), CFE-CGC (2 voix)
- 3 avis favorables : UPA (3 voix)
- 3 personnes se sont abstenues : CFTC (2 voix) et une personne qualifiée.

Rappelons que l’article 1er de ce projet de loi prévoit l’exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires, ainsi qu’un allègement de cotisations sociales salariales et patronales.

Le vieillissement de la population européenne au cœur des travaux du nouveau groupe d'experts

Un groupe d'experts gouvernementaux s'est réunit pour la première fois ce mercredi à Bruxelles pour étudier les questions démographiques. Le groupe - mis en place par la Commission européenne à la demande des Etats membres en réponse au Livre vert de 2005 sur la démographie - a pour objectif d'aider la Commission à élaborer des politiques adaptées à la nouvelle réalité du vieillissement de la population et de l'amenuisement de la main d'œuvre en Europe. Le groupe servira également de plateforme aux Etats membres pour échanger leurs expériences et leurs bonnes pratiques dans des domaines tels que le vieillissement actif, la politique familiale, les soins aux personnes âgées dépendantes et les migrations.


Composé de représentants de tous les Etats membres et d'un petit nombre d'experts indépendants, le groupe est présidé par Eleonora Hostasch, ancienne ministre autrichienne du travail et des affaires sociales. Le groupe a pour tâche de conseiller la Commission sur le processus de suivi du changement démographique et de mise en œuvre des orientations politiques définies dans la communication de la Commission de 2006 sur la démographie. Par l'intermédiaire du groupe, les États membres pourront également donner leur avis sur les réponses à apporter globalement au défi démographique auquel l'Europe est confrontée, ainsi que sur des initiatives spécifiques. Le groupe prendra aussi en considération l'opinion des partenaires sociaux et de la société civile.


La première réunion est consacrée à la politique familiale, l'un des domaines clés identifiés par la Commission dans sa communication sur la démographie et qui fait l'objet de la nouvelle communication sur la promotion de la solidarité entre les générations, adoptée par la Commission le 10 mai dernier. Les membres du groupe ont également procédé à un échange de vues sur le premier rapport sur la démographie, examiné les priorités pour l'année à venir et pour le prochain forum démographique.

source : commission européenne

Les baby-boomers sont déconcertés par la signification de la charge de la succession
Document sans titre Selon un sondage BMO/Ipsos Reid,

- près d'un sur trois croit qu'il devrait s'occuper des enfants du
défunt;
- un sur quatre croit qu'il serait obligé d'adopter les animaux
domestiques;
- plus d'un sur deux pense qu'il devrait interpréter ce que voulait
dire le défunt dans les parties confuses du testament.

Selon le sondage BMO/Ipsos Reid auprès des baby-boomers canadiens,
lorsqu'on leur a donné le choix de neuf options, seulement 5 % des
baby-boomers ont indiqué correctement les tâches dont un liquidateur doit
s'acquitter. Tandis que la plupart (88 %) ont correctement choisi les tâches
administratives consistant à payer les comptes, à réacheminer tout le courrier
et à annuler les abonnements et que 88 % ont aussi choisi celles consistant à
examiner tous les relevés bancaires et de placements et à fermer les comptes,
près du tiers (31 %) des baby-boomers ont indiqué incorrectement qu'ils
devaient prendre soin des enfants du défunt jusqu'à leur majorité et près du
quart d'entre eux (24 %) pensaient par erreur qu'ils devaient adopter les
animaux domestiques du défunt.
Non seulement les baby-boomers sont-ils perplexes au sujet des tâches
exigées du liquidateur, mais ils ont des idées erronées sur la durée des
fonctions, qui prennent généralement plus d'un an. Tandis que plus du tiers
d'entre eux (37 %) pensaient qu'il leur faudrait de 6 à 12 mois, 39 % des
hommes et 26 % des femmes ont répondu de 1 à 5 mois, et seulement 17 % ont dit
qu'il leur faudrait plus d'un an.
"Ce niveau de confusion au sujet de la signification de la fonction de
liquidateur est assez étonnant", a déclaré Jean Blacklock, vice-présidente et
directrice générale, Gestion de patrimoine, BMO Groupe financier. "Grâce à nos
études courantes, nous savons que les baby-boomers ont des priorités et des
préoccupations qu'il leur faut concilier, et il est donc important pour eux de
comprendre qu'on ne règle pas une succession en quelques mois - la fonction de
liquidateur n'est ni brève ni facile. Ils doivent être conscients de ce fait
si on leur demande d'être liquidateur et lorsqu'ils choisissent un liquidateur
pour leur propre testament."

Le rôle de liquidateur évoque des impressions défavorables

Le sondage a aussi révélé que la confusion entourant ce rôle s'accompagne
souvent de sentiments défavorables face à cette responsabilité. Selon ses
constatations, les baby-boomers qui ont exercé des fonctions de liquidateur ou
qui connaissent quelqu'un qui l'ont fait associent des impressions
défavorables à l'expérience. Les trois premiers choix pour décrire
l'expérience étaient : prend beaucoup de temps (39 %), stressant (30 %) et
difficile (26 %). Seul un faible pourcentage a choisi de la décrire comme
positive (13 %) et 11 % l'ont estimée gratifiante. Les femmes étaient plus
susceptibles d'avoir une réaction défavorable à cette fonction.
Tandis que 41 % des baby-boomers ont indiqué qu'ils se sentiraient
honorés d'être nommé liquidateur, 35 % ont dit qu'ils se sentiraient nerveux
ou intimidés. Seulement 21 % ont dit qu'ils seraient confiants et 16 % ne
savaient pas comment ils se sentiraient.

Les baby-boomers nommeraient quand même un membre de leur famille à cette
fonction

Pourtant, malgré la confusion et les sentiments mitigés au sujet de cette
fonction, les deux tiers des baby-boomers ont déclaré qu'ils choisiraient un
membre de leur famille comme liquidateur - un conjoint (30 %), un enfant
(21 %) ou un frère ou une soeur (18 %). Les femmes sont plus susceptibles que
les hommes de nommer un enfant (25 % comparativement à 16 %). Seulement 8 %
choisiraient un professionnel - soit un avocat ou un notaire (7 %) ou une
société de fiducie (1 %). Fait intéressant, près de la moitié des baby-boomers
(46 %) indiquent que s'ils refusaient d'être liquidateur, ils le feraient
parce qu'ils ont l'impression qu'ils n'ont pas la compréhension ou les
connaissances pour effectuer toutes les tâches requises. Plus du tiers (36 %)
refuseraient parce qu'ils vivent dans une province ou un pays différent.
"On reste perplexe lorsqu'on constate que certains répondants indiquent
qu'ils nommeraient un parent comme liquidateur mais reconnaissent qu'ils
pourraient refuser cette responsabilité pour quelqu'un d'autre s'ils
estimaient ne pas comprendre le rôle, a déclaré Mme Blacklock. Alors que les
baby-boomers abordent les tâches importantes de planifier leur propre
succession et d'agir à titre de liquidateur pour d'autres, une bonne première
étape consiste à demander l'avis de professionnels. Lorsqu'il s'agit
d'administrer une succession, recourir à une société de fiducie comme la
Société de fiducie BMO est une option pratique et économique."
"La planification successorale n'est qu'un des nombreux éléments auxquels
les baby-boomers doivent commencer à réfléchir, en plus de leurs régimes de
retraite, et BMO est là pour les aider à déterminer et à régler les questions
clés liées à la prochaine phase de leur vie", a ajouté Mme Blacklock.

BMO aide les clients nommés liquidateurs

BMO Groupe financier a préparé un guide, disponible dans toutes les
succursales de BMO, pour fournir aux liquidateurs les renseignements dont ils
ont besoin pour s'acquitter de ces fonctions. Pour ceux qui demandent
directement de l'aide, la Société de fiducie BMO peut se charger en tout ou en
partie de l'administration - depuis l'examen initial du testament jusqu'à la
distribution finale des biens. On peut trouver de plus amples renseignements,
y compris une liste exhaustive des fonctions d'un liquidateur et des conseils
sur le choix d'un liquidateur, à l'adresse
www.bmoinvesting.com/reglement_de_la_succession.

Le sondage a été mené par Ipsos Reid pour le compte de BMO Groupe
financier auprès de 1 430 Canadiens âgés de 45 à 60 ans du 22 au 27 mai 2007.

Missions, portage salarial
Document sans titre "Je ne me sentais pas assez vieille pour partir à la retraite, et j'avais besoin de sentir que j'étais encore utile", explique Nicole Borwin, qui a liquidé sa retraite en 2006, avant de reprendre, six mois plus tard, son métier de comptable chez son précédent employeur, une PME de cinq salariés. "Ce n'est pas très fatigant, car je travaille deux jours par semaine", et en plus, "c'est appréciable d'avoir un supplément de revenus, qui me permet de sortir et de gâter mes enfants", souligne-t-elle.
"J'arrêterai de travailler à 64 ans", dit cette retraitée, plutôt satisfaite du dispositif, même si elle déplore l'existence d'un plafond interdisant aux "cumulards" de gagner plus que leur dernier salaire d'activité une fois additionnés leur pension et leur nouveau salaire.

"C'est d'abord pour m'assurer un complément de revenu que je continue à travailler", explique Yves qui a choisi la formule du portage salarial, qui permet d'être salarié d'une entreprise de portage, tout en exerçant des missions comme un travailleur indépendant.
Responsable de projet dans une filiale de Mittal Steel, il a pris sa retraite en avril 2006, puis enchainé dans la foulée une mission de six mois, à temps partiel, dans une TPE de câbles d'acier.
"Maintenant, je suis pour neuf mois chez Vallourec, à temps plein", explique cet ingénieur très demandé qui a depuis "décliné deux ou trois propositions". "J'aurais préféré une mission à temps partiel un peu plus cool, mais le jeu en vaut la chandelle", ajoute-t-il, en avouant "ne pas s'être fixé d'âge limite: je continuerai tant que je serai en forme".

Robert Huet, 66 ans, formateur dans l'automobile, a pris sa retraite en 2004, mais continue depuis à animer des formations, à raison d'"une trentaine de jours dans l'année", explique-t-il. "Je fais une activité intellectuelle qui ne demande pas d'effort physique, mais surtout de l'envie et de la curiosité", explique-t-il, "mais si j'étais maçon, je ne pense pas que je continuerais".

Encore peu répandu (300.000 "cumulards" selon une estimation du Conseil d'orientation des retraites (COR) datant de début 2006), le cumul emploi retraite commence malgré tout à susciter l'intérêt. La société de portage salarial Ad'Missions, qui compte plus de 3.500 consultants, "a doublé, entre 2005 et 2006, le nombre de ses retraités qui pratiquent le cumul, pour atteindre une centaine de retraités en activité" explique sa DRH, Sabrina Cohen.

"C'est un phénomène récent qui se développe, surtout dans la banque, l'informatique et l'industrie", souligne-t-elle, "les entreprises étant inquiètes de la perte de savoir-faire avec l'augmentation des départs à la retraite".
Le réseau d'intérim Creyf's, numero six en France, a décidé quant à lui d'expérimenter dans les Pyrénées-Atlantiques une activité spécifique d'intérim pour les retraités.
"Les entreprises peuvent employer des personnes très qualifiées à un coût moins élevé que pour un senior lambda", justifie ainsi sans détour Creyf's, qui recherche des "profils spécialisés" dans le BTP et le forage pétrolier.

Une dérive dénoncée notamment par la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) Danièle Karniewicz, qui met en garde contre les effets pervers du dispositif qui permet de "réembaucher" des retraités "à des tarifs inférieurs".

source : www.agevillage.com

 

Le défi des pensions - comment financer les retraites ?
Q. Parmi tous les arguments mettant en avant la défaillance du marché pour justifier l'intervention des pouvoirs publics dans le domaine des pensions, le plus convaincant, à mon sens, est l'insuffisance des rentes versées par les prestataires privés. En l'absence de régimes de retraite obligatoires, les problèmes d'anti-sélection ainsi que la préférence pour la flexibilité que manifestent la plupart des consommateurs suffisent pour vouer ce produit à la disparition. Si l'on ajoute à cela, du côté de l'offre, l'absence d'instruments à long terme de protection contre le risque d'allongement sans précédent de l'espérance de vie, il semble y avoir peu d'espoir que le marché puisse satisfaire ceux qui misent sur l'assurance contre le risque de longévité. Ainsi, les régimes obligatoires à cotisations définies visent ils à faire en sorte que l'objectif de lissage de la consommation fixé par les pouvoirs publics ne soit pas compromis au bout du compte lorsque l'épargne-retraite accumulée pendant toute une vie est dilapidée, dépensée ou perdue bien avant la fin de la période de consommation.
Si l'on admet qu'il faut un régime de retraite obligatoire, du moins à un niveau minimum, est ce au secteur privé d'intervenir ? Les compagnies d'assurance n'ont toujours pas d'instruments de couverture appropriés. Les compagnies prudentes se sentiront toujours obligées de tenir compte du risque de longévité excessive que peuvent entraîner les progrès de la médecine (le problème se pose déjà sur le marché du Royaume-Uni, par exemple) et elles majoreront donc leurs commissions. Celles qui sont moins prudentes pourraient prendre trop de risques. Compte tenu du caractère obligatoire du régime de retraite et des conséquences sociales de la défaillance, une garantie publique implicite semble nécessaire.
Il paraît aussi peu justifié d'autoriser une grande différenciation des produits compte tenu des objectifs simples des pouvoirs publics. Par contre, la période d'accumulation pourrait permettre, dans certaines limites, une plus grande variation dans l'arbitrage risque-rémunération. La concurrence entre prestataires ne semblerait justifiée que du point de vue de la qualité du service. Est-ce suffisant pour justifier la présence de prestataires de pensions concurrents dans un système obligatoire ?
L'autre possibilité serait que les pouvoirs publics assument cette fonction eux-mêmes ou qu'ils procèdent à un appel d'offres pour un produit de pension minimum comportant une garantie explicite en cas d'augmentation extrême de la longévité. Les économies d'échelle réalisées dans l'administration réduiraient les coûts ainsi que le besoin d'une réglementation et d'une surveillance publiques des prestataires.
Il s'agit alors de savoir si, et dans quels cas, il serait judicieux que les pouvoirs publics jouent le rôle d'un prestataire de pensions, soit directement soit par voie de sous-traitance pour le compte des membres d'un régime obligatoire de pensions à cotisations définies.
Robert Palacios, Banque mondiale

R. Comme on l'a vu dans une question précédente concernant les obligations indexées sur la longévité, les pouvoirs publics sont déjà exposés au risque de longévité puisqu'ils servent des rentes dans le cadre des régimes publics de retraite. Ils ne prendront donc probablement pas davantage de risques de longévité en offrant des pensions dans le cadre du système privé. Ils pourraient cependant encourager le développement des marchés de pensions en établissant des indices de longévité que le secteur privé pourrait utiliser pour émettre des obligations indexées sur la longévité. Du côté de la demande, les gouvernements pourraient aider à stimuler le marché des produits de pension en améliorant l'éducation financière et en faisant ainsi mieux comprendre les avantages de ces produits.

Q. Le Royaume-Uni a conçu le système de comptes individuels pour couvrir les personnes qui n'ont pas de pension. Est-ce le meilleur moyen pour ce pays de résoudre la crise des pensions ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Avec la baisse des niveaux de revenu garantis par les pensions publiques, de nombreux gouvernements encouragent les individus à compléter ces ressources par une épargne-retraite privée. Il s'avère toutefois difficile de porter le taux de couverture des pensions du secteur privé au-delà d'environ 50 % de la population active sans une certaine forme d'obligation. Telle est la difficulté à laquelle le Royaume-Uni est aussi confronté.

Les comptes individuels sont un moyen innovant d'étendre la couverture des pensions, qui donne de bons résultats en Amérique latine et en Europe orientale. Il s'agit cependant de systèmes obligatoires et il sera par conséquent intéressant de voir si la méthode d'"affiliation automatique" (selon laquelle les individus sont affiliés au système par défaut et disposent d'un délai pour "en sortir") - expérimentée au Royaume Uni et en Nouvelle-Zélande - donnera des résultats analogues.

Il convient de noter, toutefois, que les comptes individuels ne résolvent pas tous les problèmes de couverture des pensions puisqu'ils concernent seulement les personnes qui font partie de la population active. Dans de nombreux pays, comme le Chili, il y a toujours une forte proportion des personnes sans emploi, des travailleurs indépendants ou des travailleurs non déclarés qui ne bénéficie d'aucune pension. Aussi les réformes proposées dans le système de comptes individuels au Chili visent-elles à rendre ces comptes obligatoires pour les travailleurs indépendants et à offrir des aides financières aux jeunes travailleurs ayant un faible revenu afin de les encourager à prendre des emplois déclarés.

Q. D'aucuns pensent que des systèmes notionnels de pensions à cotisations définies résoudraient les problèmes de pensions. Quels sont les pays qui ont ce type de systèmes ? Qu'en pense l'OCDE ?
Montserrat Pallares-Miralles, Banque mondiale

R. L'Italie, la Lettonie, la Pologne et la Suède ont adopté des comptes notionnels ou systèmes notionnels de pensions à cotisations définies.

Les comptes notionnels sont une sorte de système public de pensions dans lequel la prestation dépend des gains des individus. Les cotisations des affiliés sont créditées à un compte " notionnel ", en ce sens que l'argent n'y reste pas. Chaque année, les intérêts notionnels sont ajoutés au compte, généralement en fonction d'une variable macroéconomique telle que le taux de croissance dans l'économie ou la progression des gains moyens. Au moment de la retraite, le solde du compte est transformé en un versement périodique de rente dont le montant est actualisé en fonction de l'espérance de vie.

Les comptes notionnels présentent un certain nombre d'aspects positifs. En premier lieu, la prestation de retraite est calculée sur les gains de toute la carrière et non sur le salaire final perçu pendant une période plus courte. Il est plus équitable de fonder les pensions sur les gains de toute la vie active et cela fausse moins le marché du travail. En deuxième lieu, la pension dépend de l'âge du départ en retraite, le taux étant plus faible en cas de retraite anticipée et plus élevé en cas de départ plus tardif. En troisième lieu, la prestation est liée à l'espérance de vie, si bien que, avec l'augmentation de la longévité, la pension diminue ou il faut travailler plus longtemps pour toucher la même pension.

Il n'est cependant pas nécessaire de recourir à des comptes notionnels pour atteindre ces objectifs : tout régime public bien conçu offre des pensions calculées sur la rémunération de toute la carrière et plus ou moins élevées selon l'âge du départ en retraite. Par ailleurs, de nombreux pays, dont la Finlande, l'Allemagne et le Portugal, ont des régimes traditionnels de pensions publiques dans lesquels les pensions varient en fonction de l'espérance de vie. De surcroît, les comptes notionnels ne suffisent pas, en eux mêmes, pour atteindre ces objectifs : tout dépend de leur conception précise.

Q. Quel est le pays qui a le meilleur système de pensions ?
Andrew Clark, Royaume-Uni

R. C'est une question difficile. Il y a beaucoup d'éléments des systèmes de pensions des pays de l'OCDE qui fonctionnent bien et qui peuvent être considérés comme " meilleure pratique ". Il n'y a cependant pas de modèle unique qui puisse ou qui doive être appliqué dans tous les pays. Les régimes de pensions des pays de l'OCDE se sont développés petit à petit et ont été façonnés en fonction de l'économie, des valeurs sociétales et des normes culturelles de chaque pays. Ce qui fonctionne bien en Suisse ou en Suède ne sera pas forcément la meilleure solution pour le Mexique ou le Japon.

Il faut aussi préciser les critères que l'on utilise pour évaluer le meilleur système. Est-ce le système qui offre les taux de remplacement les plus élevés ? À cet égard, les systèmes de pensions liées aux gains qui existent en Grèce et au Luxembourg seraient les meilleurs, mais du point de vue de la viabilité financière, ils seraient beaucoup moins bien classés. Ou est-ce le système qui est le plus ciblé sur les pauvres ? Selon ce critère, les systèmes de pension universelle à taux uniforme de l'Irlande et de la Nouvelle-Zélande ou la pension de base du Royaume-Uni seraient les meilleurs. L'on pourrait prendre comme autre critère la diversification des sources de pensions. Sur ce plan, le meilleur système serait celui de la Suède puisque, dans ce pays, les retraités reçoivent des prestations de cinq composantes différentes : programmes par capitalisation et par répartition, à prestations définies et à cotisations définies, public et privé. Si l'on veut avoir le meilleur système au monde, il faut déterminer les divers objectifs du régime de pensions et analyser minutieusement l'expérience acquise par les différents pays. L'OCDE tente d'y contribuer par ses travaux sur les régimes de pensions publics et privés.

Q. Les individus comprennent-ils la nécessité d'épargner en vue de la retraite et savent-ils quelle est la meilleure façon de le faire ?
Ingeborg Scheven, Allemagne

R. Les enquêtes menées dans les pays de l'OCDE et dans le monde entier font apparaître régulièrement des niveaux extrêmement bas de connaissances financières en général et de compréhension de la nécessité et de l'importance de l'épargne-retraite en particulier. Les enquêtes réalisées aux États-Unis, par exemple, montrent que quatre travailleurs sur dix n'épargnent pas du tout en vue de la retraite, tandis qu'un rapport établi en Nouvelle-Zélande indique que beaucoup de gens ne sont ni "disposés" à épargner suffisamment pour la retraite ni "en mesure" de le faire, environ 30 % des ménages dépensant plus qu'ils ne gagnent. Au Japon, 71 % des personnes ayant répondu au questionnaire d'enquête ne savaient rien des placements en actions et en obligations et, au Canada, il a été répondu qu'il était plus pénible de choisir un bon plan d'épargne-retraite que d'aller chez le dentiste !

Même s'il est difficile de mesurer l'impact de l'éducation financière, des programmes de sensibilisation peuvent aider à faire mieux comprendre l'évolution des conditions de fonctionnement des régimes de pensions, la nécessité d'épargner et les formules de placement. En Allemagne, par exemple, on a observé que l'information sur les droits à pensions contribue grandement à une meilleure préparation de la retraite. Aux États-Unis, l'affiliation aux régimes 401(k) a progressé de 12 % après la mise en place de programmes d'éducation financière pour les travailleurs, et les taux de cotisations augmentent aussi, tandis que, dans une étude réalisée au Chili, on estime que les travailleurs indépendants ayant une connaissance du système de pensions supérieure à la moyenne ont 14 % plus de chances de cotiser à des plans de retraite.

Les gouvernements des pays de l'OCDE prennent donc de plus en plus conscience de l'importance de l'éducation financière, en particulier dans le domaine de l'épargne-retraite, et des campagnes nationales ont été lancées au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas notamment. L'OCDE continuera de faire connaître l'expérience internationale en la matière et de fournir des analyses sur ce sujet important.

Q. À mon avis, le passage de l'imposition sur le revenu à l'imposition sur la consommation que nous observons dans de nombreux pays d'Europe n'est pas motivé seulement par des questions d'efficience (qui ne sont pas si claires et convaincantes que cela dans la théorie économique).
N'est-ce pas un moyen dérobé, pour de nombreux gouvernements, de transférer la charge fiscale davantage sur les retraités ? Actuellement, dans la plupart des pays, l'imposition sur le revenu est très faible sur les retraites et, comme il est politiquement très risqué de diminuer les pensions, le passage à l'imposition sur la consommation est un moyen dérobé de réduire la générosité des pensions.
Cette interprétation est-elle plausible et avez-vous, en tant qu'économistes de l'OCDE, un avis bien établi sur les questions d'efficience et d'équité que pose ce changement et sur son impact intergénérationnel (dans la théorie économique, l'analyse de Ramsey, le théorème de Corlett et Hague et le théorème de la séparabilité de Atkinson-Stiglitz font école mais ils ne sont pas d'un grand secours dans la pratique) ?
Patrick Broullard, France

R. Le passage à l'impôt sur la consommation est un phénomène mondial, qui ne se limite pas à l'Europe. L'Australie, le Canada, le Japon et la Suisse, par exemple, ont adopté des taxes générales nationales sur la consommation (telles que la taxe sur la valeur ajoutée, TVA), tout comme de nombreux pays en développement. Les raisons du passage de la fiscalité directe à la fiscalité indirecte sont nombreuses. Une de ces raisons est l'argument relatif à l'efficience : taxer la consommation réduit la nécessité de prélever des impôts directs sur le travail et le capital. Les effets de ce déplacement de la fiscalité sont complexes et il importe de considérer le cycle de vie. Les impôts sur le revenu, par exemple, frappent tout ou partie de l'épargne, ce qui n'est pas le cas des impôts sur la consommation. Cependant, l'épargne constitue un moyen de consommation pour l'avenir, et les impôts sur la consommation seront payés dans l'avenir, lorsque l'argent épargné sera dépensé. Le passage à l'impôt sur la consommation peut donc alourdir la charge fiscale pesant sur les retraités, mais une fois la réforme opérée, ils auront payé moins d'impôts sur le revenu lorsqu'ils travaillaient.

Dans beaucoup de pays, il est vrai, les personnes âgées bénéficient d'allégements fiscaux qui font que la charge effective de l'impôt sur le revenu payé sur les pensions est faible. Il est cependant difficile de justifier le fait qu'un retraité ayant le même revenu qu'un actif paie moins d'impôts. La plupart des systèmes d'impôt sur le revenu sont progressifs, ce qui signifie que les retraités paient, de toute façon, moins d'impôt sur le revenu, même sans allégements particuliers.

Les récentes réformes ont, dans bien des cas, réduit fortement les pensions des futurs retraités : dans les 16 pays de l'OCDE qui ont mis en œuvre d'importantes réformes dans ce domaine depuis 1990, les prestations pour un travailleur entrant dans la vie active aujourd'hui sont, en moyenne, inférieures de 25 % à ce qu'elles auraient été en l'absence de réforme. Cela amoindrit l'effet, sur les retraités, du passage de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur la consommation.

Q. Plusieurs pays de l'OCDE ont récemment relevé l'âge de la retraite dans les secteurs public et/ou privé. Y a-t-il, dans les pays de l'OCDE, des exemples de bonnes pratiques pour encourager les travailleurs à travailler plus longtemps ? S'il en existe, y a-t-il des études qui font apparaître un effet vraiment positif de ces mesures ?
Anne Gosselin, Canada

R. Un relèvement de l'âge effectif de la retraite, qui a baissé en dépit d'un rapide allongement de l'espérance de vie et d'une amélioration de la santé, aiderait grandement à faire face à la charge démographique du vieillissement de la population. Cela aura un double effet positif : réduire les dépenses au titre des pensions tout en augmentant les recettes procurées par l'impôt et les cotisations.
L'analyse de l'OCDE montre que de nombreux pays continuent de subventionner le départ en retraite précoce, par le biais des systèmes de pensions et d'autres filières d'accès à la retraite anticipée. Dans les systèmes de pensions de vieillesse, par exemple : (i) certains autorisent le départ en retraite avec peu ou pas de réduction des prestations compte tenu de l'allongement de la durée de paiement des pensions ; (ii) la prise en compte des ressources encourage les personnes ayant un petit salaire à prendre la retraite dès que possible ; (iii) dans certains systèmes, il y a peu ou pas d'avantage financier pour une année de cotisation supplémentaire ; (iv) la prise en compte des ressources empêche de cumuler revenu du travail et pension. La position de l'OCDE est donc tout à la fois de supprimer les subventions en faveur de la retraite anticipée et d'obliger les gens à travailler plus longtemps.

On observe généralement que les incitations liées à la pension influent sur les décisions concernant le départ en retraite (en même temps que bien d'autres facteurs tels que la santé, la situation du marché du travail etc.). Les réformes récentes visant à améliorer les incitations ont eu un net effet sur les taux d'emploi des travailleurs âgés en Finlande, en France, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux États Unis, par exemple.

Q. En Europe, la réglementation et les modifications des normes comptables conduisent un nombre croissant de fonds de pensions à adopter des stratégies plus prudentes. Cela ne va-t-il pas à l'encontre de l'objectif de maximisation des rendements pour le bénéficiaire final qu'est le retraité ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Le "cyclone" qui a balayé le secteur des pensions au début du millénaire a déprimé les marchés des actions et réduit de façon draconienne les actifs des fonds de pensions. En même temps, les promesses faites par les fonds de pensions, leurs engagements, ont augmenté du fait de la baisse des taux d'intérêt - les pensions, qui sont des promesses à long terme équivalant, en fait, à une dette, reviennent plus cher lorsque les taux d'intérêt sont peu élevés. Ce sous-financement, qui apparaît toujours comme une menace pour de nombreux fonds de pensions, a conduit les gouvernements et les autorités chargées de la réglementation, en réaction, à durcir les règles de financement et de comptabilité, obligeant les fonds de pensions à faire mieux correspondre leurs actifs et leurs engagements et exigeant des promoteurs de plans de retraite qu'ils déclarent les déficits au titre des pensions dans leurs bilans. Ces réformes de la réglementation ont eu des répercussions sur les bilans des fonds de pensions - provoquant une diminution des ressources allouées aux fonds propres et une demande accrue d'obligations publiques indexées à long terme, par exemple.

Les fonds de pensions doivent toujours assurer un délicat équilibre entre la gestion des risques et la maximisation du rendement potentiel de leurs portefeuilles. Les nouvelles normes réglementaires font, de fait, pencher la balance en faveur de la réduction des risques, mais la réaction des fonds de pensions à ces réformes de la réglementation a été intéressante. Non seulement ils font de plus en plus concorder leurs actifs et leurs engagements, mais ils recherchent aussi des moyens de gérer leurs portefeuilles de manière plus efficiente - en privilégiant les placements absolument rentables, en renforçant la diversification (investissements dans l'immobilier et les produits de base, par exemple) et en cherchant de nouveaux investissements d'un autre type. L'on espère que, avec ces diverses évolutions dans la réglementation, la gestion des risques et l'investissement, les pensions seront dans l'avenir plus confortables et plus sûres pour les retraités.

Q. Peut-on s'attendre, dans un avenir prévisible, à l'émission d'obligations publiques indexées sur la mortalité ? En quoi cela pourrait-il réduire le risque pour les régimes de pensions ? Peut-être un groupe multinational d'assurance-vie serait-il en mesure d'offrir ce type de titres ?
Paul Bowden, Royaume-Uni

R. Les pouvoirs publics pourraient soutenir et encourager le développement d'un marché pour les obligations indexées sur la mortalité ou sur la longévité dans le cas où les fonds de pensions et les participants en général seraient protégés contre le risque lié à la longévité. Pour ce faire, ils pourraient émettre des obligations indexées sur la longévité et établir un indice de la longévité. Malheureusement, ce rôle d'intervention publique est entravé par le fait que les gouvernements sont eux-mêmes déjà exposés à un risque important lié à la longévité, à travers leurs systèmes de pensions publics. Il ne faut par conséquent pas s'attendre à ce qu'ils émettent ce type d'instruments dans un avenir proche. Ils pourraient cependant prendre d'autres mesures pour aider à développer un marché pour ces obligations, notamment en établissant un indice de la longévité. S'agissant de l'émission d'obligations indexées sur la longévité par le secteur privé, EIB-BNParibas a effectivement tenté de lancer cet instrument l'an dernier sur le marché du Royaume-Uni, mais la demande n'a pas été suffisante (en raison, pour partie, de problèmes structurels tels que le fait que l'obligation était limitée à 25 ans et à cause d'autres réglementations plus contraignantes à respecter).

Les obligations indexées sur la longévité contribueraient à réduire le risque pour les régimes de pensions. Une personne de 65 ans, par exemple, ayant l'espérance de vie actuelle (qui augmente d'un an par décennie), avec des taux d'intérêt de 5.5 %, pourrait compter sur une rente de 100. Si son espérance de vie augmentait de 2 ans par décennie, la rente passerait à 102.4. Les obligations indexées sur la longévité pourraient par conséquent aider les prestataires de retraite à se protéger contre le risque d'avoir à verser un supplément de 2.4 %. Il ne faut cependant pas surestimer l'impact du risque lié à la longévité. La même personne pourrait, par exemple, compter sur une rente de 118.6 si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 %, même si l'espérance de vie ne changeait pas, ce qui montre qu'il est plus important, pour les prestataires de retraite, de se protéger contre le risque lié aux taux d'intérêt. Ce qui est intéressant, malgré tout, c'est l'interaction entre le risque lié aux taux d'intérêt et le risque lié à la longévité. Si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 % et si la longévité augmentait de 2 ans, la rente des retraités serait de 122.3. Il importe aussi de noter que l'effet de la longévité s'amplifie notablement pour les personnes plus jeunes.

Q. L'OCDE a publié en mars 2007 un rapport sur la réforme des plans de retraite des salariés du secteur public. Une des conclusions du rapport est que de nombreux pays Membres doivent faire face à des coûts très lourds liés aux pensions publiques. Plus précisément, l'OCDE a indiqué que les pays Membres dépensent, en moyenne, près de 2 % de leur PIB au titre des pensions publiques.
Plusieurs stratégies communes de réforme des plans de retraite des agents du secteur public sont identifiées dans ce rapport, mais une question importante semble être celle de savoir dans quelle mesure une meilleure information financière influe sur les choix stratégiques. À combien les pays de l'OCDE estiment-ils les coûts à long terme des pensions du secteur public ? Les pays calculent-ils des estimations, sur la base du fait générateur, des paiements futurs au titre des pensions ? En quoi une meilleure information financière sur les coûts attendus des pensions du secteur public a-t-elle influé sur les propositions de réforme dans les pays de l'OCDE ?
Michael O'Neill, United States Government Accountability Office

R. La plupart des pays de l'OCDE ont des systèmes de pensions différents pour les salariés du secteur public et ceux du secteur privé : seuls les pays de l'ancien bloc socialiste d'Europe centrale et orientale, comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la République slovaque, ont un programme national unique. Les dépenses au titre des pensions du secteur public représentent, en moyenne, environ un quart des dépenses publiques totales consacrées aux pensions.

La plupart des pays tiennent compte, effectivement, des pensions du secteur public dans les prévisions de dépenses au titre des pensions : voyez, par exemple, les récentes prévisions établies pour les États membres de l'UE*. L'utilisation de la comptabilité sur la base du fait générateur n'est pas particulièrement répandue : les paiements de pensions sont généralement financés sur les budgets courants selon le principe de répartition. Il est par conséquent difficile d'évaluer l'effet des méthodes comptables sur le processus de réforme des pensions.

* Union européenne, Comité pour la politique économique (2006), " The Impact of Ageing on Public Expenditure: projections for the EU-25 Member States on pensions, health care, long-term care, education and unemployment transfers (2004-2005) ", European Economy, Special Reports No. 1/2006.

Q. Du fait de la diminution des pensions publiques, les futurs retraités devront épargner davantage par eux-mêmes. Cependant, les travailleurs ont le choix entre épargner dans des actifs tels que l'immobilier ou des actifs financiers et acheter des produits d'épargne-retraite à régime fiscal souvent avantageux qui imposent la conversion en rente. Que pensez-vous de ces choix ?
Thomas Durand, France

R. Les gens peuvent faire différents montages financiers pour leur retraite. D'après ce qu'on peut observer dans la plupart des pays, les travailleurs sont souvent myopes : ils sous-estiment presque toujours leurs besoins financiers pendant la retraite et beaucoup pensent qu'ils vivront moins longtemps que ce n'est le cas. Avec un produit financier converti en rente, le retraité est sûr que son épargne suffira pour couvrir ses besoins jusqu'à la fin de sa vie puisque les paiements sont garantis jusqu'au décès du bénéficiaire. Mais si les comptes ne sont pas convertis en rente, le retraité risque de ne plus avoir d'argent pour finir ses jours. C'est pourquoi de nombreux gouvernements insistent pour qu'au moins une partie de l'épargne-retraite bénéficiant d'avantages fiscaux soit versée sous forme de rente.

La réponse à la question dépend aussi de ce que le système public obligatoire de pensions offre dans les différents pays. Si les pensions du régime public sont relativement élevées, les gens n'ont peut-être pas besoin d'un revenu complémentaire sous forme de rente. Ils préfèrent peut-être, dans ce cas, épargner davantage afin d'utiliser leur argent pour voyager, acheter une résidence secondaire ou pour d'autres choses. En autorisant les gens à acheter des contrats volontaires offrant comme seule formule possible la conversion en rente, l'on pourrait créer une situation où les rentes jouent un rôle excessif. Cependant, dans les systèmes qui n'offrent qu'une faible pension publique de base, les décideurs voudront probablement limiter le risque de voir les retraités dépenser tout leur argent et dépendre uniquement du filet de sécurité.
Enfin, le choix est probablement aussi d'ordre personnel. En France, les gens semblent préférer l'assurance-vie au nouveau PERP car l'épargne sous forme de plan d'assurance-vie à régime fiscal avantageux n'est bloquée que pendant 8 ans, après quoi l'argent est accessible, tandis que le PERCO impose la conversion en rente. Pour le moment, c'est sans doute un choix rationnel puisque les taux de remplacement pour les retraités actuels sont encore très élevés. Cependant, les travailleurs plus jeunes doivent s'attendre à des pensions beaucoup plus faibles dans l'avenir, et beaucoup d'entre eux devraient penser à s'assurer dès maintenant un revenu complémentaire sûr pour la retraite.

Q. Dans le système à cotisations définies, comment pouvons-nous concilier stabilité de vie des anciens et stabilité financière ?
Kim, Kun Min, du Ministère de l'administration publique et de l'intérieur, Corée

R. Face à la hausse des coûts des pensions (due à l'augmentation de la longévité et à la diminution des rendements des actifs), de nombreux organismes de retraite à prestations définies ont été contraints de restructurer leurs régimes et ont choisi d'offrir des pensions à cotisations définies. Dans ces régimes, seules les cotisations sont fixes, aucune prestation particulière n'étant garantie - ce qui les rend "plus stables financièrement" pour les prestataires. Cependant, ces régimes transfèrent la totalité des risques, tels que le risque lié à l'investissement et le risque lié à la longévité, sur les bénéficiaires - ce qui soulève la question de savoir s'ils peuvent assurer un revenu stable pour la vieillesse.

Pourtant, le risque n'est pas forcément inhérent aux régimes à cotisations définies et, de fait, les risques liés à l'investissement et à la longévité sont gérables. Pendant la "phase d'accumulation", il est possible d'investir dans des actifs sûrs, à rendement stable, ou les individus peuvent rééquilibrer leur portefeuille en remplaçant des actifs à risque et rendement élevés par des placements plus sûrs lorsqu'ils approchent de l'âge de la retraite. Cette approche dite "du cycle de vie" est le mécanisme utilisé dans de nombreux systèmes de pensions en Amérique latine, par exemple. De même, il existe des produits sous forme de rente pour assurer un revenu stable durant la "phase de versement", lorsque les bénéficiaires commencent à utiliser leur pension. Les décideurs peuvent et doivent être encouragés à veiller à ce qu'il existe une réglementation qui assure la stabilité aussi bien pendant la phase d'accumulation que pendant la phase de versement. Il faudrait aussi souligner l'importance de l'éducation et de la sensibilisation aux questions financières pour aider les gens à comprendre et à gérer le risque avec efficacité.

Par ailleurs, la stabilité peut être encore accrue, dans les systèmes à cotisations définies, par le partage ou la mise en commun des risques. Des régimes "hybrides", par exemple, se développent actuellement dans certains pays de l'OCDE, qui comportent une certaine forme de garantie et permettent aux prestataires de retraite et aux bénéficiaires de partager les risques (le promoteur du plan ou le prestataire garantissant un certain rendement sur les actifs des fonds de pensions, par exemple). Parallèlement, dans des pays comme les Pays-Bas, il existe des régimes "collectifs à cotisations définies" dans lesquels les membres ou le fonds de pensions mettent en commun les risques (en partageant les rendements de l'investissement). Dans les systèmes de rentes offerts par des compagnies d'assurance, le risque lié à la longévité est, de la même façon, mis en commun durant la phase de versement.

Les seniors, un soutien de l'économie plus qu'une charge (étude)
Document sans titre Les personnes âgées s'avèrent souvent moins une charge qu'un soutien pour l'économie via les impôts qu'elles payent, le travail bénévole et les aides à leur famille qu'elles dispensent, indique mardi 22 mai une étude mondiale sur l'avenir des retraites de la banque britannique HSBC.

Au Royaume-Uni, par exemple, les calculs de HSBC montrent que, tous les ans, les 60-79 ans rapportent près de 90 milliards d'euros à l'économie en payant 8,2 milliards d'euros d'impôts, en faisant économiser 6,3 milliards d'euros par leur travail bénévole et plus de 75 milliards d'euros par les soins qu'ils dispensent à leur famille.

En France, le travail bénévole de cette classe d'âge représente 7,5 milliards d'euros. Selon l'étude, les deux tiers (66%) des plus de 60 ans exercent une activité bénévole, tous pays confondus. L'étude montre aussi que, sauf en Allemagne, la tendance aux départs à la retraite anticipés est moins affirmée qu'auparavant dans les pays avancés.

A en croire l'étude, la Russie, l'Inde, les Philippines et la Corée du Sud sont les seuls pays où il semble que les individus soient contraints de travailler plus longtemps qu'ils ne le souhaiteraient.

Dans l'ensemble, les plus de 60 ans se sentent en bonne santé. C'est le cas de 75% des personnes dans les économies avancées. Le Canada est le pays où le pourcentage de septuagénaires en bonne santé est le plus élevé (75 %), devant le Royaume-Uni (73 %) et les Etats-Unis (72 %). En général, le niveau sanitaire des économies en transition est également satisfaisant, sauf en Afrique du Sud, en Turquie et, surtout, en Russie, où 8 % seulement des 70 ans et plus se disent en bonne santé.

En France, 58% des 70-79 ans se décrivent en bonne ou très bonne santé. "Nous vivons plus longtemps et, dans de nombreux pays, mieux que jamais", a remarqué le président de HSBC Stephen Green, déplorant que "la reconnaissance de ce succès soit trop souvent noyée dans un discours dominé par les inquiétudes au sujet du financement de la retraite".

Il s'agit de la troisième enquête annuelle de HSBC sur l'avenir des retraites. Elle a été réalisée avec l'Institute of Ageing de l'université d'Oxford qui a interrogé 21.000 personnes dans 21 pays et territoires.

source: www.agevillage.com

 

La mobilisation de l’UNCCAS a porté ses fruits : les logements foyers sortent de l’impasse
Document sans titre Très attendu par les CCAS/CIAS, gestionnaires de 70% du parc national, ce texte met fin à cinq ans d’incertitudes sur la pérennité de ces équipements de proximité plébiscités par les personnes âgées et leurs proches.

Une ligne de partage claire
La circulaire n°2007-36 DDSC/DGAS/DGUHC du 15 mai 2007 précise ce qui avait été annoncé mi mars lors des dernières réunions de concertation. Elle confirme la ligne de partage entre les logements foyers qui resteront soumis à la réglementation "habitatio" de sécurité incendie et ceux qui doivent se conformer aux normes dites de "type J".
Après d’âpres négociations avec les anciens ministères concernés, les critères de répartition retenus sont les suivants : les logements foyers dont le GMP* demeurera inférieur à 300 et qui n’accueilleront pas plus de 10% de personnes âgées classées en GIR 1 et 2 resteront soumis aux règles de sécurité des bâtiments d’habitation collectif. Dès que l’un de ces deux seuils sera dépassé, les logements foyers devront se conformer aux normes de sécurité incendie dites de "type J". Les établissements ont trois ans pour procéder à leur mise en sécurité selon les règles qui leur sont applicables.

Autre évolution
Cette clarification intervient en même temps que les assouplissements récemment obtenus sur un autre sujet de négociation : les règles de tarification applicables aux logements foyers (conditions précisées par le décret n°2007-793 du 9 mai dernier). Pour mémoire, la réforme de la tarification imposait à l’ensemble des logements foyers de se transformer en EHPAD dès lors que le GMP 300 était dépassé. Avec ce nouveau décret, les logements foyers au GMP supérieur à 300 qui n’ont pas de section de cure médicale peuvent déroger à l’obligation de signer une convention tripartite à condition de n’accueillir pas plus de 10% de personnes classées en GIR 1 et 2. La mise en place d’un conventionnement partiel sera également possible sous certaines conditions architecturales. Au-delà de l’harmonisation des seuils de référence, l’UNCCAS obtient surtout une application concrète du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2006, qu’elle attendait depuis plus d’un an.

Cinq ans après sa première mobilisation, l’UNCCAS se réjouit de ces dénouements, à la fois pour les gestionnaires et pour les personnes âgées (voir le positionnement de l’UNCCAS sur www.unccas.org). Au vu des perspectives démographiques de notre pays, l’Union nationale des CCAS/CIAS se félicite de voir ses préconisations en faveur d’une offre d’hébergement diversifiée, enfin reconnues.

L’Italie a la population la plus vieillissante d’Europe
Document sans titre Les démographes ont atteints cette conclusion en comparant les statistiques sur le nombre de personnes dans la tranche d’âge al plus élevée, ceux de lus de 65 ans, avec celle de la tranche d’âge la lus basse, les personnes de moins de 15 ans.

En Italie, il y a à ce jour 141 personnes de lus de 65 ans pour 100 personnes de moins de 15 ans. Ce même ratio pour la population Japonaise est de 154 pour 100, ce qui le place encore bien en avance par rapport à l’Italie.

Un des facteurs clefs qui explique le vieillissement de la population Italienne est le taux très faible de natalité. En 2006, le nombre moyen de naissance par femme Italienne était de 1,35.

Le taux d’espérance de vie est également nettement en hausse, particulièrement en Italie qui détient une moyenne record d’Europe : 84 ans pour les femmes et 78,3 ans pour les hommes.

En travaillant sur les 2 extrêmes des moyennes d’âges en Italie, on remarque que le nombre d’Italien de lus de 65 ans a augmenté de 50 % depuis 1980, ce qui représente aujourd’hui environ 12 millions de personnes sur une population totale de 59 millions.

Le choc des générations
Document sans titre D'après un nouveau sondage de Monster Canada,
environ neuf employeurs sur dix utilisent les services de quatre générations
de travailleurs et près de la moitié des Canadiens qui travaillent dans un
milieu multigénérationnel admettent vivre certains conflits avec des collègues
plus jeunes ou plus âgés.

" Pour la première fois dans l'histoire du pays, la population active est
composée de quatre générations de Canadiens, a déclaré Gabriel Bouchard,
vice-président et directeur général de Monster Canada. Ces générations ont
évolué au rythme d'événements très différents qui ont façonné leurs valeurs et
leurs croyances. Lorsque ces diverses générations se croisent au travail, nous
assistons parfois à un entrechoc des attitudes, de l'éthique, des valeurs et
des comportements pouvant déboucher sur l'incompréhension et mener à des
conflits potentiels. "

Des 1 263 Canadiens qui ont participé au récent sondage en ligne sur
Monster.ca, quatre travailleurs sur 10 ont indiqué qu'un milieu de travail
multigénérationnel complique davantage le travail.

Parallèlement, 22 % des répondants ont précisé qu'un milieu de travail à
générations multiples offrait une occasion d'apprentissage pour tous, tandis
que 27 % sont d'avis que leurs collègues ne prêtent même pas attention à l'âge
des autres. Neuf pour cent ont indiqué que leur milieu de travail n'était pas
constitué de plusieurs générations.

Dans un autre sondage de Monster auquel ont répondu 2 182 personnes, près
de 50 % affirment que les Canadiens plus jeunes, soit ceux des générations X
et Y, éprouvent le plus de difficulté à travailler avec les baby boomers.
Seulement 19 % indiquent que les employés issus des générations X et Y ont de
la difficulté à travailler ensemble, suivi de 17 % qui sont d'avis que les
baby boomers et les traditionalistes peinent à se côtoyer, tandis que 14 %
répondent que la coexistence est difficile entre les membres de la génération
Y et les traditionalistes.

Bien que les périodes précises diffèrent selon certains sociologues, la
répartition la plus courante des quatre générations est la suivante :

<<
Traditionalistes : nés entre 1922 et 1945
Baby boomers : nés entre 1946 et 1964
Membres de la génération X : nés entre 1965 et 1980
Membres de la génération Y : nés entre 1981 et 1999
>>

" La pénurie chronique de main-d'oeuvre et l'élimination progressive de
la retraite obligatoire dans presque tout le pays font en sorte que bien des
baby boomers vieillissants étirent considérablement leur carrière et côtoient
au travail des jeunes qui viennent tout juste d'obtenir leurs diplômes ",
affirme M.Bouchard.

En raison de cette pénurie d'effectifs que connaît le Canada, il devient
de plus en plus important pour les employeurs de mieux comprendre les valeurs
générationnelles. M. Bouchard ajoute qu'il sera essentiel de comprendre ces
différences afin d'attirer et de conserver une main-d'oeuvre productive.

" Maintenant que la main-d'oeuvre multigénérationnelle est une réalité,
les employeurs doivent élaborer une stratégie axée sur les générations, a
indiqué M. Bouchard. Elle devra notamment permettre de comprendre ce qui
dérange leurs employés, de faire ressortir toute l'importance du travail
d'équipe et de la communication efficace, et de favoriser un milieu de travail
" sans âge " où chaque employé est égal peu importe son âge.

Pour consulter les résultats des derniers sondages de Monster et pour
lire l'article de fond intitulé " Le choc des générations ", visitez
http://francais.monster.ca/.

Bruno Larivière "La chasse au marché cible est lancée : les ‘retraités actifs’"
Document sans titre

Par Brunon Larivère, http://geographie.blog.lemonde.fr

Dans le Figaro économique du 17 mai dernier, Eric de la Chesnais annonce une acquisition dans le secteur des villages de vacances et résidences de loisir. Le groupe Pierre & Vacances achète pour 23 millions d’euros une entreprise pourtant non concurrente, spécialisée dans les résidences pour retraités ingambes et bronzés. Si l’on s’en tient à l’article, le nouveau propriétaire découvre brusquement ce secteur. Il trouve là l’occasion de rentrer de plein pied sur ce marché et récupère une équipe affûtée, un carnet d’adresse et des commandes fermes. P. & V. avait déjà étendu la gamme de ses produits en investissant dans l’immobilier urbain, source de confortables bénéfices dans les deux dernières décennies. Cette nouvelle diversification rentre donc dans le cadre d’une stratégie apparemment sans risques. « Le marché des seniors actifs et autonomes croit de 10 % par an grâce à l’arrivée des classes d’âge du baby-boom, soit 800 000 personnes. » explique le co-fondateur de la société rachetée (Les Senioriales).

31 millions d’€ de chiffres d’affaires, 4 millions de résultat opérationnel et 8 millions prévus d’ici au mois de mars prochain : compte tenu de ce bilan flatteur – je laisse le soin aux experts de juger mieux que je ne puis le faire – l’intérêt des vendeurs ne se situait-il pas ailleurs, dans l’indépendance de l’entreprise ? Sans écarter l’hypothèse que les vendeurs cherchent à tirer des dividendes propres, on peut supposer qu’ils se trouvaient dans une sorte d’impasse paradoxale, face à un marché énorme (10 % de croissance) et une concurrence peut-être limitée (?). Dans ces conditions, Les Senioriales ne pouvaient se développer sans partenaires, ou sans apport d’argent extérieur… « Après la construction de neuf résidences dans le sud de la France, onze complexes sont en cours de commercialisation et douze autres à l’étude. » A ce niveau de la réflexion, je ne dispose d’aucune information supplémentaire, et m’en tiens à de simples supputations.

Pierre & Vacances achète donc une Pme qui a bâti sa croissance sur le choix d’une cible (segmentation), l’achat de « résidences réservées aux retraités, mais non médicalisées. Elles accueillent des seniors dits actifs âgés de 55 à 75 ans qui veulent échapper à l’isolement et à la solitude, et recherchent la sécurité tout en étant indépendants. » Le slogan est bien rodé, mais ne doit pas tromper. Les résidences répondent à un vœu plus ou moins assumé d’homogénéisation sociale caractéristique de la société occidentale contemporaine : c’est l’entre soi des quartiers périurbains reproduit un peu plus loin, la réserve de personnes âgées en bonne santé « où chacun se connaît », pour reprendre l’argumentaire de vente. Pour entretenir le rêve (fiction ?), les résidents disposent d’un club-house (sic), d’une piscine et d’une salle de gym, c’est-à-dire des services collectifs propres ; ils sont à ce titre plus onéreux qu’une location des mêmes installations communales, à l’heure ou à la demi-journée.

Sur ce détail des installations sportives, le refus de l’externalisation renforce l’idée d’une homogénéisation des candidats par le prix d’achat : « 3.000 euros le mètre carré. Ce qui correspond à un investissement de 180 000 euros pour un T3 et 270 000 d’euros pour un T3 de 90 mètres carrés. » Le succès financier des Senioriales passe – on le devine – par l’exclusion des retraités modestes, mais aussi des impotents, consommateurs de soins médicaux lourds et onéreux. N’y a-t-il pas également un objectif d’ordre psychologique ? Ces résidences plaisent parce qu’elles désencombrent à l’avance l’espace collectif du spectacle du matériel médical, des vieillards séniles ou déments, de la souffrance et de la solitude. Les retraités résidents manifestent ici l’envie de maintenir un lien social, et veulent accueillir les membres de leurs familles, leurs amis de l’extérieur, sans effaroucher personne. « Ces résidences sont situées de préférence dans le sud de la France, dans des gros bourgs où les services de proximité existent. » Ni maison de retraite – expression honnie – ni hôpital.

Les concepteurs des Senioriales disent s’inspirer des villages méditerranéens. Je ne saisis pas tout à fait la comparaison : elles ne comptent ni pêcheurs, ni cultivateurs, ni viticulteurs, ni éleveurs de chèvres ou de moutons. Si l’on s’en tient aux gazons et à la piscine présentés sur le site, il semble que personne ne songe à économiser l’eau. Dans ces villages méditerranéens atypiques, ne cherchez pas une église, une place, ou un marché. Il faut comprendre l’adjectif méditerranéen comme substitut langagier, à la place d’une périphrase telle que n’importe quel lieu géographique bénéficiant d’un ensoleillement constant. Et si les pluies disparaissent, tendance désert d’Arizona, ce n’est pas plus mal. Aux Etats-Unis, Sun City annonce sans détour la couleur, à tous les sens du terme.

Car l’Afrique du Nord devrait concurrencer le sud de la France et, de façon générale, le nord du bassin méditerranéen, et non pas seulement par l’allongement de la durée de l’ensoleillement. Eric de la Chesnais n’en cache rien « Pour l’instant, les complémentarités avec le groupe Pierre & Vacances se limitent à la recherche de terrains à bâtir, à l’extension de l’offre des Senioriales à l’Espagne et au Maroc, et à l’offre des séjours touristiques Pierre & Vacances à une nouvelle clientèle de troisième âge afin d’allonger la saison. » Au sud de l’Arizona, comme sur le littoral espagnol ou au Maroc, les petites mains mexicaines ou maghrébines bon marché ne manquent pas : personnels employés pour le gardiennage, la propreté et l’entretien, le jardinage, etc.

Entendons-nous bien : nul ne niera raisonnablement l’existence d’une demande. Et si Les Senioriales dégagent des bénéfices, grand bien leur fasse ! Une entreprise ne vise pas d’autres objectifs. Ces résidences prouvent a contrario l’importance cruciale de la question refoulée du vieillissement dans nos sociétés occidentales. Qu’a réussie cette entreprise, dans sa segmentation du « marché des personnes âgées de plus de 60 ans » ? Elle a isolé les clients les plus intéressants, ceux qui disposent des revenus les plus confortables et qui lui permettent de gagner de l’argent. C’est de bonne guerre ! Mais à l’échelle de la société, des comptes publics et du financement du vieillissement, la logique n’est pas la même. Les Occidentaux négligent manifestement les enjeux du vieillissement et s’en tiennent à un non – choix. Les sur – bénéfices réalisés grâce aux retraités actifs vont aux entreprises privées – je le répète, il n’y a aucune raison de s’indigner – alors que les sur – coûts causés par la prise en charge du grand âge, des maladies dégénératives, ou l’impotence plombent d’ores et déjà les budgets de la santé, des Conseils généraux (en charge des maisons de retraite) ou encore des hôpitaux. Un raccordement des deux logiques s’impose.

Par Brunon Larivère, http://geographie.blog.lemonde.fr

 

Quick Medical Services organise des conférences formatrices pour comprendre la vieillesse
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Quick Medical Service, qui est au contact quotidien avec les malades, avec ses 24 000
collaborateurs en France, met un point d’honneur à adopter et à transmettre les techniques de soins
les plus modernes et les plus respectueuses de la personnalité des soignés.


Le leader européen de la gestion des ressources humaines dans le monde de la santé, ne pouvait
qu’adhérer à la Philosophie créée par Yves Gineste et son épouse Rosette Marescotti sur les
rapports entre les soignants et les soignés, la vieillesse, les soins et le « prendre soin ».


« Les hommes vieux sont des personnes ». Rosette Marescotti et Yves Gineste furent choqués par
ces hommes très âgés, délaissés, aux comportements parfois pathologiques, à qui l’on ne parle que
120 secondes sur 24h, mais aussi choqués par le désarroi de ces soignants qui font au mieux, avec
leurs connaissances.


Le livre qu’ils ont rédigé en collaboration avec Jérôme Pelissier1, intitulé « Humanitude, comprendre
la vieillesse, prendre soin des hommes vieux », est un véritable outil de travail qui présentent les
techniques, les règles de l’art que ces praticiens ont patiemment recueillies, testées et validées sur le
terrain auprès des soignants depuis 26 ans.


Le « Vivre et mourir debout », l’ « auto feed-back » (pour maintenir une communication continue avec
une personne aidée), le « toucher tendresse », la « capture sensorielle »… sont autant de
« techniques du prendre soin » qui, sur le terrain donnent des résultats immédiats et spectaculaires :
pacification de 90 % des comportements d’agitation pathologiques…


Quick Médical Service, spécialiste du recrutement dans le secteur du médico-social fera découvrir
cette nouvelle approche aux personnels du monde de la santé et aux journalistes qui le souhaitent
lors de conférences formatrices animée par Madame Farjat, consultante et formatrice en gérontologie.

1er Forum de seniors à Marseille
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Le 1er Forum des Seniors à Marseille sera l’occasion pour les seniors de PACA et des Bouches du Rhône en particulier, de découvrir une vitrine des initiatives régionales et des produits et services spécifiques qui leur sont
destinés.


A travers des conférences thématiques, des ateliers pratiques et des stands d’exposition, les 50 ans et + pourront s’informer et obtenir des conseils pour eux-mêmes et leur
entourage.


Aujourd’hui, à 50 ans, on n’est plus un « vieux », on peut encore voyager, faire du sport, séduire, entreprendre, construire… Avec l’allongement de la durée de vie, on peut espérer de nombreuses années devant soi. Et les Bouches du Rhône sont un département où il fait bon vivre, puisque le record de longévité humaine légalement prouvé appartient à une Arlésienne, Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans !


Le 1er Forum des Seniors à Marseille vise la génération des Baby-Boomers nés après 1946, dynamiques et curieux, dont les besoins et les envies évoluent. Il se veut un lieu d’échanges et de convivialité, dans un cadre agréable et facile d’accès.


Cinq thèmes seront mis à l’honneur : la santé et le bien-être, la finance et la transmission de patrimoine, les voyages et le tourisme, les nouvelles technologies et les loisirs, la vie associative.

16 heures de conférences
- Comment choisir son téléphone portable ou son abonnement internet, avec UFC Que Choisir
- Les aides à domicile : les différentes formules existantes, avec le Syndicat des Entreprises de Services à la Personne
- Comment entretenir sa mémoire, avec l’Institut Régional d’Information et de Prévention de la Sénescence
- La généalogie et l’informatique, avec Mon Jardin Numérique et Généalogie 13
- Techniques juridiques et fiscales pour préparer une succession, avec Novalfi
- Le Soleil, Ami ou Ennemi, avec l’ARC…


6 ateliers pratiques
Outre les conférences, le 1er Forum des Seniors à Marseille a prévu des ateliers, organisés directement sur les stands, alliant le concret au pratique :
- Initiation à l’Informatique avec Mon Jardin Numérique
- Retrouver un emploi après 50 ans, avec la Cité des Métiers de Marseille
- Code de la route : remise à niveau ! Avec l’Automobile Club de Provence
- Testez votre audition, avec Audika (test non médical, à but de sensibilisation)
- Technique de taille des bonsaïs, avec Tout l’Olivier, Les Jardins de Jade
- Massages et initiation au shiatsu, avec l’Institut de Formation en Masso- Kinésithérapie de Marseille, pour une pause détente et relaxation


Un Grand Jeu Concours !


Gratuit et sans obligation d’achat, un Grand Jeu Concours sera organisé pendant toute la durée de l’événement, avec un tirage au sort par jour pendant 3 jours. Sont en jeu : des séjours à Djerba en All Inclusive avec Marmara, des mini-croisières
« Nuits de Fête » avec la SNCM, des bons de services à domicile avec Domidom, des téléphones mobiles à assistance téléphonique avec Bazile Telecom, et de nombreux autres lots encore.


Le 1er Forum des Seniors à Marseille marquera le lancement d’un grand rendezvous annuel à Marseille à destination de cette tranche de la population qui n’a pas fini de nous étonner !

… Zoom sur : BAZILE


Le 1er Forum des Seniors à Marseille aura le privilège d’accueillir en avant-première BAZILE, le nouveau téléphone mobile
simplifié, à un seul bouton, avec assistance téléphonique 24h/24 et 7j/7. Avec Bazile, une simple pression sur l'unique bouton du
téléphone vous met en relation avec un assistant qui vous transférera sur votre correspondant. Vous pouvez également appeler directement les contacts de votre répertoire grâce à la reconnaissance vocale.

Le Languedoc-Roussillon en Europe : la région rattrape son retard économique
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Sur un plan économique et social et d'un point de vue statique, le Languedoc-Roussillon apparaît comme une région mal classée parmi les 254 régions composant l'Union Européenne. D'un point de vue dynamique, l'impression est tout autre. D’un côté, le palmarès est peu valorisant : au 155 ème rang pour le PIB par habitant et 58 ème rang des régions où le taux de chômage est le plus élevé. La région se caractérise de prime abord par un marché du travail difficile et une précarité importante.

Mais derrière ses faiblesses apparentes se cachent des atouts essentiels liés à la 13 ème croissance démographique des régions européennes. La croissance de la population, principalement portée par les migrations, alimente le développement du secteur tertiaire et de la construction et entraîne ainsi un rattrapage économique.

En effet, la croissance du PIB régional, de plus de 5 % par an, est plus élevée que la moyenne des régions européennes et que celle des autres régions françaises.

L'expansion démographique s'accompagne également d'une amélioration rapide du marché du travail. Le Languedoc-Roussillon fait partie des 25 régions européennes où le taux de chômage a le plus diminué depuis le début des années 2000. Ceci révèle de fait un important potentiel de créations d'emplois et de réations d'entreprises.

Cette dynamique liée à l'attractivité du territoire, à son aménagement et au financement social qui l'accompagne mérite attention car les causes qui l'engendrent ont leurs limites. En particulier, après l'explosion du coût du foncier au cours des cinq dernières années, les prix atteints pourraient entraîner, comme c'est déjà le cas en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, une moindre progression démographique par rapport aux décennies précédentes

Source Insee

 

Les Français et le grand âge
Depuis plusieurs années, la FHF étudie l’évolution de cette thématique auprès des Français. Cette année cette étude montre une perception positive de la vieillesse mais un jugement critique sur les conditions de prise en charge des personnes âgées dépendantes par les établissements et les pouvoirs publics.

La vieillesse bénéficie d’une image positive dans la société française...

· Elle signifie l’expérience (45%), la sagesse (40%), une richesse pour la société (30%) et dans une moindre mesure, les français associent vieillesse et charge (23%), signe de déclin (18%) et handicap (16%).
· A noter des écarts de perception entre catégories socioprofessionnelles et classes d’âge. Les cadres et professions libérales citent plus souvent que la moyenne des représentations positives.
· Ce sont la dépendance et les maladies que les français redoutent le plus à cette étape de leur vie.


...mais d’une prise en charge jugée insatisfaisante par les Français.

· 68% des Français estiment qu’à l’heure actuelle la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics n’est pas satisfaisante (3 points de plus qu’en 2005). Le déficit de politique publique est aggravé d’un déficit de parole et d’information.
· 71% des répondants jugent qu’on ne parle pas assez des problèmes de prise en charge des personnes âgées et dépendantes (8% de plus qu’en 2005) et 59% déclarent avoir le sentiment d’être mal informés sur les dispositifs d’aide (2 point de plus qu’en 2005).

L’image de la maison de retraite se dégrade en 2007 : cadre de vie imparfait et financièrement inabordable.

· 49% des Français ont une mauvaise opinion des maisons de retraite (11% d’opinion négative de plus qu’en 2005). Cette perception est socialement homogène mais varie selon les classes d’âge. Les plus critiques sont les 35-49 ans et à l’inverse les 65 ans et + sont une majorité à émettre une bonne opinion. Cette opinion est meilleure parmi les français qui déclarent avoir dans leur entourage une personne âgée dépendante.
· La mauvaise image des maisons de retraite s’articule autour des craintes suivantes : tarifs trop élevés (96%), places disponibles insuffisantes (86%), coût d’hébergement inassumable (69%).
· La maison de retraite est une solution par défaut pour les Français. Quelque soit leur âge les Français partagent la même réticence à l’égard de cette solution d’hébergement.


Les Français prêts à s’impliquer dans la prise en charge des personnes âgées selon leurs moyens : du temps ou de l’argent

Le choix des alternatives à l’hébergement en établissement :
· 87% des Français sont prêts à consacrer du temps à une personne âgée de leur entourage.
· 75% seraient prêts à payer une aide à domicile pour favoriser le maintien à domicile de leur proche
· 60% prêts à prendre en charge un parent âgé à leur domicile.

Prise en charge des frais de maison de retraite :
· 44% des Français sont prêts à payer une place en maison de retraite à une personne âgée de leur entourage (17% de moins qu’il y a 2 ans).
· 24% des répondants déclarent pouvoir assumer 1500 € de coût moyen par mois pour cet hébergement et consentent à le payer.
· 14% se disent prêts à accueillir chez eux à titre onéreux une personne âgée qu’ils ne connaissent pas.

Les Français choisissent la solution dont ils ont les moyens : schématiquement les plus aisés sont prêts à dépenser de l’argent et les foyers plus fragiles économiquement à dépenser du temps.

Solution pour l’avenir : les Français favorables à un financement individuel de la dépendance

· 52% des Français estiment qu’il faut laisser à chacun la possibilité de souscrire une assurance qui couvre le moment venu les frais liés à la dépendance.
· 32% des répondants privilégient au contraire l’augmentation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales, en d’autres termes une prise en charge de la dépendance par la solidarité nationale.


En conclusion :
Les Français ne semblent pas prendre conscience de la montée en puissance de la dépendance dans les années à venir mais la considère plutôt comme un risque aléatoire (79% des Français n’ont pas de personne âgée dans leur entourage proche). Pourtant, la France va devoir faire face d’ici 2 ans à une augmentation considérable et sans précédent des personnes âgées dépendantes due à l’arrivée des papy boomer issus du pic des naissances de l’après 1ère guerre mondiale. La position nationale face à cet enjeu crucial de société reste ambivalente, les Français ont une bonne image de la vieillesse mais ne sont pas prêts à la financer ni à faire le pari de la solidarité s’ils ne sont pas directement concernés et pourtant ils vont le devenir…

Détail de l’étude et dossier de presse disponibles sur www.fhf.fr .


* Mention obligatoire : Enquête TNS SOFRES - Fédération Hospitalière de France réalisée les 11 et 12 avril 2007 auprès de 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées en face à face à leur domicile par les réseau des enquêteurs de TNS SOFRES

** GERONT’EXPO-HANDICAP EXPO 2007 - www.gerontexpo.com
Du 22 au 24 mai 2007 - Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 7.2 - Horaires d'ouverture : du mardi au jeudi de 9h à 18h

*** 350 millions d’euros ont été engagés en 2006, pour la modernisation des établissements d’accueil des personnes âgées. En 2007, 180 millions d’euros seront à nouveau investis (sources : Ministère délégué aux Personnes âgées.)

Sondage 2007 les français et le grand âge : images de la vieillesse, de la dépendance, du financement
Document sans titre Ce sont les plus âgés (personnes de plus de 75 ans) qui ont l'image la plus négative de la vieillesse.

Perte d'autonomie, dépendance : c'est la principale crainte des français par rapport à la vieillesse (40 %). On note une grande évolution sur la question de la dépendance par rapport au précédent sondage réalisé en février 2005. Pas étonnant quand on sait que près d'un français sur trois (31 %) a une personne âgée dépendante dans son entourage. Pour 21 %, il s'agit d'un parent proche : père, mère, grands-parents.
La peur de la maladie vient en seconde position (21 %), loin devant la solitude et l'isolement.

Les français sont 71 % à estimer qu'on ne parle pas suffisament des personnes âgées. On note un décalage entre la propre prise de conscience des français et la prise en charge des pouvoirs publics. 68 % des personnes interrogées estiment que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics ne sont pas satisfaisants. Déficit de parole associé à un déficit d'information : 59 % se disent mal informés sur les dispositifs d'aide ou de prise en charge.

Conscients du problème de la prise en charge de la dépendance, les français se disent prêts à s'impliquer. Neuf personnes sur dix donneraient du temps à une personne âgée de leur entourage. Trois sur quatre seraient prêts à payer une aide à domicile, et trois sur cinq à prendre en charge leur parent âgé à leur domicile. En d'autres termers, des alternatives à l'hébergement en établissement. La maison de retraite continue à avoir mauvaise presse malgré les efforts et les améliorations de la qualité des établissements.

En ce qui concerne le financement, l'opinion se prononce majoritairement (52 %) pour un financement individuel des dépenses liées à la dépendance chez les personnes âgées. 32 % sont pour une augmentation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales au titre de la solidarité nationale.

Ce sondage montre l'importance de la prise de conscience en quelques années, en particulier depuis l'été 2003, des français sur la problèmatique de lé dapendance et de son financement . On en appelle aux pouvoirs publics pour y répondre.


(* sondage réalisé le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière de France et le Mensuel des Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes représentatives de l'ensemble de la population)

Source: www.agevillge.com

Plus il y a de lois, plus il y a de ‘moeurtres’ (du lien entre vieillissement et euthanasie)

Par Bruno Larivière : http://geographie.blog.lemonde.fr

Connaissez-vous les règles du jeu du ni oui, ni non ? Il ne faut prononcer ni l’un ni l’autre dans un dialogue entre un questionneur et un questionné. Le premier gagne lorsqu’il parvient à provoquer une réponse – réflexe chez son adversaire. Ce dernier l’emporte toutefois s’il n’articule aucun des deux mots ! C’est un peu le jeu auquel s’est inconsciemment prêtée Cécile Prieur dans le Monde : « Deux mille patients interpellent les candidats à l’élection présidentielle. » La journaliste consacre un long article à l’euthanasie en n’utilisant qu’une fois le mot suicide et deux fois le mot mort. L’exercice de style consiste il est vrai à employer le plus grand nombre de synonyme pour éviter la lassitude provoquée par la répétition… Pourtant, l’apparente similitude des mots ne signifie pas qu’ils se confondent. La périphrase fin de vie n’équivaut pas au mot mort tout comme un point, en mathématique, se distingue d’une ligne infinité de points. La mort est le point final.

Elle se définit médicalement comme l’arrêt définitif de l’ensemble des fonctions physiologiques vitales. Elle rentre donc dans la catégorie interruption et non interaction ; l’expression donner la mort est un euphémisme : on préfèrera dire d’un mari violent qu’il tabasse sa femme plutôt qu’il lui donne des coups. Mais c’est aussi un sophisme. Car il y a une économie du don (voir éconoclaste ). On donne généralement avec l’objectif plus ou moins exprimé de faire plaisir à celui qui reçoit une attention, une gratification ou un cadeau. Donner à un trépassé n’a pas plus de sens que d’ajouter x à moins l’infini ; quel que soit x, le résultat reste toujours négatif (x – 8 = – 8). Le mort ne rendra rien, par définition. Deuxième cas de figure ; on donne dans l’espoir d’un retour sur investissement, pour filer la métaphore économique, pour obtenir une satisfaction personnelle ; je donne pour me renvoyer une image positive de moi-même. On peut cependant émettre quelques doutes sur le plaisir narcissique d’une action consistant à donner la mort.

Dans mes deux hypothèses, j’ai volontairement laissé de côté deux questions. La première est celle-ci : n’y a-t-il pas derrière (ou à côté) du candidat à l’euthanasie, un ou plusieurs proche(s) ? Evalue-t-on à quel point il(s) ne supporte(nt) plus la fin de vie de l’intéressé [le problème n’étant pas de savoir si c’est intolérable – çà l’est – mais quelle aide lui (leur) apporter] ? La seconde question concerne plus particulièrement les médecins et infirmières, étant donné qu’il n’y aucun plaisir à donner la mort : ceux qui manifestent ou ceux qui n’en pensent pas moins n’expriment-ils pas dans la pétition une lassitude (face à la répétition de lentes agonies) ou plus sûrement une solitude dans la confrontation quotidienne avec les mourants. Dira-t-on combien de milliers de Français rendent chaque année leur dernier souffle dans une chambre d’hôpital, avec pour seuls compagnons une table en formica et deux fauteuils en simili – cuir, ne pouvant espérer qu’un court réconfort venu d’un personnel au mieux pris par le temps, ou au bout du rouleau ?

Revenons à l’article : « Alors que doit s’ouvrir, le 12 mars à Périgueux, le procès en assises d’une infirmière et d’une médecin, poursuivies pour avoir donné volontairement la mort à une patiente en phase terminale d’un cancer, 2 000 soignants signent un manifeste appelant à la dépénalisation ‘sous conditions’ des pratiques d’euthanasie » [on notera les deux circonlocutions : donner volontairement la mort et pratiques d’euthanasie]. Outre un hebdomadaire, le Nouvel observateur , les pétitionnaires ont choisi pour interpeller concitoyens et hommes politiques un quotidien régional, et pas n’importe lequel : le Sud-Ouest du 8 mars 2007. On ne se bornera pas à lier l’action judiciaire – en Dordogne – et la région de diffusion du quotidien. L’octogénéisation – que l’on me permette ce néologisme pour décrire la croissance rapide en nombre et en proportion des plus de 80 ans – constitue un défi majeur en Aquitaine. Pour la première fois dans les années 1990 la région a enregistré moins de naissances que de décès.

Nul n’ignore alors la fragilisation de la population liée au vieillissement : « En 1993, année de récession économique, alliant une baisse record du nombre de naissances depuis un quart de siècle et une remontée du nombre de décès dû à un hiver plus rigoureux, on a observé un solde naturel très négatif. […] En 2001, l’Aquitaine enregistre un peu plus de dix décès pour mille habitants, contre à peine neuf pour mille pour la France. Ce taux classe la région à la 17ème place des 22 régions […]. Parmi les départements aquitains aux taux de mortalité élevée, se retrouvent ceux qui affichent aussi le taux de natalité le plus bas. Ainsi le taux de mortalité de la Dordogne atteint 12,8 pour mille, celui de Lot-et-Garonne 11,5 pour mille et celui des Landes 11,3 pour mille. [pour plus de détails, voir l’enquête de l’INSEE ] »

Dans la deuxième partie de son article, Cécile Prieur établit la liste des réactions de présidentiables, comme si la loi actuelle datant du 22 avril 2005 méritait d’ores et déjà un dépoussiérage. S’il fallait réviser tous les deux ans l’ensemble des lois qui régissent notre vie quotidienne, je doute que les deux cessions parlementaires annuelles durent assez longtemps. Quant à l’affirmation de la journaliste – « Sous l’impulsion d’une opinion de plus en plus sensibilisée à la fin de vie, du fait du vieillissement de la population » – je me bats assez, papier après papier consacré à ce thème, pour dénoncer l’évidente illusion et à la contre-vérité flagrante ; rien n’est moins vrai !

Le dernier mot sera géographique. Ce que le législateur français condamne est autorisé dans les pays frontaliers (Belgique et Suisse) ou proche (Pays-Bas). Quelle que soit la prochaine loi – s’il y en a une – elle ne retiendra pas dans leur geste des Français désirant se suicider à l’étranger. Les modifications demandées par les pétitionnaires du Nouvel Observateur et du Sud-Ouest seront selon toutes vraisemblances d’ampleur limitée, mais prendront beaucoup de temps et d’énergie ; autant de choses qui manqueront pour d’autres projets de loi. Bref, on légifère, en semblant s’étonner que le débat reste ouvert. L’euthanasie provoquera toujours des oppositions tranchées. Plus il y a de lois, plus il y a de mœurtres, pour paraphraser Montesquieu !

J’espère qu’un des lecteurs – praticiens du Monde me pardonnera enfin de répercuter son commentaire. Pattrick S.Psychiatre écrit en effet : « Il n’y a plus de place pour la souffrance […]. Les cabinets des psychiatres débordent car c’est encore un lieu ou elle a le droit de cité. Les médecins ont la sagesse de ne pas donner des traitements inutiles quand ils savent que tout est perdu. La demande de mourir est fondamentalement une demande de suicide. Les médecins doivent être les défenseurs de la vie des hommes. L’homme ne peut échapper à sa condition. » Les Français (la réflexion vaut pour tous les habitants du Nord riche et développé) ne doivent pas tourner la tête devant deux évidences : le nombre d’octogénaires explose et avec lui celui des impotents. Quelques suicidés volontaires n’y changeront rien. Rien ne remplace d’autre part la présence d’un proche pour entourer un mourant : l’externalisation des tâches ne fonctionne pas à ce niveau. Il faut entendre la plainte directe ou indirecte des personnels hospitaliers, et ne pas oublier ceux qui accompagnent leur proche définitivement perdu, un vieillard silencieux, un handicapé ou un blessé dans le coma. Le bien ne fait pas de bruit, et le bruit ne fait pas de bien (François de Sales).

Par Bruno Larivière : http://geographie.blog.lemonde.fr

Le Monde comptera 2,5 milliards d'habitants de plus d'ici 2050
Document sans titre La population mondiale continue de vieillir et pourrait dépasser 9 milliards d’habitants d’ici à 2050, souligne la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales (DESA) dans sa « Révision 2006 » des estimations et projections démographiques officielles des Nations Unies. Plus près dans le temps, en juillet 2007, la planète atteindra 6,7 milliards d’habitants, soit 547 millions de plus qu’en 2000.

Ce rapport fournit des données démographiques permettant d’observer les tendances aux niveaux mondial, régional et national et constitue une base de calcul de nombreux indicateurs clefs du système des Nations Unies. Il intègre les résultats des recensements nationaux les plus récents ainsi que des nombreuses enquêtes démographiques réalisées à travers le monde.

Selon la Révision 2006, la population mondiale compterait 2,5 milliards d’habitants de plus d’ici les 43 prochaines années, passant de 6,7 milliards à 9,2 milliards. Cette augmentation, équivalente à la taille de la population mondiale en 1950, serait principalement absorbée par les régions moins développées, dont le nombre d’habitants s’établirait à 7,9 milliards en 2050, contre 5,4 milliards aujourd’hui. En revanche, la population des régions plus développées resterait la même, avec 1,2 milliard d’habitants.

En raison de la baisse du taux de fécondité et de l’allongement de celui de l’espérance de vie, les populations d’un nombre croissant de pays vieillissent rapidement. Entre 2005 et 2050, les plus de 60 ans représenteraient la moitié de la croissance démographique mondiale, tandis que le nombre des enfants de moins de 15 ans diminuerait légèrement. En outre, dans les régions plus développées, la population âgée de 60 ans et plus devrait presque doubler, atteignant 406 millions en 2050, contre 245 millions en 2005, alors que le nombre des moins de 60 ans passerait dans le même temps de 971 millions à 839 millions.

Ces estimations reposent sur la poursuite d’une baisse du taux de fécondité dans les pays en développement. Selon la Révision 2006, le taux de fécondité de l’ensemble des pays moins développés, de 2,75 enfants par femme pour la période 2005-2010, devrait tomber à 2,05 enfants au cours de la période 2045-2050. Cette baisse serait plus forte encore au sein du groupe des 50 pays les moins développés, où le taux de fécondité passerait de 4,63 enfants par femme à 2,5 enfants.

Une analyse détaillée de la Révision 2006 est présentée dans le document « Perspectives démographiques mondiales: la révision de 2006 », paru en février 2005 (World Population Prospects: The 2006 Revision, Highlights), et peut être consultée sur le site Internet de la Division de la population du DESA à l’adresse suivante: www.unpopulation.org. L’ensemble des résultats de la Révision 2006sera publié sous forme de trois volumes et d’un graphique, en cours de préparation. Des données par pays sont également accessibles sur le site de la Division de la population.

 

 

Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ?
Document sans titre La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’age médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’age médian augmentera de 41 ans en 2000 à 53 ans en 2050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en age de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent:

* Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des Etats-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations-Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des Etats-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2050.

* Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.

* Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.

* Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.

* Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en age de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.

* Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’age actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6.500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6.000. Les Etats-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1.300 immigrants annuellement par million d’habitants.

* Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.

* En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’age actif à environ 75 ans.

* Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent: (a) les ages appropriés pour la retraite; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées; (c) la participation à l’activité économique; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grands nombres d’immigrants récents et de leurs descendants.

On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population du site de l'ONU

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm).

 

Vieillissement de la Population Tunisienne
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La Tunisie a été l’un des rares pays en voie de développement qui a pris conscience de l’importance de la maitrise de la fécondité depuis les années 60 et aujourd’hui nous commençons à collecter le fruit par le vieillissement de la population et la croissance de la proportion des personnes âgées en contrepartie de la diminution des jeunes.

En effet, des changements profonds ont commencé à inverser la pyramide des âges de la population tunisienne. Déjà la Tunisie est passée de 4.6 millions d’habitants en 1966 à 10 millions d’habitants en 2005, soit presque le doublement de la population en 40 ans avec un taux d’accroissement annuel moyen de 2,02% et un taux de croissance moyen de 1,14% depuis 1996 à 2005.

Dans les années soixante l’ISF (Indice Synthétique de Fécondité) était de 7,1 enfants par femme, en 1990 il est passé à 3,38 et en 2005 il a été réduit à 2,04 enfants par femme. L’INS (Institut National de Statistique) prévoit encore une baisse sur les prochaines 25 ans pour une stabilisation de l’ISF à 1,5.

D’ici 2030, le meilleur des scénarios de l’INS prévoit un taux d’accroissement naturel moyen ne dépassant pas le 0.50%. Selon un autre scénario, ce taux de croissance pourrait être de l’ordre de 0,05%.
Ce que les rapports évitent de dire et que les deux scénarios ne seront que des catastrophes.

Dans le meilleur des scenarios, la population croitra de 25% pendant les prochaines 25 ans pour atteindre un total de 12,5 millions d’habitants tandis que la population des personnes âgées de 60 ans et plus doublera, leur proportion passera de 9.0% à 17.7%.

Donc, il est bien clair que la population Tunisienne va vieillir à un rythme plus accéléré que celui des pays européens ce qui aura un impact très important sur la couverture sociale, sanitaire et médicale.

Source : http://tunisdivagation.blogspot.com

 

 

Ségolène Royal répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action que mènent vos organisations au service des personnes âgées.


Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne 80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement, continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.


Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social consistant à se passer de la richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.


Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers. Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.


Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.


L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile, toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif, accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma « gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.


L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL

Nicolas Sarkozy répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.


En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

Ouverture d'une "maison intergénérationelle" à Berlin
"C'est un lieu de vie important pour le quartier", constate Djamila Younis, responsable du programme à la Kreativhaus: "Les jeunes donnent des cours d'informatique aux plus âgés par exemple et reçoivent des conseils en matière scolaire". Hans Hermann Auersch, 86 ans, et son vieil ami du même âge, Julius
Markschiess-van Trix, font partie de ces seniors.

Le premier vient régulièrement donner des cours de mathématique aux plus jeunes grâce à un programme ludique qu'il a lui-même mis au point et baptisé "Contre la peur des maths".Quant au second, son passé de directeur artistique dans le monde du cirque, du théâtre et de la musique a fait de lui une figure locale appréciée des plus jeunes, lors de rencontres à la maison du quartier. "C'est important pour nous qu'il y ait cet échange, cela nous permet de rester actifs et en forme", s'amusent les deux complices.

Une maison intergénérationnelle est un espace d'accueil, sans hébergement, ouvert à tous, afin "d'échanger des compétences et des services". "Chaque génération a quelque chose à offrir, personne n'est trop vieux pour apprendre", explique le ministère de la Famille, qui souhaite ainsi recréer un "capital social" et des "réseaux d'entraide comme dans les familles autrefois". Le programme d'action en faveur des Maisons intergénérationnelles prend en compte le potentiel que constituent les personnes âgées de plus en plus nombreuses, ainsi que des changements de la société, comme le travail des femmes ou l'éloignement géographique des grands-parents et des petits-enfants.

La Maison de quartier avait ouvert ses portes en 1992 et se trouve depuis 2001 surl'Ile des pêcheurs, dans le centre de la capitale. "A l'origine, la plupart des activités étaient du théâtre et de la musique. Mais nous sommes ici dans un quartier de l'ancienne RDA où près de 80% de la population a plus de 60 ans. Nous avons donc adapté nos activités aux seniors", précise Djamila Younis.Après avoir posé sa candidature auprès du ministère de la Famille, la Kreativhaus de Mitte s'est vu décerner le label "Maison intergénérationnelle" en février dernier, qui s'accompagne de 40.000 euros d'aide annuelle.

Pour l'obtenir, sept critères sont pris en compte, notamment "proposer des activités pour chaque tranche d'âge mais aussi des manifestations où petits et grands se retrouvent". Le programme, lancé en octobre 2006 par la ministre chrétienne-démocrate de la Famille, Ursula von der Leyen, prévoit dans tout le pays la création de 439 Maisons intergénérationnelles avant la fin de l'année 2007. Lors de la première phase, en octobre 2006, deux cents centres ont reçu le précieux label sur près de mille candidats. A Berlin, quatre maisons de quartier disposent du label. Le ministère de la Famille a lancé un nouvel appel à candidatures du 16 avril au 11 mai, afin d'atteindre l'objectif prévu à la fin de l'année 2007.

L'Allemagne, comme beaucoup de pays occidentaux, est confrontée au vieillissement de sa population. L'Office fédéral des statistiques prévoit que le nombre de sexagénaires sera le double de celui des nouveaux-nés en 2050, soit un million contre 500.000 naissances environ.En 2005, on comptait presque autant de sexagénaires que de nouveaux-nés. Par ailleurs, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait passer de quatre millions en 2005 à dix millions en 2050

source: www.agevillage.com

 

Le changement démographique : une chance pour l’Europe
Document sans titre

Sous le titre « Faire du changement démographique une chance : le potentiel économique des personnes âgées », le ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse organise, en coopération avec la Commission européenne, les 17 et 18 avril 2007, un congrès européen à Berlin.

La ministre fédérale de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen, et le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances, Vladimír Špidla, soulignent aujourd’hui, à l’heure où s’ouvre ce congrès, l’importance des générations âgées pour l’Europe : « Les personnes âgées peuvent apporter une contribution importante à la croissance et au développement économique grâce à leurs expériences, leur engagement, mais également à leur pouvoir économique. ».

Dans son discours, prononcé devant quelque 400 congressistes venus de tous les pays de l’UE, Ursula von der Leyen a déclaré : « Cet événement doit véhiculer les messages suivants :

* Les personnes âgées sont une richesse pour notre société. Elles ont des compétences et des potentiels.
* Les personnes âgées ont un rôle à jouer dans notre société – nous voulons bénéficier de leur savoir, fruit de l’expérience, pour créer de meilleurs rapports entre les générations, pour la croissance économique et pour le marché de l’emploi.
* Avec la « silver economy », l’Europe peut s’ouvrir à un marché lucratif, en pleine croissance, et créer la tendance au niveau mondial. »

Quasiment tous les États membres de l’Union Européenne enregistrent les mêmes développements : le taux de natalité a baissé depuis le milieu des années 60. En 1970, le taux de natalité dans l’Union Européenne des 25 était de 2,35, il se situe aujourd’hui à 1,52. Le nombre d’habitants, qui est actuellement d’environ 500 millions, va nettement baisser dans les 27 États actuels, au cours des prochaines décennies. La catégorie des personnes en âge de travailler, allant de 15 à 65 ans, va diminuer d’environ 50 millions, tandis que le nombre de plus de 80 ans va plus que quadrupler. Le grand potentiel de cette « silver economy » est attesté par une nouvelle étude de l’Institut allemand d’études économiques (DIW). D’après ce dernier, la génération des plus de 60 ans dispose en Allemagne d’un pouvoir d’achat de 316 milliards d’euros – avec lequel elle réalise près d’un tiers de l’ensemble de la consommation privée. Pour de simples raisons démographiques, cette part atteindra 386 milliards d’euros d’ici à 2050, représentant donc plus de 41% des dépenses totales.

L’objectif de ce congrès de deux jours est de se pencher plus en détail sur les potentiels économiques des personnes âgées et de poursuivre le discours transnational en Europe. Les congressistes, issus de la politique, de l’économie, de l’administration, des sciences et de la société civile, échangeront leurs expériences et s’entretiendront au sujet de stratégies relatives au changement démographique.

Le congrès présentera des exemples pratiques venus de plusieurs États de l’Union Européenne, qui mettent en évidence quelles chances le changement démographique peut représenter pour la croissance économique et l’emploi. Ces exemples montreront comment l’économie peut profiter d’une intégration active des personnes âgées, par exemple lors du développement de produits ou dans le conseil aux entreprises. Ils montreront également comment les personnes âgées peuvent profiter de bons produits et services pour gagner en qualité de vie au soir de la vie, dès lors que les entreprises prennent en compte leurs désirs de consommation et leurs besoins. Des experts de renom de l’économie, de la science, de la politique et de la société, présenteront leurs idées à ce sujet.

Le ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, place la présidence du Conseil de l’Union Européenne sous l’idée phare : « Percevoir le changement démographique comme une chance et promouvoir l’égalité des chances pour tous dans le travail et la société ». L’axe principal « L’expérience, c’est l’avenir : reconnaître les chances – profiter du savoir tiré de l’expérience – ouvrir des marchés » est soutenu par les initiatives suivantes :

* Le Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs a adopté, le 22 février, une résolution proposée par l’Allemagne « Chances et défis du changement démographique en Europe : contribution des personnes âgées au développement économique et social ». La résolution comporte des propositions concrètes sur la manière d’utiliser de manière ciblée les potentiels des personnes âgées pour l’économie et la société, pour plus de coopération et un meilleur rapport entre les générations.
* Dans le cadre de la présidence de l’équipe, l’Allemagne, la Slovénie et le Portugal se sont mis d’accord sur un programme de travail assurant au « sujet du changement démographique » une place durable à l’ordre du jour de l’Europe.
* La Commission européenne a mis en place un groupe d’experts de haut niveau chargés de traiter des questions du changement démographique, notamment avec l’Alliance européenne pour les familles initiée par l’Allemagne.

On trouvera de plus amples informations sur les axes de travail et les événements du ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’UE sur Internet sur : www.bmfsfj.de/eu

 

Grèce : la population vieillit rapidement
Document sans titre

On s'attend à ce que la population de la Grèce se développe de plus d’un quart de million de personnes d'ici 2030 notamment à cause de l’immigration, et le vieillissement deviendra une énorme contrainte au système de la sécurité sociale.


Les statistiques, confirment qu’en 23 ans on s'attend à ce que la population Grecque augmentent jusqu’ à 11.31 millions, alors qu’elle comptait 11.04 millions de personnes en 2004.


On s'attend à ce que la croissance de la population, ratio entre naissances et décès, diminue, mais l'espace restant sera rempli par les immigrés selon les données.


Les chiffres d’Eurostat estiment qu'environ 39 % de la population économiquement active de la Grèce auront plus de 65 ans 2030. En 2004, le chiffre s'est élevé à 26.4 %. Les projections confirment qu’il y aura un actif pour un retraité d’ici 2030, ce qui reste très confortable.


Dans la région d'Attica, 50 % de la population économiquement active dans les tranches d’âges des 15 ans à 65 ans recevront une pension de retraite, un des taux les plus élevés d’Europe.


Sur les îles égéennes, 29 % des citoyens auront plus de 65 ans.


Ces données confirment le besoin d’une révision radicale du système de sécurité sociale afin de le rendre viable.
Le gouvernement a mis en place un comité pour préparer une série de propositions sur la façon dont il peut améliorer le système de fonds de pensions.


Toutes les décisions prises sont sûres d'être « impopulaires », car les experts que les changements qui doivent être opérés pour pallier au problème incluent de repousser l'âge de la retraite au delà de 65 ans et à réduire les pensions.

Grèce : la population vieillit rapidement
Document sans titre

On s'attend à ce que la population de la Grèce se développe de plus d’un quart de million de personnes d'ici 2030 notamment à cause de l’immigration, et le vieillissement deviendra une énorme contrainte au système de la sécurité sociale.


Les statistiques, confirment qu’en 23 ans on s'attend à ce que la population Grecque augmentent jusqu’ à 11.31 millions, alors qu’elle comptait 11.04 millions de personnes en 2004.


On s'attend à ce que la croissance de la population, ratio entre naissances et décès, diminue, mais l'espace restant sera rempli par les immigrés selon les données.


Les chiffres d’Eurostat estiment qu'environ 39 % de la population économiquement active de la Grèce auront plus de 65 ans 2030. En 2004, le chiffre s'est élevé à 26.4 %. Les projections confirment qu’il y aura un actif pour un retraité d’ici 2030, ce qui reste très confortable.


Dans la région d'Attica, 50 % de la population économiquement active dans les tranches d’âges des 15 ans à 65 ans recevront une pension de retraite, un des taux les plus élevés d’Europe.


Sur les îles égéennes, 29 % des citoyens auront plus de 65 ans.


Ces données confirment le besoin d’une révision radicale du système de sécurité sociale afin de le rendre viable.
Le gouvernement a mis en place un comité pour préparer une série de propositions sur la façon dont il peut améliorer le système de fonds de pensions.


Toutes les décisions prises sont sûres d'être « impopulaires », car les experts que les changements qui doivent être opérés pour pallier au problème incluent de repousser l'âge de la retraite au delà de 65 ans et à réduire les pensions.

Prix innovation AG2R : dossier à remettre avant le 15 mai
Document sans titre Cette campagne multirégionale a lieu jusqu’au 15 mai prochain, date limite pour l’envoi des candidatures, auprès d’un point d’accueil AG2R.

Les dossiers adressés seront examinés en mai et juin prochains pour une instruction des dossiers durant le mois de juillet. Le jury délibérera le 11 octobre pour une remise des prix en fin d’année 2007.

Conditions obligatoires pour répondre à l'appel à projet
- Des actions réalisées depuis au moins un an, ne dépendant pas de l’attribution du prix de la fondation pour exister, et dotées de leur propre budget,
- L’organisme candidat doit bénéficier d’un statut juridique à but non lucratif,

Critères de sélection précis
- Les actions doivent concourir à apporter un mieux être à la personne âgée. Cette année le Jury a souhaité mettre l’accent sur les actions de coordination destinées à apporter des solutions alternatives à l’hospitalisation, les initiatives prises pour réussir le passage à la retraite et l’aide aux aidants familiaux. La participation active et l’expression des personnes âgées sera aussi un gage d’initiative réussie. Les actions peuvent couvrir les domaines matériel, psychologique, physique et moral.
- Les actions doivent intégrer la notion de lien social permettant d’assurer l’intergénération (enfants, adolescents, adultes ou seniors pouvant apporter, par leur présence, une amélioration de la qualité de vie des personnes âgées).
- L’implication des bénévoles doit se vérifier à la fois dans la conception, la réalisation et le suivi de ces actions.

Pour connaître le point d'accueil régional, contactez la Fondation AG2R au 01 46 73 12 13.

En savoir plus sur www.fondationag2r.org

Epargne pour la génération du baby boom
Document sans titre

Alors que les baby boomers attendent avec intérêt la retraite, la recherche prouve que presque deux tiers d’entre eux (60%), particulièrement les 55 à 64 ans, participent toujours à aider financièrement leurs enfants, et un quart (25%) complètent également la retraite de leurs parents.


L’étude a été menée sur un groupe représentatif de plus de 2.000 adultes sur le thème de l'aide financière qu'elles fournissent aux membres de famille.


Un quart (25%) des baby boomers en Grande-Bretagne, âgés de 55 à 64 ans, ont soutenu leurs parents financièrement au cours de ces six derniers mois. De ces derniers, 11% ont aidé à couvrir les coûts des factures quotidiennes, 12 % ont contribué à payer les factures liées au soins ou à la maison de retraite.


Les Enfants des années 70 se reposent toujours sur leurs parents boomers


Presque 2 parents sur 3(soit 60%) ayant des enfants de plus de 25 ans ont aidé leur enfant financièrement durant ces 6 derniers mois. Arrivent en premières positions les remboursements de dettes (26%) et les frais liés aux petits enfants (21%). 1 couple sur 5 (19%) de 55 à 64 ans ont également aidé leurs enfants à couvrir les frais de liés à leur habitation : remboursement de crédit, rénovation, etc.


Karl Elliott, le porte-parole de 3GB pour EngageMutual annonce: « Les circonstances financières en Grande-Bretagne ont changé considérablement au cours des cinquante dernières années. La génération de baby boom, est concernée par les difficultés économiques d'après-guerre, ils prennent maintenant leur retraite dans un certain confort. Cependant, avec des augmentations continues du coût de la vie, de l’éducation et des soins, la richesse que cette génération a accumulé sera plus importante que celle de leurs parents.


« Avec des enfants qui accèdent maintenant à leur indépendance financière plus tard dans la vie et des parents vivant plus longtemps, il est important que cette génération soient préparées à l'éventualité qu'ils soutiendront leur famille plus longtemps qu'ils l’avaient prévu. Économiser peu mais plus souvent peut aider à accumuler un pécule pour répondre à ces circonstances financières changeantes. »

Les jeunes actifs et la retraite : Soucieuse et prévoyante, la génération sacrifiée se fait génération pragmatique
Document sans titre Pourtant, en dépit de ce constat, les jeunes actifs semblent être prêts à se prendre en main et à trouver, par eux-mêmes, des solutions efficaces pour pallier les carences du régime général de retraite par répartition qu’ils jugent très sévèrement. S’ils ont une connaissance relative de la situation actuelle en matière de retraite, ils savent le sujet anxiogène, dans l’opinion publique et les media. Même si la retraite est un horizon lointain pour eux, les jeunes actifs disent vouloir s’en préoccuper dès maintenant et sans tabou : c’est ainsi qu’ils plébiscitent les régimes de retraite supplémentaire. Le baromètre Ipsos pour l’Union Mutualiste Retraite se propose ainsi d’évaluer et d’analyser l’état d’esprit des jeunes actifs de 25 à 35 ans face à la retraite, d’identifier la perception que les jeunes actifs ont de leur situation, et de mettre à jour leurs incompréhensions mais aussi leurs solutions.

La retraite : un sujet anxiogène, opaque et largement sous-estimé pour une génération qui se juge défavorisée

77% des jeunes actifs de 25 à 35 ans ont le sentiment d’appartenir à une génération défavorisée. Les actifs dans leur ensemble s’accordent pour dire que les actifs les plus jeunes sont les plus défavorisés, même si la génération suivante, les 36-50 ans ne leur semble pas avoir plus de chance. Ce pessimisme se retrouve alors à tous les niveaux d’analyse.

Près de 9 jeunes actifs de 25 à 35 ans sur 10 se disent inquiets lorsqu’ils pensent à leur retraite. L’inquiétude est très forte chez les jeunes actifs, quel que soit leur profil (âge, sexe et revenus). Cette inquiétude trouve essentiellement sa source dans la crainte de ne pas pouvoir toucher une retraite suffisamment importante pour subvenir à leurs besoins. Ainsi, 83% des jeunes actifs de 25 à 35 ans se disent inquiets à propos du montant de la retraite qui leur sera versée. Lorsqu’ils se projettent dans l’avenir, 2 jeunes actifs sur 3 (62%) considèrent que leur niveau de vie ne sera pas suffisant pour subvenir à leurs besoins. Un constat qui vaut pour tous les niveaux de revenus : 44% des cadres supérieurs anticipent ainsi un niveau de vie insuffisant contre 77% des ouvriers.

Pour 67% des jeunes actifs de 25 à 35 ans, le problème des retraites est sous-estimé en France aujourd’hui, loin du postulat qui voudrait qu’en 2007, la situation des retraites soit connue de tous et perçue à sa juste valeur. Parallèlement, le manque d’informations est patent, 69% des jeunes actifs se disant mal informés. Et, si 31% se sentent bien informés, ceci témoigne avant tout d’une lourde préoccupation à ce sujet.

L’inquiétude et les doutes quant à l’avenir n’empêchent pas une vision lucide de la situation. Ainsi 34% des jeunes actifs de 25 à 35 ans accepteraient de travailler à temps plein jusqu’à 65 ans (44% répondant « plus de 60 ans »).

Un régime général par répartition jugé à bout de souffle

Fortement inquiets, les jeunes actifs semblent avoir tranché le débat sur la survie du système par répartition, compte-tenu des déséquilibres démographiques et de l’atonie économique. Pour eux, ce système, dont ils connaissent le fonctionnement dans leur majorité (73% savent qu’il s’agit d’un système par répartition), est voué au mieux à être complété, au pire à disparaître.
Ainsi, un consensus se dégage chez les jeunes actifs de 25 à 35 ans sur le fait que le régime par répartition ne pourra perdurer en l’état. Si 60% considèrent que le système par répartition existera toujours mais que les systèmes de retraites supplémentaires seront beaucoup plus développées qu’aujourd’hui, plus du tiers (34%) se montrent encore plus radical, anticipant la mort du régime général, chacun épargnant individuellement pour sa retraite.

Plus concrètement, les jeunes actifs pensent qu’ils ne bénéficieront du système actuel de retraites sur aucun plan : 85% pensent que l’âge de la retraite sera plus élevé dans les décennies à venir, 75% pensent que les cotisations pour bénéficier de la retraite de base seront plus élevées et 57% pensent que le montant de la retraite de base sera moins élevé.

L’épargne individuelle : une étape perçue comme incontournable

En dépit d’une véritable angoisse, les jeunes actifs de 25 à 35 ans semblent prêts à ne pas « se laisser faire », envisageant des solutions pragmatiques et lucides en matière de retraite.
Inquiets pour leur retraite et ne comptant guère sur le seul système pour les aider, les jeunes actifs considèrent comme une évidence qu’il leur faudra désormais épargner pour leur retraite. Une nécessité d’épargner jugée même indispensable au point de l’envisager de manière immédiate. Ainsi, 75% des jeunes actifs pensent qu’il leur faut épargner dès maintenant, pour disposer au moment de leur retraite d’un niveau de vie suffisant pour subvenir à leurs besoins. Tous les jeunes actifs, quel que soit leur profil, éprouvent cette nécessité impérieuse d’épargner.

L’épargne apparaît dès lors comme un moyen efficace de résoudre le problème des retraites. Lorsqu’on leur demande quels sont les moyens qui leur semblent préférables pour faire face au financement des retraites, une majorité de jeunes actifs (52%) déclarent qu’il faut d’abord développer l’épargne personnelle ou les retraites complémentaires, une solution qui leur semble largement préférable aux autres, qu’il s’agisse d’augmenter les cotisations payées par les actifs (19%), retarder l’âge du départ à la retraite (16%) ou diminuer le montant des retraites (2%). Ils privilégient donc des solutions individuelles, bien plus que des solutions collectives. Un constat qui n’est d’ailleurs pas politiquement marqué, partagé par les sympathisants de gauche comme de droite (52%).
La retraite supplémentaire plébiscitée, un passage à l’acte déjà bien enclenché

Dans la mesure où l’épargne leur semble incontournable, il n’est pas étonnant de voir que les jeunes actifs de 25 à 35 ans se montrent quasiment tous intéressés par la possibilité de cotiser tous les mois afin d’avoir une retraite supplémentaire (90%). Il faut noter que près du tiers (29%) des jeunes actifs ont déjà commencé à cotiser de la sorte, rappelant une fois encore à quel point la retraite est une perspective anxiogène pour eux, au point de commencer à souscrire à un régime complémentaire avant 36 ans.

Les jeunes actifs paraissent habités par un sentiment d’absolue nécessité lorsqu’ils pensent à la préparation de leur retraite. Ainsi, 79% d’entre eux jugent indispensable de se constituer une épargne retraite supplémentaire. Et si 58% indiquent que ce régime devrait être facultatif, 40% considèrent a contrario que ce système devrait être obligatoire. Le développement des solutions complémentaires est également considéré comme inéluctable : 65% des jeunes actifs de 25 à 35 ans estiment que le nombre d’actifs cotisant à une retraite supplémentaire sera plus élevé dans les années à venir.

Baromètre quantitatif et qualitatif disponible sur simple demande.

Nicolas Sarkozy : "réponse des questions sur le vieillissement du manifeste de "une société pour tous les âges"

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions


Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

Europe : l’immigration compensera le vieillissement
Document sans titre Selon Dexia, le rapport sur le vieillissement du Conseil supérieur des finances (CSF), présenté la semaine dernière, part de prévisions erronées en matière d’immigration. Le CSF table sur l’arrivée de 17.000 personnes par an alors qu’en 2005 il y a eu un influx de 46.600 personnes. Il n’y a pas de raison pour dire que ces chiffres baisseront, estime Dexia.

L’immigration augmente la proportion de la population active et offre des possibilités de croissance à l’économie. Ce qui s’accompagne de rentrées fiscales supplémentaires. Le CSF indiquait qu’il n’y aurait pas de marge et proposait de porter progressivement le surplus budgétaire global à près de 2% du PIB en 2017-2019 pour compenser les coûts du vieillissement. Jacques Depover, économiste chez Dexia, est plus optimiste. « On craignait que le départ du marché de l’emploi des enfants du baby boom allait affaiblir l’économie à partir de 2010. Mais l’immigration va probablement compenser cet effet. Il reste de la marge pour préparer le vieillissement », dit-il.

Selon Dexia, l’économie devait croître de 2% en 2007, soit moins que ce que prévoit la Banque nationale. Pour Dexia, la population belge, qui s’élevait à 10,51 millions en 2006, devrait passer le cap des 11 millions en 2020.

Source : www.7sur7.be

Réponse des principaux candidats aux questions des organisations signatiares du manifeste pour tous les âges: Ségolène Royal

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était
réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action
que mènent vos organisations au service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la
synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte
mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la
France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre
notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un
des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne
80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se
transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change
profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une
image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement,
continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette
solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer
pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs
attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison
de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les
pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du
déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais
aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer
les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques
publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique
d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une
politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager
ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite
non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge
mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos
concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il
existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une
forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore
quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la
cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la
retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue
en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans
l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités
ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si
de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de
valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre
de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur
expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social
consistant à se passer de la richesse de nos retraités.


Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les
représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des
Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit
être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non
seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès
des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des
départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera
consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la
Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les
pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et
personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se
mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes
aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant
que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des
dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la
revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la
place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus
recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit
donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à
l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen
séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers.


Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du
vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux
face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un
potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes
âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être
financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver
le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent
aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité
nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la
dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne
crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il
convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan
d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le
gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a
bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les
conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une
situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une
place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité
des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du
quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au
même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et
améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile,
toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des
personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant
plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que
nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les
conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma
« gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des
Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée
inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC
sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que
la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très
concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire
et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la
formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en
alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former
des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de
soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce
but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans
le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique
dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent
bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames,
Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL


A l’attention des
Organisations signataires
du Manifeste pour tous les âges

 

source: www.agevillage.com

 

Taiwan : Une enveloppe de 80 milliards pour les soins aux personnes âgées
Document sans titre Ce plan budgété à 81,7 milliards de dollars taiwanais fait partie d’un programme social présenté l’année dernière sous le nom de « Grande solidarité », lui-même placé dans le cadre d’une vaste stratégie économique et sociale nationale à l’horizon 2015 et pour laquelle le gouvernement a prévu des crédits de 1,17 billion de dollars.

Les plus de 65 ans comptent actuellement pour environ 10% de la population insulaire, a noté Su Tseng-chang, une proportion qui devrait s’élever à 13% en 2016. Déjà aujourd’hui, plus de 200 000 d’entre eux requièrent une forme ou une autre de soins infirmiers.

« Ce que nous tentons de faire est d’alléger la charge que représentent ces personnes dépendantes pour leurs familles », a-t-il commenté. Ce programme permettra en outre de créer environ 12 000 emplois l’année prochaine et les années suivantes, a-t-il ajouté.

source : http://taiwaninfo.nat.gov.tw/

 

le programme FLARE : Future Leaders of ageing research in Europe
  1. qu'est ce que l e programme FLARE?

FLARE financera des projets de recherche portant sur des domaines de la recherche sur le vieillissement de nature interdisciplinaire (ou multidisciplinaire) et se positionnant dans un cadre international.

Le programme doit donner la possibilité à de jeunes chercheurs ayant obtenu leur doctorat en France ou dans un autre pays européen de conduire un projet de recherche dans le cadre d’un cursus post doctoral d’une durée maximale de trois années.

Les chercheurs sélectionnés recevront des fonds - 150 000 € sur trois années - pour conduire une recherche indépendante sur un sujet qui devra s’inscrire dans l’un des champs proposés par les organisations parties prenantes de l’appel d’offre.

Le centre d’accueil (de support) sera soit une Université soit un centre de recherche d’un des pays partenaires de FLARE.

Une partie du cursus - de 6 (mini) à 12 mois (maxi)- devra nécessairement être accomplie dans un ou deux centres de recherche situés dans un autre pays mais faisant partie de l’UE (EU 25 et associés).

2. Qui est à son initiative ?
Le programme FLARE a été défini et engagé en 1984 dans le cadre du projet ERA-AGE, financé par la Commission européenne pour promouvoir le développement d'une stratégie communautaire pour la recherche sur le vieillissement afin de :
- Faciliter la coordination entre les programmes de recherche en cours et la diffusion des savoirs.
- Promouvoir des recherches interdisciplinaires entre les pays.
- Partager les bonnes pratiques dans la coordination et la gestion des programmes de recherche dans le domaine du vieillissement.
- Favoriser la définition - au niveau européen - de priorités pour la recherche dans le domaine du vieillissement et veiller à leur prise en compte par les procédures de financement nationales et/ou régionales.
- Contribuer à casser les barrières entre les programmes de recherche, les politiques et les pratiques sociales de telle sorte que la société puisse bénéficier rapidement des résultats de ces travaux.
Le projet ERA-AGE compte douze pays partenaires qui représentent des institutions publiques ou des organismes qui financent et coordonnent des programmes nationaux de recherche : Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni, Roumanie, Suède.


3. Pourquoi a-t-il été lancé ?

Pour comprendre et traiter les phénomènes d’allongement de la durée de vie et du vieillissement qui en résultera, les compétences de plusieurs champs scientifiques devront être mobilisées.

Le consortium ERA-AGE a considéré que la formation multidisciplinaire de jeunes chercheurs sur une base internationale constituait un objectif prioritaire de manière à former des experts dotés de larges compétences.

Huit pays - Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Luxembourg, Roumanie, Royaume Uni, Suède – ont donc décidé de lancer FLARE, avec pour objectifs de :

- Stimuler en Europe les coopérations interdisciplinaires dans le domaine des recherches sur le vieillissement de manière à contribuer à la construction d’un espace de recherche européen.

- Offrir aux jeunes chercheurs des opportunités de développer leur carrière tout en acquérant des compétences pluri ou interdisciplinaires

- Combler les lacunes de la recherche sur le vieillissement européenne en renforçant des équipes inter ou multidisciplinaires et en mettant en relation des chercheurs post doc. avec les équipes scientifiques et les centres de recherche leaders

- Renforcer la communication, la coopération et la mise en réseau de ce domaine de recherche.

4. Les thèmes retenus proposés par les partenaires français de FLARE

La CNAV et la CNSA ont décidé le financement de trois allocations.

Les thèmes de recherche devront porter soit sur les déterminants de l’âge de prise de retraite (une allocation) soit sur la dépendance et la perte d’autonomie (deux allocations).

5. Les critères d’éligibilité des candidats et des projets

- Les candidats doivent être de jeunes chercheurs post-doc travaillant, depuis moins de six ans, dans le domaine du vieillissement ou dans le domaine au sens large de la retraite et des trajectoires de fin d’activité, selon l’appel d’offre.
- Les projets doivent concerner la recherche sur le vieillissement et doivent correspondre à une approche multi ou interdisciplinaire.
- Quelle que soit leur nationalité, les chercheurs devront conduire la majeure partie de leurs travaux dans un pays participant au programme.
- Les projets devront être rédigés en anglais.
- Ils devront être réalisés entre le 1/01/2008 et le 31/12/2010.
- Au cours de ces trois années, le projet doit comporter une période de mobilité de 6 à 12 mois dans une institution d’accueil travaillant sur un domaine de recherche différent (ou une discipline différente) dans un pays différent.
- Les dossiers de candidature devront comporter le nom des institutions de recherche qui l’accueilleront et dont l’une d’entre elle au moins devra être une institution de recherche européenne travaillant dans le domaine du vieillissement (Europe des 25 plus pays associés).
- L’institution d’accueil proposée devra être agréée comme éligible par l’organisme finançant le programme.
- Les candidats doivent présenter leur projet (objectifs de recherche, méthodologie, activités …) dans le cadre des formulaires du programme FLARE (cf. annexes).
- L’Institution d’accueil devra manifester par écrit le soutien qu’il apporte au projet.

- Les établissements d’accueil (national et à l’étranger) devront s’engager à procurer les moyens nécessaires (locaux, équipement, frais de fonctionnement).
- Le sujet de recherche du jeune chercheur devra être cohérent avec les caractéristiques de l’établissement et l’Institution devra prouver qu’il a la volonté et les moyens d’intégrer le candidat dans une équipe de recherche multidisciplinaire travaillant dans le domaine du vieillissement.
Une liste - non-exclusive - des instituts ou organismes de recherche travaillant sur le vieillissement peut être consultée sur le site Internet d’ERA-AGE : www.shef.ac.uk/era-age

6. Critères de sélection des projets.

- Qualité scientifique et intérêt méthodologique du projet et du programme de recherche dans lequel il s’insère.
- Intérêt et originalité du projet et du programme de recherche au regard de l’existant.
- L’excellence scientifique du candidat (travaux antérieurs et distinctions obtenues, publications dans revues scientifiques, …
- Notoriété nationale et internationale des institutions d’accueil.
- Qualité de l’intégration du projet dans le programme de travail des organismes d’accueil.
- Degré d’interdisciplinarité ou de multidisciplinarité du projet.

7. Les dossiers de candidature

Chaque candidat ne peut soumettre qu’un seul dossier.

Les dossiers doivent utiliser les formulaires disponibles (en annexes) :

• Form Main Part : cette fiche doit comporter la description du projet
• Une annexe 1 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur d’accueillir et soutenir le porteur du projet et énonce les conditions de cette intégration au sein de l’établissement.
• Une annexe 2 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’autre institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur de recevoir le candidat pour une période de 6 à 12 mois et précise ses conditions de travail.
• Deux lettres (maxi) à de recommandation

Les dossiers doivent comporter une version papier (sans reliure) et une autre électronique.
Le descriptif du projet ne devra pas excéder 15 pages. Vingt copies (format A4), imprimés recto-verso devront être fournies en même temps qu’une version électronique (version PDF - éventuellement RTF - sur CD-ROM).

Afin de faciliter le traitement des dossiers, les éléments du dossier doivent pouvoir être lus, copiés et reproduits sans obstacle.

Les candidats doivent fournir séparément une copie de leur thèse et un CV.

8. Procédure de sélection

L’appel d’offre est ouvert simultanément dans tous les pays partenaires. Les règles générales et le cadre d’ensemble définis dans ce document sont identiques dans tous les pays participants.

8.1. La CNAV collectera les candidatures correspondant aux thèmes de recherches définis ci-dessus (âge de la retraite et dépendance) et, après un premier examen concernant leur éligibilité, transmettra les dossiers au comité de gestion d’administration du programme.
Les candidats recevront un accusé de réception de leur dossier dans délai de trois jours ouvrables après la transmission de leur dossier.

8.2. Traitement des dossiers

- Dans une première étape, l’éligibilité des dossiers sera vérifiée par le comité de gestion du programme FLARE.
- Les candidatures seront ensuite évaluées par un jury international composé d’experts représentant les différentes disciplines qui contribuent aux recherches sur le vieillissement. Le jury appréciera tous les dossiers qui lui auront été transmis. Il explicitera son appréciation pour chaque proposition sur la base de ses discussions et des évaluations préliminaires.
Des représentants des organisations finançant le programme aideront le jury dans son travail, pourront participer à ses réunions et l’assister dans la préparation de ses appréciations finales.
- Tous les candidats recevront un retour écrit à leur projet.
- Les résultats de l’évaluation ainsi que les commentaires relatifs à chacun des projets seront ensuite transmis au partenaire financeur du programme du pays où est localisée l’institution d’accueil du projet. C’est lui qui, en dernière instance prendra la décision de financement au cours de l’automne 2007.

9. Confirmation de l’attribution des allocations

Chaque candidat sera informé des résultats de la sélection durant l’automne 2007, après la réunion du jury et la décision finale des institutions qui financent le programme.

10. Envoi des candidatures

Les dossiers de candidature sur les deux thèmes proposés par la France doivent être adressés - avant le 30 avril 2007 - à l’attention de
Madame Isabelle Loscos
CNAV - Direction des Recherches sur le Vieillissement
49, rue Mirabeau,
F-75016 Paris

Vous pourrez obtenir des informations complémentaires auprès de Michel Tuchman au
01 53 92 50 29 ou 01 53 92 50 20 (michel.tuchman@cnav.fr).

Calendrier


- 30 avril 2007 : Date limite de dépôts des dossiers.

- Automne 2007 : Réunion du comité de sélection (Berlin).

- 01/01/2008 : Démarrage effectif du programme.

- Eté 2008 : Ouverture de l’Université d’été à Stockholm.

- Octobre 2010 : Conférence conclusive avec présentation des projets et de leurs résultats et évaluation par des experts externes au projet.

- 31/12/2010 : Fin du Programme

La population mondiale continue de vieillir, affirme un rapport de l'ONU
Document sans titre « La population mondiale continue de vieillir et dépassera les 9 milliards d'habitants d'ici à 2050 », confirme un rapport de l'ONU intitulé « Révision 2006 » publié aujourd'hui, qui prévoit une période de transition dans la structure de la population de la planète.

Selon le rapport, « la population mondiale s'accroîtra de 2,5 milliards de dollars sur les 43 prochaines années, passant de 6,7 milliards à l'heure actuelle à 9,2 milliards en 2050. Cet accroissement équivaut à la population totale de la planète en 1950 et il sera absorbé principalement par les régions les moins développées ».

La population de ces régions passera de 5,4 milliards de dollars en 2007 à 7,9 milliards en 2050 alors que les régions développées resteront stabilisées autour de 1,2 milliards. Elles subiraient normalement un déclin si l'on ne prenait pas en compte la migration des pays en développement vers les pays développés, qui devrait s'élever à 2,3 millions de personnes par an.

Par ailleurs, note le rapport, le déclin de la fertilité et la longévité croissante conduiront à un vieillissement rapide de la population d'un nombre de plus en plus grand de pays, notamment dans la tranche des plus de 60 ans.

Dans les pays développés, le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait presque doubler, de 245 millions en 2005 à 406 millions en 2050, et celui des moins de 60 devrait se réduire (de 971 millions en 2005 à 839 millions en 2050).

Ces chiffres reposent sur l'assomption que les taux de fertilité continueront à décliner dans les pays en développement, affirme le rapport.

Dans les pays les moins développés, le rapport prévoit que la fertilité devrait descendre de 2,75 enfants par femme de 2005-2010 à 2,05 en 2045-2050.

Dans le groupe des pays les moins développés, cette réduction sera encore plus abrupte, de 4,63 enfants à 2,50 enfants.

« Pour y parvenir, il est essentiel que l'accès à la planification familiale s'accroisse dans les pays les plus pauvres », affirme le rapport de l'ONU, qui souligne que si la fertilité se maintenait aux taux actuel, la population de ces régions s'élèverait non pas à 7,9 milliards mais à 10,6 milliards.

Les projections reposent aussi sur l'extension du nombre de personnes atteintes du VIH/SIDA qui bénéficieront d'un traitement anti-rétroviral.

On estime qu'une personne atteinte du virus vit en moyenne 10 ans sans traitement contre 17,5 avec un traitement.

Le rapport considère que 62 pays dans le monde sont « très affectés par le VIH/SIDA » en tant qu'épidémie, dont 40 en Afrique. Il prévoit que 31 des pays les plus affectés seront capables de fournir, d'ici à 2015, un traitement à plus de 70% des personnes affectées par la maladie.

Ces estimations relatives au VIH/SIDA constituent un changement par rapport au dernier rapport de 2004, a expliqué aujourd'hui Hania Zlotnik, directrice de la division de la population au département des affaires économiques et sociales de l'ONU (DESA), lors d'une conférence de presse (vidéo) à New York.

Tous ces chiffres révèlent une transition dans la structure de la population de la planète, a dit Hania Zlotnik. La révolution des antibiotiques, la réduction des maladies infectieuses et la réduction de la mortalité infantile ont conduit à un rajeunissement de la population, une base élargie sur la pyramide de la population. La majorité des pays africains en sont à ce stade.

Puis, la population commence à vieillir et la base se rétrécit. C'est une phase relativement bénéfique, parce qu'il y a plus de travailleurs que d'enfants. C'est la phase dans laquelle une grande partie des pays d'Asie et d'Amérique latine sont à présent, et dans laquelle ils resteront pendant deux décennies, a ajouté Hania Zlotnik.

Mais ensuite on atteint une pyramide inversée, avec une majorité de personnes âgées. C'est le stade qui décrit la situation en Europe et en Amérique du Nord.

« Tout cela n'est pas nouveau mais nous avons confirmation des tendances », a indiqué la directrice du département de la population.

Il faut souligner néanmoins que le vieillissement de la population est le résultat d'un succès, le succès de l'humanité dans son projet de contrôler le nombre d'êtres humains. Il faut maintenant que des changements de société puissent permettre aux populations de bénéficier pleinement d'une vie plus longue et de vivre mieux.

Interrogée sur les projections dans le monde arabe, Hania Zlotnik a souligné la diversité de ce groupe, entre le Yémen ou la moyenne est de 7 à 8 enfants par femmes, et la Tunisie qui a réduit très rapidement son taux de fertilité, parmi les plus bas du monde. Il faut aussi souligner que le VIH/SIDA n'est pas prévalent dans ce groupe, a-t-elle souligné.

En réponse à une question, la directrice de la division de la population a souligné que l'étude ne prenait pas en compte les changements liés aux changements climatiques.

« Une grande proportion de la population climatique vit dans régions côtières proches du niveau de la mer. Si le niveau de la mer montait demain de quelques mètres, il y aurait de nombreux morts, mais même si cela arrivait il resterait des milliards de personnes », a-t-elle ajouté.

« La population s'accroit malgré les fléaux tels que le sida. C'est la réduction du taux de fertilité qui fait baisser la population », a-t-elle expliqué.

http://www.un.org

 

Singapour : Rapide profil des seniors actifs
Document sans titre

La participation et le taux d'emploi des hommes de plus de 60 ans à Singapour ont maintenant atteint un taux record. Tandis que le taux des femmes seniors actives augmente également, leur participation et taux d'emploi sont toujours relativement inférieurs à celui d’autres pays développés. Ces chiffres sont les résultats publiés par le ministère du travail et du département des statistiques, rapport intitulé «profil statistique des actifs plus âgés ».


Encouragés par la croissance des offres d'emploi au cours des deux dernières années, une proportion élevée de la population âgée de plus de 55 ans compte parmi la population active. Le taux de participation de main-d'oeuvre pour les hommes et les femmes était beaucoup plus élevé en 2006 qu'il y a 10 ans. Ceci a été accentué également par la prolongation de l'âge de retraite à 62 ans en 1999. Spécifiquement, le taux de participation parmi les hommes âgés entre 60 ans et 64 ans a augmenté de 49% en 1996 à 63% de 2006. Parmi les femmes dans la même catégorie d'âge, le taux a augmenté de 15% à 26%.


le taux de participation de hommes âgés entre 60 et 64 ans à Singapour était de 63% en 2006 (53% en 2005) est plus élevé qu'à Hong Kong (45%), Taiwan (47%), en Allemagne (41%), Pays Bas (31%), en France (19%), au Royaume-Uni (56%) et aux Etats-Unis (59%). Il est battu seulement par le Japon, la Corée du Sud et la Suède où environ 7 hommes sur 10 appartenant au même groupe étaient économiquement en activité. De plus, la proportion des hommes âgés entre 55 et 59 ans à Singapour est plus élevée que dans beaucoup de pays, excepté le Japon et la Suède.


En revanche, en dépit de l'amélioration du taux de participation active des femmes plus âgées à Singapour, leurs taux ne sont toujours pas comparables à plusieurs des pays développés comprenant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, la Corée du Sud et le Japon.


Les personnes de plus de 50 ans représentent près d'un quart (24%) de la population active en 2006. La majorité (68%) des ouvriers plus âgés ont été employés dans les emplois manuels.


Plus de trois employés seniors sur quatre (77%) sont actifs dans le secteur de services en 2006, avec une proportion plus haute de femmes seniors (84%) comparées aux hommes (74%). Les services administratifs (42%) et les hôtels et les restaurants (38%) ont eu le taux le plus élevé de salariés seniors en 2006 où environ 4 employés sur 10 avaient 50 ou plus. À l'autre extrémité, le taux de seniors était la plus limitée dans les secteurs de l'information et des communications (8.3%), les services professionnels et les services financiers (les deux 14%).

vieillissement de la population : quel impact en clair?
Document sans titre

Le départ à la retraite, puis la mort des baby-boomers nés après guerre va peser dans les 50 prochaines années sur l'emploi, les besoins liés à la dépendance, les activités autour de la mort, mais de façon différente selon les pays de l'UE, indique une étude de l'Ined ( Institut national des études démographiques) publiée mardi 20 février.


Si le phénomène du baby-boom en Europe, après guerre et jusqu'au début des années 70, n'a pas été la première vague de forte natalité dans l'histoire de la démographie, "aucune n'a eu sa durée ni son ampleur", ni "n'a marqué l'histoire sociale et économique d'un si vaste ensemble humain", souligne Alain Monnier, chercheur à l'Ined.


Mais tous les pays concernés, situés surtout dans le quart Nord-Ouest du continent, ne vont pas vivre de la même façon la fin des baby-boomers.En 2005, il y avait encore dans trois pays (France, Royaume-Uni, Espagne) plus de jeunes entrant dans la vie active que de départs en retraite. Vers 2010, l'Union européenne sera en équilibre de ce point de vue, puis chaque pays va évoluer différemment mais tous seront en déséquilibre en 2030.


La France frôlera cependant l'équilibre, grâce à une fécondité depuis les années 80 relativement élevée, le Royaume-Uni suivra, mais en Allemagne et en Italie, où le baby-boom fut modeste et la fécondité très basse dans les dernières décennies du 20ème siècle, le rapport entre les 20-24 ans et les 60-64 ans sera le plus faible des pays concernés.


La retraite des baby-boomers "peut créer les conditions d'une réduction du chômage mais ne la garantit pas", souligne l'Ined, notamment parce qu'il n'y a pas forcément adéquation entre les emplois laissés vacants et les demandes d'emploi. Le déséquilibre entre pays voisins peut créer des opportunités d'emploi, souligne Alain Monnier, par exemple pour les jeunes Français. Comment accueillir ces nouvelles personnes âgées? Là encore, la situation est très différente, selon les "modèles culturels" mais aussi le manque de structures.


La proportion, parmi les plus de 75 ans, de personnes vivant en institution est la plus forte (au-dessus de 12%) aux Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Belgique et France. Elle est la moins élevée en Pologne (2%), en Espagne et Italie (4%). Entre ces extrêmes, se situent les pays nordiques, l'Autriche, le Royaume-Uni ou le Portugal (entre 6 et 8%). Pour maintenir ce taux d'accueil, la capacité des institutions devrait augmenter de plus de 60%.


A moins que d'autres schémas dominent, comme l'aide au maintien à domicile. Car on vit plus vieux mais aussi en meilleure santé et le nombre d'années vécues sans incapacités tend à augmenter plus vite que l'espérance de vie.Ainsi, si l'entrée en institution se faisait à partir de 80 ans, le nombre de places nécessaires diminuerait de l'ordre de 25% dans l'Europe des 15, plus fortement parmi les nouveaux accédants. Cela correspond d'ailleurs aux souhaits des personnes âgées et à l'orientation des politiques de la vieillesse. Finalement, les baby-boomers vont mourir.


Stable depuis une cinquantaine d'années, le nombre de décès va augmenter dans les pays du baby-boom, de l'ordre de 40% en France ou en Italie par exemple. Les implications socio-économiques seront importantes, souligne l'Ined, concernant le système de santé lié à la fin de vie et le secteur d'activités autour de la mort, dont le chiffre d'affaires est actuellement en France de 1,5 milliard d'euros.

Source : www.agevillage.com


Un institut sur le vieillissement aux États-Unis
Document sans titre

L'institut sera consacré au bien-être du vieillissement, en particulier de ceux avec de bas revenus et des communautés multi-ethniques, a dit l'USC.


« Les groupes de minorités ethniques représentent un segment de croissance rapide de la population vieillissante des États-Unis et il y a un besoin croissant de recherche, qui augmente pour satisfaire les besoins particuliers de ces groupes, » a dit le reponsable C.L. Nikias d'USC. « L'institut pour la gérontologie d'USC Edouard R. Roybal deviendra un model dans ce secteur. »


Les fonctionnaires ont déclaré que l'institut a été baptisé du nom d'Edouard Roybal, un membre du congrès depuis 30 ans, afin de rendre honneur à son travail sur les questions concernant la santé publique, le vieillissement et l’éducation.

Le but principal de l'institut sera d'établir une base de données des recherches qui stimuleront le développement des programmes pour améliorer les services au niveau local et national, selon les fonctionnaires d'USC.

Corée : La société vieillit

Selon un rapport publié récemment par l'institut de développement de la Corée (KDI), si le phénomène persiste, la croissance économique Coréenne pourrait diminuer de 2 % d’ici 2020 et de 0.74 %, en 2040. Le rapport montre quels impacts redoutables une société vieillissante peut apporter sur un pays.


Le rapport a indiqué le ratio de la population des plus de 65 ans à la population totale, qui représentait 9.1 % en 2005, atteindra 38.2 % en 2050. D'une part, le rapport de la population active des 15-64 ans qui était de 71.7 % chutera à 53 % en 2050 ! Les taux de natalité en chute et une l’espérance de vie accrue sont responsables de cette situation indésirable.


Les changements terrifiants qu'une société de vieillissement pourrait apporter à notre environnement socio-économique est au delà des calculs. La première chose qui doit être préparée est un soutien aux personnes âgées de plus en plus nombreuses. Dans une société vieillissante, la priorité n°1 du gouvernement est de maintenir la population active à un niveau suffisant pour financer les retraites. La priorité suivante est de concevoir un système efficace d'assistance sociale pour s’adapter au nombre de plus en plus important des personnes âgées.


Il est temps de prêter une attention spéciale au manque de population active. En réalité, aucun pays n'a encore trouvé une réponse à cette question. Cependant, nous pouvons prendre une leçon du Japon, qui a une plus grande population des personnes âgées. Le gouvernement japonais a mis à jour l'année dernière la loi sur les valeurs mobilières d'emploi afin d'exiger des entreprises de prolonger l'âge de la retraite de 60 à 65 ans, d'abroger la retraite elle-même ou de réemployer des ouvriers après la retraite.


Nous n'avons plus de choix mais devrions être inquiets parce que notre gouvernement est toujours loin d'établir à mesures afin de solutionner cette situation. Nous devons également être attentifs aux manières d’utiliser l'expérience des personnes âgées. Nous devons instituer des mesures avant d’atteindre un point de non retour.

Lucidité et prévoyance, la retraite reste un sujet d’inquiétude même chez les gens aisés !
Document sans titre

Ce sondage, lancé en mai 2006, a pour objectif de mesurer le moral économique des personnes disposant de revenus élevés et de traiter à chaque vague d’enquête une problématique spécifique.


Barclays vient de réaliser en janvier dernier sa troisième vague d’étude pour cerner les perceptions des 45-60 ans actifs sur le thème de la préparation financière des retraites.
Plusieurs thématiques ont été analysées:
• Le moral économique des 45-60 ans
• Les prévisions sur le départ en retraite
• Les appréhensions concernant la retraite
• Les conditions nécessaires pour un départ en retraite
• La transmission financière aux enfants


Le moral économique des 45-60 ans
Le regain d’optimisme de septembre 2006 s’essouffle, sur fond de campagne pré électorale. Bien qu’étant dans une phase de consolidation et de progression de leur niveau de vie, les actifs âgés de 45 à 60 ans n’échappent pas au constat d’une stagnation de leur situation financière, lorsqu’ils font un bilan à la fois rétrospectif et prospectif.


Les prévisions sur le départ en retraite

On note une certaine lucidité dans la prévision du départ à la retraite ; Dans une situation idéale, pour la majorité relative (41%) le taux plein demeure la référence, sans écart entre générations.


Toutefois pour 30% la perspective est retardée le plus possible alors qu’un quart de cette population souhaite partir au plus tôt. C’est sur ces deux éléments de réponse que les écarts de génération se creusent : les plus jeunes (45-52 ans) rêvent d’un départ précoce, les 53- 60 ans espèrent un départ le plus tardif possible.

Dans les faits, les résultats en faveur d’un départ imminent s’amoindrissent au profit de l’obtention
d’un taux plein, la majorité (53%) envisage un départ à taux plein, 27% le plus tard possible et
seulement 14% le plus tôt possible avant même d’avoir atteint le taux plein. Là aussi quand 20% des
45-52 ans imaginent partir le plus tôt possible, seulement 9% des 53-60 ans anticipent la même
situation.


En terme d’age, compte tenu des différentes contraintes qui risquent de peser sur leur décision, l’âge
moyen est de 62,4 ans, 7% déclarent partir avant 60 ans, 46% entre 60 et 62 ans, 34 % entre 63 et 65 ans, 8% après 65
ans et 5% ne se prononcent pas voire ne l’envisagent pas.


Les appréhensions concernant la retraite
La préparation financière de la retraite est un sujet préoccupant pour 65 % des 45-60 ans et 55% de
l’ensemble des forts potentiels économiques.


La moitié de la population interrogée se montre inquiète de la baisse des revenus provoqués par le
départ à la retraite.


Des différences apparaissent, Il y a souvent un clivage entre les hommes et les femmes, la baisse des
revenus inquiète plus les femmes (55%) que les hommes (40%).


La cessation d’activité est un sujet qui préoccupe davantage lorsque le départ en retraite est
imminent, 34% des 53 -60 ans se disent très ou assez préoccupés contre 23% des 45-52 ans.


Les conditions nécessaires pour un départ en retraite

La transmission financière aux enfants:
Parmi les charges qui vont peser sur le niveau de vie au moment de la retraite, la responsabilité et
l’assistance financière aux enfants apparaissent comme ayant un fort impact pour 65% de la
population ; Le financement des dépenses de santé est ensuite cité par 47% des 45-60 ans mais aussi à un
niveau très proche, la baisse de revenus consécutives au décès du conjoint (37%) et les dépenses
de loisirs (35%).


Cependant on note des perceptions différentes entre hommes et femmes concernant les charges
susceptibles d’avoir une répercussion directe sur le niveau de vie, les femmes anticipent avec plus de
craintes la baisse de revenus consécutive au décès du conjoint (48% contre 26% des hommes) et
les hommes, celui du financement des loisirs (39% versus 30 % des femmes).


L’accès à la propriété, reste une condition sine qua non pour le départ à la retraite
La quasi-totalité des 45-60 ans jugent indispensable d’être propriétaire de sa résidence principale au
moment de la retraite 93% dont 65% pensent que c’est une condition vraiment indispensable

.
95% déclarent qu’ils seront propriétaires de leur résidence principale, 84 % qu’ils auront constitué
un capital retraite et 58% qu’ils seront dégagés de toute responsabilité financière auprès des
enfants.


L’assurance vie reste également le produit le plus plébiscité 73% l’ont déjà souscrit suivi de près
par les produits boursiers (63%)
Mais les produits bancaires spécifiques aux retraites demeurent plus en retrait 19% ont souscrit un
PERP, 17% un PERCO et 3% un plan d’épargne retraite complémentaire.

Notes
Interviews réalisées du 18 au 24 janvier 2006 par Ipsos, auprès de 502 personnes constituant un échantillon
représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus, vivant dans les 10% de foyers qui disposent
des revenus les plus élevés.
En vue de la thématique, un sur- échantillon de personnes âgées de 45 à 60 ans, actifs en emploi, a été
constitué afin d’obtenir une population de 311 personnes.
L’étude est disponible sur demande.


Barclays PLC
Barclays est un groupe international de services financiers agissant principalement dans les activités de banque,
banque d’investissement et gestion d’actifs. Barclays a plus de 300 ans d’expérience et est présent dans plus de
60 pays, avec 113 000 collaborateurs et 3 000 agences à travers le monde.
Pour plus d’informations sur Barclays PLC, consultez www.barclays.com

Barclays en France
Présent en France depuis 1917, Barclays dispose aujourd’hui d’un réseau de 53 agences et 200 conseillers
financiers Barclays Finance. Les entités de banque privée et de commercial banking, Barclays Financement
Immobilier, et la société de gestion Barclays Asset Managers complètent le portefeuille des activités d’une
banque multi spécialiste. Barclays gère plus de 12 milliards d’euros d’actifs pour 150 000 clients et développe
une offre complète de produits et services pour la clientèle aisée, fortunée et internationale, mais aussi pour
des investisseurs privés et institutionnels et des PME.


En janvier 2007, Barclays a démontré son engagement dans le développement durable en devenant la
première banque en France à obtenir a certification ISO 14001. La norme ISO 14001 certifie la capacité d’une
entreprise à maîtriser son impact sur l’environnement.

Le Réseau AARP Global inscrit DaneAge Association du Danemark à titre de membre fondateur
Document sans titre

Le Réseau AARP Global a annoncé aujourd'hui que DaneAge Association, située à Copenhague, l'une des plus importantes associations d'adhésion au monde au service des personnes âgées de cinquante ans et plus se joint au Réseau AARP Global à titre de membre fondateur. Créé par l'AARP, située aux Etats-Unis, une organisation au service des personnes âgées de 50 ans et plus, qui est la première entreprise de ce genre, le Réseau AARP Global mobilise le pouvoir collectif des organisations nationales au service de la population d'âge mûr partout dans le monde et soutient leurs efforts en vue d'apporter un changement social positif pour leurs milieux respectifs.


"Le Réseau AARP Global a été créé de sorte qu'un groupe d'organisations nationales animées des mêmes idées puisse se réunir et avoir accès aux ressources et aux outils collectifs offerts par ces organisations membres", de dire Ladan Manteghi, président du Réseau AARP Global. "Notre intention est d'aider à renforcer les organisations existantes et d'en créer de nouvelles, en l'absence de telles organisations. Nous voulons soutenir ces organisations, afin qu'elles puissent influencer de manière plus efficace la politique, la société et le marché dans leur pays respectif."


Fondé dans un esprit de collaboration, le Réseau AARP Global offre des solutions, des ressources et de l'expertise vérifiées dans la pratique et éprouvées aux organisations nationales qui représentent l'intérêt de la population d'âge mûr. Ces avantages comprennent le recrutement de membres ainsi que le maintien et l'engagement de ceux-ci; des techniques et des
stratégies de commercialisation; le développement de produits et de services; l'élaboration du contenu médiatique et le développement informationnel ainsi que la défense des intérêts, parmi d'autres services.


Pourtant, la valeur de l'adhésion au Réseau va bien au-delà des ressources qui sont offertes aux organisations elles-mêmes en créant des avantages directs uniques à l'intention des mandants qu'elles représentent.


Par l'entremise du Réseau AARP Global, chaque membre a accès à une collectivité internationale de personnes d'âge mûr qui bénéficient de plus grands avantages et de privilèges, comme des services particuliers, des rabais
et la capacité de communiquer et de partager directement des expériences avec des pairs, partout dans le monde. La réciprocité des avantages des membres individuels des organisations du Réseau AARP Global commence en janvier 2008.


DaneAge Association est une organisation nationale d'adhésion qui représente la population vieillissante du Danemark. Grâce au travail de représentation et au soutien des membres, DaneAge milite pour les droits des personnes - sans tenir compte de l'âge - à l'autodétermination, à l'inclusion sociale et à une vie active qui a du sens. Fondée en 1986, DaneAge compte près
de 500 000. Aujourd'hui, un Danois sur quatre, âgé de 50 ans et plus, est membre de l'association.


"La première question à laquelle doit répondre une organisation qui met l'accent sur la valeur d'une adhésion est la façon selon laquelle le Réseau AARP Global aura une incidence sur ses membres individuels", affirme le chef de la direction de DaneAge, Bjarne Hastrup. "J'envisage un avenir où la carte de membre du Réseau AARP Global représentera la clé qui ouvrira la porte à des avantages et à des valeurs partout dans le monde, que l'on pense à une réunion des membres à Aarhus, à un rabais dans un hôtel de San Francisco ou à un forfait spécial de location de voiture à Rome. Ainsi, nous créerons des liens entre les membres partout dans le monde."


L'AARP, fondateur du Réseau AARP Global, a été au premier plan en ce qui a trait à l'élaboration d'initiatives internationales axées sur les problèmes du vieillissement depuis des décennies. Aujourd'hui, le Réseau AARP Global s'appuie sur l'héritage et sur la force de l'AARP qui compte 38 millions de membres.


"Depuis près de 50 ans, l'AARP s'enorgueillit d'être une voix pour la population américaine de personnes âgées", déclare le directeur exécutif et chef de la direction de l'AARP, William D. Novelli. "Pourtant, il est devenu de plus en plus clair pour nous que notre travail, qui consiste à améliorer la qualité de vie des personnes âgées de 50 ans et plus, ne s'arrête pas et ne peut pas s'arrêter à nos frontières nationales. A titre de fondateur et de membre fondateur du Réseau AARP Global, l'AARP et DaneAge, deux des organisations les plus importantes du monde au service de la population d'âge mûr, prendront les devants en créant un nouveau cadre de collaboration internationale. Par le truchement du Réseau AARP Global, nos organisations offriront une meilleure valeur à nos membres, de sorte que ceux-ci, de même que leurs pairs aux quatre coins du monde, auront plus de choix, atteindront leurs objectifs, réaliseront leurs rêves et tireront le meilleur parti de leur vie après 50 ans."


Le Réseau AARP Global continuera d'accroître les occasions qui apportent de la valeur aux marchés des populations d'âge mûr en ajoutant d'autres membres et d'autres commanditaires de partout dans le monde. Actuellement, le Réseau s'intéresse aux organisations qui ont une infrastructure existante amorcée en vue de répondre aux besoins de la population vieillissante dans
leurs marchés respectifs, et plus particulièrement des organisations en Australie, au Canada, en Allemagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Japon, au Mexique et dans les Pays-Bas.

Au sujet de DaneAge Association

DaneAge Association est une organisation nationale d'adhésion, qui a été fondée en 1986. L'association compte maintenant près de 500 000 membres (sur une population de cinq millions d'habitants au Danemark) et sa structure comprend 16 comités régionaux et 211 comités locaux. L'un des principaux objectifs de l'association consiste à agir pour le compte des personnes âgées auprès du gouvernement central et du gouvernement local, ainsi qu'auprès d'autres décideurs qui influencent la qualité de vie des personnes âgées. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, visitez le site Web de l'association à l'adresse suivante : http://www.daneage.org/.

Au sujet de l'AARP

L'AARP est une organisation indépendante d'adhésion à but non lucratif qui aide les personnes âgées de 50 ans et plus à acquérir une indépendance, un choix de vie et une autonomie de manière bénéfique et abordable pour elles-mêmes et pour la société. L'AARP publie le magazine bimensuel de l'AARP, le bulletin de l'AARP, le magazine bimensuel Segunda Juventud de l'AARP, en espagnol et en anglais, le bulletin trimestriel NRTA Live & Learn, à l'intention des éducateurs âgés de 50 ans et plus et dispose d'un site Web, www.aarp.org. L'AARP Foundation est une oeuvre de bienfaisance affiliée qui procure une sécurité, une protection et de l'autonomie aux personnes âgées qui sont dans le besoin, grâce au soutien de milliers de bénévoles, de donateurs et de commanditaires. Nous possédons des bureaux et du personnel dans chacun des cinquante Etats américains, dans le District de Columbia, à Puerto Rico et dans les Iles Vierges.

Au sujet du Réseau AARP Global

Le Réseau AARP Global est le Réseau international prééminent d'organisations qui répond aux besoins de la population d'âge mûr dans les pays partout dans le monde. Grâce à ses organisations membres, le Réseau AARP Global offre des services d'expertise et de consultation, un soutien d'infrastructure, un contenu souscrit aux fins de publication, des avantages par affiliation réciproque pour les consommateurs, et mise sur les relations avec les fournisseurs de produits et de services transfrontaliers. Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le Réseau AARP Global, visitez son site Web à l'adresse suivante : www.aarpglobalnetwork.org.

La nouvelle doyenne de l'humanité est japonaise
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Mme Minagawa, japonaise, âgée de 114 ans, a été officiellement informée par un comité international sur les "supercentenaires", basé aux Etats-Unis, qu'elle était la plus vieille dame du monde après le décès, dimanche, d'Emma Faust Tillman, une Américaine de 114 ans descendante d'esclaves.

Minagawa-san est née le 4 janvier 1893, sous l'ère Meiji, à l'époque où le Japon sortait de l'ère féodale pour s'ouvrir au monde et à la modernité.

Veuve depuis longtemps, elle vit à la montagne, dans une maison de retraite de Fukuchi, petite ville de la préfecture de Fukuoka (sud du Japon) après avoir élevé ses cinq enfants en vendant des fleurs et des légumes dans une petite ville minière.

Si elle a besoin d'un fauteuil roulant pour se déplacer, mais qu'elle manoeuvre elle-même, elle est en bonne santé, s'exprime distinctement et fait trois repas par jour, selon le personnel de la maison de retraite. Elle dort surtout beaucoup.

Quand elle a appris la nouvelle, elle a joint les mains et déclaré : "merci, merci" au personnel.

Le jour de son anniversaire, au début du mois, elle avait eu droit à un gâteau et avait soufflé les bougies.Son pêché mignon reste le "manju", sorte de bouchée sucrée à la pate de haricot rouge. "Mme Minagawa aime les sucreries, spécialement le manju. Quand on lui demande quel est le secret de sa longévité, elle répond: bien manger et bien dormir. En fait, le sommeil elle passe beaucoup de son temps à dormir", ajoute M. Mori.

Mme Minagawa aime aussi la musique. Elle jouait autrefois du shamisen, un instrument à cordes traditionnel, et continue de se trémousser au son de la musique avec ses compagnons de la maison de retraite.Les centenaires sont toujours plus nombreux au Japon, détenteur de la palme de la longévité mondiale, où l'on en compte désormais près de 30.000.C'est dans le sud du Japon, à Okinawa, notamment, que l'on trouve le plus grand nombre de centenaires.

Les femmes constituent l'écrasante majorité des centenaires (85,4%, soit six fois plus que les hommes), ajoute le ministère dans son étude annuelle publiée vendredi. Réputé pour sa cuisine diététique et la qualité de sa prise en charge médicale, le Japon voit l'augmentation régulière de sa population centenaire, qui ne comptait que 153 individus en 1963.

Mais cette situation démographique pose de sérieux problèmes dans un Archipel qui détient également un des taux de natalité les plus faibles au monde, et dont le système de retraites public est mis à mal.Mme Minagawa a encore une fille en vie, sept petits-enfants, douze arrière petits-enfants et deux arrière arrière petits-enfants, selon l'agence Kyodo.Le record de longévité humaine reste détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans.

source : www.agevillage.com

 

Les femmes de plus de 30 ans ont atteint un taux de naissance record depuis 40 ans
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